Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 16:47
- Par AlbumRJ - Publié dans : la piste de l'Ourcq

Rando VTT dans la Vallée Borgne. A la conquête du mont Aigoual.

 

03 de tourgueille ves EspinasCe mardi il neige. Ce n’est pas rare qu’il neige un 9 février. La neige quand tu es au chaud t’ouvre un espace d’évocation. Tu regardes de la fenêtre de ton HLM les toits des immeubles plus bas. Elle tient ici, sur les tuiles rouges des toits neufs, elle fond là sur les zincs ternis par leur longue exposition aux embarras du ciel.   En face la grande tour n’est plus nette, le trou noir des vitres sombres s’éclaire des milles flocons qui nous séparent. Tu ne vois plus en ligne droite, ton regard furette entre les taches blanches pour reconstituer les lignes. Il te reste moins de huit cent mètres devant toi, la neige borne  ton champ de vision, autour de toi, tout se rapproche car l’espace se rétrécit.

Tu n’as pas de grands souvenirs de neige, une fois une marche en raquettes, une fois un peu de luge. Tes engelures quand tu fais des boules de neige. Les gants en laine tricotées détrempés t’ont brutalement gâché ton plaisir du jeu. Tu ne sais pas glisser, juste courir ou pédaler.

La neige va maintenir ton VTT à la cave. Si longtemps que vous ne vous êtes pas engueulés tous les deux ! Cet hiver t’a plus contraint que tu t’y attendais.

 

Début juillet, t’étais dans le Gard, dans cette merveilleuse vallée Borgne. C’est la visite de la maison de l’eau, en descendant le Borgne du Pas vers les Plantiers  qui te donne l’origine occitane du nom, « vallée Borgne », du fait des sources nombreuses qui courraient sous les schistes. T’imaginais une sombre histoire de cyclope….

Le pays se mérite. Les vallées sont bien creusées entre des collines austères.  Le paysage s’ouvre et devient plus rieur vers St Jean du Gard ou Anduze. Tu sais que de  st André de Valborgne le vieux VTTiste ne peut s’échapper qu’en passant deux ou trois cols entre 700 et 1100 mètres.06 chardon - le pendule du mont Aigoual

T’avais décidé de monter au Mont Aigoual. Ton choix c’était par le GR66 à partir du gite d’Air de Cote. Même si les randonneurs à pied t’avaient plutôt dissuadé d’essayer. La journée est super belle. Tu remontes le Col de l’Espinas par Tourgueille jusqu’au gîte d’Air de Cote. Tu repères le chemin du GR 66.  Tu as choisi d’aller au Col de l’Estrade.  Les panneaux ne sont pas clairs.  Au bout d’une heure d’une pente où tu t’épuises t’abandonnes. T’aurais souhaité croiser quelqu’un, mais personne. Les piles du GPS avaient  rendu l’âme, et tu avais du mal à estimer ce qu'il te restait à faire. Tu reconnais le coin de pique nique au bord du Tarnon et tu te lâches le long de  son lit dans la lumière du sous-bois. Tu te redresses t’abandonnes à la pente. Ton guidon est léger et ta seule inclinaison suffit à suivre les courbes  du chemin. Tu balances, tu ondules d’un virage à l’autre comme un pendule attaché au ciel . La gravité n’existe plus : un fil invisible te suspend au-dessus de la route, tu oscilles,   tu glisses sur l’onde de la vague agitée des méandres. Vers Gaseiral la pente s’inverse doucement. Tu reprends conscience de ton corps, de ton poids. Le col de Salides est devant toi, il rappelle ton cœur à la vie, relance le tourniquet des mollets. Il a dénoué ton rêve de pendule; tu retrouves la matérialité de la pente. T’es pas inquiet, t’étais monté hier. Avant de basculer, un dernier regard sur le paysage, sur le mont Aigoual qui t’a snobé. Tu te recentres sur la descente, tu renoues ton lien imaginaire au soleil, le testes, te suspends, relances ton oscillation pendulaire,  balancé au gré des pentes et dévers.

T’es le pendule du Mont Aigoual.

 

Précédant : la Vallée Borgne

 

Dans l’album « Pendule Mont Aigoual », j’ai ajouté aux photos prises pendant la rando VTT, d’autres images du même séjour, un autre passage.

 

Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 18:41
- Par AlbumRJ - Publié dans : La route de Moffans

Evocation des années 62-65 à et les années TNP à Chaillot.

tnp 6T’allais au Lycée à Puteaux. Ces années 62-65 seront décisives pour toi, elles te façonnent, et globalement tu es resté fidèle à ces premières émotions, qui fabriquent tes convictions. Peut être t’auront-elles figé un peu ? 1962 c’est la fin de la guerre d’Algérie. Pour toi, c’est pas rien. D’abord autour de toi la hantise de la guerre allait doucement s'atténuer. Elle était toujours présente. Un oncle était « resté » en Indochine, et notre maman avec ces cinq garçons  redoutait le moment où l’un après l’autre ils seraient enrégimentés… Il n’y a jamais eu d’impôt plus inégalitaire et injuste que la conscription.tnp 2

T’allais au lycée à vélo le plus souvent, tu t'es fait contrôler deux trois fois. C’est vrai que tu prenais un souterrain, interdit aux cyclistes ! A la sortie du souterrain avant Neuilly, deux voitures, une dizaine de flics avec les mitraillettes. Toujours gaulé ! Les papiers ! Le PV,  arrivée au bahut en retard. La guerre et les attentats généraient ces barrages vers 7 h du matin. A défaut de terroriser les terroristes, rien de tel que d’effrayer un gamin de 16 ans…

C’est en 62, qu’au Lycée, une sorte de coopérative organise la promotion des spectacles du TNP qui était alors à Chaillot. On s’y retrouvait le samedi après midi, une bonne trentaine,  avec des profs et leurs familles. Quand t'y pénètres pour la première fois, t’es déjà perdu tnp 5à descendre les immenses escaliers de marbre. Tu étais allé écouter des concerts ou des opérettes au Chatelet, mais rien de comparable. Des hôtesses en tenue sombre, t’évitent de te perdre entre les portes et couloirs. T’as cinq francs pour t’acheter un programme, le texte de la pièce.

 Quand tu entres dans la salle, t’es abasourdi, c’est immense. Grandes allées en velours rouge sombre, tu repères un ou deux potes tu trouves ta place. Deux mille ou trois mille ? Je ne sais plus. Immense.

« Arturo Ui » de Brecht.

Faut se rappeler la télé de ces années là. C’était la fin de "36 chandelles", il y avait  déjà Bourel et "les cinq dernières minutes", et de temps en temps une grande dramatique. La deuxième chaine arrivera  lentement en 63.  Les années 62-65 où tu vas « religieusement au TNP » sont aussi celle de la découverte de l’espace ( J Glenn en 62, Armstrong sur la lune en 65). Mais aussi de l’indépendance de l’Algérie : Ben Bella premier président sera renversé par Boumediene. De l’espoir assassiné avec Kennedy, au premier roman sur le goulag par Soljenitsyne . Parmi les événements qui vont te construire plus que d’autres, il y a la naissance de la CFDT. La première élection présidentielle où tu découvres Mitterrand, et le début d’un long chemin qui jalonnera ta vie. Après mai 68, la CFDT  aura comme principe « l’autogestion ». Tu vas y courir…

En regardant mes vieux programmes du TNP, je pense que c’est vers 63 que Georges Wilson va remplacer Jean Vilar. tnp 3

« Arturo Ui », c’est le choc ! Tu n’en retrouveras un aussi fort qu’avec « l‘Aveu ».  J. Vilar est Arturo Ui et G. Wilson, le chancelier Hindsborough.  Du haut de la salle tu contemples un immense espace presque vide coupé de rideaux noirs, un décor rudimentaire de caisses, tables de bistrot et chaises rustiques. Combien d’acteurs ? Ça crie, ça coure, ça fusille, et le discours final. T’es jeune, mais comme déjà expliqué, la guerre c’est l’angoisse du lendemain. Avec les « évènements de 61-62 » dans la cour du lycée tu découvres le racisme ordinaire qui commence par « s’il n’y avait pas eu  la colonisation ! »  Se poursuit par « t’es d’accord avec  les attentats ? » Et dégénère parfois en « bousculades » haineuses entre  "copains" de classe. Avec J Vilar, t’as du voir deux trois pièces, comme « La guerre de Troie n’aura pas lieu » ou « Maitre Puntila et son valet Matti ».

tnp 4De 63 à 65, c’est Georges Wilson que tu découvres alors. Un de ses premiers choix est Luther de John Osborne. Sur scène il y a Pierre Vaneck époustouflant.  Remets-toi dans le contexte sur l’intolérance, les dogmes. En 62 l’église romaine ouvre le concile Vatican II pour une réforme en douceur des rites et pratiques. Elle aboutira en 65. Qu’en reste-il aujourd’hui ? Rien ! Mais la télé de l’époque nous en fourre tous les dimanches. Il y avait « le jour du Seigneur » et aucune place pour la laïcité. Tout était verrouillé. Demande qui parlait du « Planning familial »,  de contraception ? L’avortement était criminel ! L’histoire des religions est jalonnée de massacres. Mais comme c’est pour sa foi …

 tnp 1

Donc, ces quatre années m’ont fait sortir de l’adolescence, ont commencé à déterminer mes références politiques, et le théâtre m’a chauffé l’âme. C’est lentement que les choses te reviennent. Tu n’es jamais allé à Avignon, mais les photos de ton programme sur « la guerre de Troie n’aura pas lieu » illustrent Jean Louis Trintignant en Pâris. Dans les Rustres de Goldoni tu retrouves Gallabru et Darras.

La disparition de G. Wilson et P. Vaneck  te replonge dans tes racines. Tu revisites ces années au travers tes vieux programmes du TNP. Tu recherches dans tes émotions les évènements qui t’ont marqué.

Tu sais aussi que j’aime le vélo. J’ai toujours voulu être « fort » comme Anquetil. Mais mon tonic à moi, c’était plutôt la bière…

 

Je te mets en photo des extraits de mes vieux programmes. Les photos noir-et blanc étaient toujours très contrastées. Pas toujours signées. Là je crois qu’elles sont de Pic. Parfois les photos manquaient, il y avait un coupon détachable pour venir l’échanger quand elles seraient disponibles. T’as souvent oublié…

J’ai gardé aussi une coupure du monde de la critique de B. Poirot-Delpêche.

Ah ! Le parfum des fleurs fanées…

 

 

 

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 17:46
- Par AlbumRJ - Publié dans : alblogrj

Les vieux cyclos du retromobile.

Du passé ne faisons pas table rase!

 

cyclo 1904 valentigney Le téléphone.

-         Ah ! C’est toi ! Le salon rétromobile ? Non, je ne connais pas. T’as envie de monter ? Je t’attends ! Vendredi soir ? Je serai au train !

 

Tu sais les amis après plus de trente ans peuvent tout se demander. Le salon rétromobile, tu ne savais pas que çà existait. T’appelles un frangin spécialiste des expos, de l’histoire.

-         Bien sur, je connais ! J’y suis allé une dizaine de fois, pour les revues, les maquettes. Mais maintenant c’est plombé, le moindre modèle réduit à plus de 200 euro, c’est plus possible.

-         Tu viendrais avec nous ?

-         Non, c’est trop dur de piétiner et le samedi, il y a trop de monde. Pense quand même à manger un sandwich au jambon braisé, c’est tout ce qu’il y a de bon sur ce salon.

Ton pote, c’est un vieux de « la peuge », un de ces gars entré à 15 ans chez Peugeot pour préparer le CAP, à Sochaux, et qui a terminé là. Il a du faire toutes les usines du groupe en France et plusieurs à l’étranger, dont deux fois en Chine. Quand une pièce est fausse, il sait faire le diagnostic  entre un défaut de l’opérateur et un défaut de la machine. Une fraiseuse, où l’écart du jeu en marche avant ou marche arrière n’est pas identique ne peut pas faire une série correcte. T’apprends toujours…

 

Un jour il va chez une cousine, le garage déborde des pièces d’un moteur cassé. Plus d’un an que cette vieille Opel est considérée comme non réparable par le concessionnaire. Il interroge, comment ça c’est passé, qu’est-ce qu’ils t’ont dit ? T’as la carte grise ? Demain je fais le tour, je vois si je trouve des pièces. Il n’y a pas de raison qu’elle ne reparte pas !

T’imagines, plus de culasse, les soupapes en tas, les courroies introuvables, le carbu y en a plus, bref, le moteur c’est une sorte de lego technique, toutes les pièces dans un sac, on n’est pas sur qu’il y ait le compte, et en plus il n’y a pas de plan.

Deux jours ! Au premier tour de démarreur le moteur tourne !retromobile 2010 la belle mécanique

 

Au salon rétromobile, rien que des passionnés, des gens émerveillés encore par la belle mécanique. Alors tu trouves de tout pour tout réparer.

Et surtout tu découvres des modèles anciens briqués comme des bijoux de famille. Là dans ce premier album photo, c’est les cyclos et motos rétros qui te fascinent. Comment ces engins du début du vingtième siècle ont passé les ans ? Comment ont-ils été bichonnés pour te séduire encore ? Quel  amoureux aura refaçonné la pièce cassée et redonné une âme à ces objets qui ont fait vibrer les pionniers du deux roues ?

 

Un vieux de « la peuge » !  On s’attarde plus sur la production de l’usine de Valentigney que sur les Yamaha rutilantes. Qu’est-ce qu’ils produisent là-bas, aujourd’hui ? On ne sait même plus…

D’ailleurs, reste-t-il des industries où le mot produire a gardé du sens ?

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 21:55
- Par AlbumRJ - Publié dans : la piste de l'Ourcq

Le col d’Osquich et la Chapelle st Antoine - Les sources de la Bidouze - fin.

 

08 le col d'osquich -montée vers la chapelle st antoine De retour du dernier chemin cyclable, vers la source de la Bidouze, à st Just-Ibarre , t’es le seul client. Tu passes la porte, tu entends quelque chose qui fristouille venant d’une pièce qui pourrait être la cuisine, tu t’avances. Le gars est là, une grande poêle est sur le feu, de l’huile, du jambon des piments.

- « Bonjour, pourriez vous me proposer quelque chose à manger ? »  Le gars te reconnaît dans ton accoutrement de vieux VTTiste.

-         « Du loum, du Jambon, de la ratatouille, des frites ? ».

-         - « c’est bon, un peu de bière et de l’eau ! »

 

Tu sais que tout ça ne va pas t’aider à grimper le col d’Osquish. Mais le plaisir de la ballade est aussi dans le repos du vieux VTTiste. Tu te remplis de bon cœur, la terrasse est douce, le soleil légèrement voilé; tu t’étends en équilibre sur la chaise et t’abandonnes au bonheur de la sieste.

-         « Un café ? »

-         « Merci, non. »

Tranquillement tu commences à rassembler tes affaires, la carte, les lunettes, le téléphone. Tu vide le restant de la carafe d’eau dans ton bidon. Le gars t’en propose de la fraiche. C’est bon, de toute façon elle sera tiède quand je vais la boire.

 

Le col d’Osquich, c’est quatre cent mètres de dénivelé, entre 4 et 8%, tu penses qu’il te faudra une heure. T’aimes pas pédaler sur les routes comme çà, un peu lisse, un peu large,  tu les préfères serrées, nerveuses. L’avantage c’est la descente…

Dès le premier kilomètre, tu sens que la bière et les frittes pèsent lourd, tu choisis un rythme mesuré. Ton parcours est jalonné par des bornes du Conseil Régional qui t’indiquent le sommet à 5 Km et la pente à 6 %. C’est pour te démoraliser ou te donner confiance ?

20 le col d'osquich - bal des vautours à la chapelle st a 

T’arrives au col avant le délai que tu t’étais donné. Il y a un restau qui barre le paysage. Des gens sont à leur table pliante pour un petit pique-nique qui va tourner à la sieste. Tu vides ton bidon, marches quelques centaines de mètres pour quelques photos  sur la petite route vers la chapelle st Antoine. Quand t’as fini d’admirer les chevaux, tu repères ladite chapelle en haut de son mamelon. Ça grimpe, plus du gravier que du cailloux, et un ou deux passages que tu imagines bien musclés.

Une voiture te dépasse lentement, soulevant la poussière du chemin, hésitant sur les saignées d’évacuation de la pluie.

Tu te demandes si ça vaut le coup ? De retour à ta bécane, tu regardes la carte, 250 m de dénivelé sur deux km environ. Plus de douze pourcent. C’est du casse-pattes. Mais comme le paysage au col est sans vie, que t’as pas vu la source de la Bidouze, t’as besoin de ramener un trophée. Ce sera le haut de la chapelle st Antoine. Tu réfléchis au meilleur développement. Tu fais un tour sur l’aire de stationnement, et te lances. Moins de cinquante mètres, le cœur cogne, les jambes tétanisent, tu te laisses redescendre. Ce coup là, il faut mettre très petit et ne pas t’arrêter, tu sais que tu ne te relanceras pas. Deuxième envol ! Ça grimpe, t’es debout sur les pédales, la roue arrière chasse dans le gravier,  t’es à la limite. Deuxième tournant, tu t ‘épuises dans ce gravier où tes crampons n’ont pas de prise, tu te déportes sur la pâture, l’herbe sèche te donne de la prise, tu trouves le rythme, quelques blocs te dévient de la trace que tu projettes mais ça monte. T’es au deux tiers, des blocs rocheux t’obligent à reprendre le chemin en même temps qu’une bagnole craintive commence à descendre. Le hasard de ta course ta mis sur la gauche pour passer les rigoles au moins profond. Dans la vieille « Citron » qui descend, le gus est crispé sur son volant, le pare soleil lui cache la vue, il se laisse descendre sur les freins. La petite mémé, à coté, a les mains appuyées sur la planche de bord. Te voit-il ? Ou est-il incapable de se serrer, mort de trouille qu’il est ? Pas le moment de jouer « Duel »,  d’un dernier effort tu montes le talus et te poses. Le gars ne te voit pas, la mémé non plus…

Les arrêts brusques, le cœur n’aime pas, les tempes cognent un peu. Tu te reprends et décide de repartir. Mais le décollage est impossible, trop de pente, trop de cailloux de poussière, tu finiras les deniers cinq cent mètres en poussant la bécane. Pas grave, tu l’as déjà portée plus longtemps.

La chapelle est verrouillée. Elle ressemble à un hangar avec un clocher, trop moche. Pourquoi les gens viennent en pèlerinage ici ? Aucune idée. Un petit tour, quelques photos, arrivent les vautours dans les courants de l’après midi.

 

Aller, en route pour Larceveau ! Pas trois minutes pour retrouver le col, puis tu te lances dans sa descente. Comme je te disais, ces descentes sur un tapis de billard, c’est un régal. Pas de coup de freins, juste osciller  au  gré de la pente, même pas besoin de relancer. Quand tu es en bas tu regardes le GPS, t’as pas dépassé les 69 km/h. Zut ! T’es trop gros, le vent te freine !

 

Précédent : la source de la Bidouze – dernier parcours cyclable.

Début : Pont de Hurquet-Bergouye

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