Montagnes Pyrénées

Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 23:14

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Fin de balade dans les gorges de kakouetta.

 

grotte des gorges de kakouetta-05N’aie pas peur ! Les gorges de Kakouetta n’ont rien de terrible. Rien à voir avec les gorges d’Ehujarre que tu recherchas naguère. Maintenant tout est maitrisé ; des casques sont disponibles à l’entrée de la visite ? Le parcours n’est pas seulement balisé, mais bien encadré par des barrières et des filins forts.

C’est ton deuxième passage dans ces gorges. Il y en a d’autres où tu es passé une dizaine de fois. Mais ce jour n’est ni un jour de souvenir, de performance, de découverte. Rien, juste une de ces courtes journées que tu passes avec tes enfants. Enfin, ces enfants là sont des adultes, ils ont leur vie bien tracée par le profond sillon qu’ils ont imprimé dans leur espace-temps. Ils savent que quel que soit leur horizon, ils te retrouveront, balise intemporelle de leur univers en expansion. Plus ils s’éloignent, plus ils regardent ce petit point de leur enfance, de leur naissance, avant qu’il disparaisse et se retrouvent sans attache. Ou plutôt avec leur propre dynamique, leur seule énergie.

Quand ton fils te dit : « attention papa, ça glisse », tu entends ces mots de préparation de ces petits êtres à qui tu voulais faire découvrir la beauté de ces espaces naturels, sans les confronter brutalement à la dureté des réalités de la vie quotidienne, à commencer par ces pierres lisses rendues glissantes par la pluie. Attention avant de traverser, attention à tes affaires, attention, attention !

Combien de fois as-tu dit « attention » à tes enfants ?

Ils te paraissent si grands, si surs d’eux.

 

Comment cette prévenance ne les a-t-elle pas empêcher de grandir, d’être eux. Quelle peur, appréhension, t’ont si longtemps habité qui auraient pu freiner leur élan naturel, leur envie de découvrir seul ? Leur trajet est lancé, non vers une étoile merveilleuse, mais dans l’approfondissement de leur autonomie; ces envies qui vont projeter leur imaginaire si loin du tien, que les racines qu’ils vont y planter te paraitront déraciner ton cœur. Ils ont besoin d’une autre vitalité, d’une autre énergie, qu’ils produiront eux-mêmes. Tu n’es plus « la centrale ».

 

Cette ballade ferme donc un cycle, en ouvre un autre. Comment t’y retrouves-tu ?

 

Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 00:01

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Belle promenade dans les  gorges de Kakouetta.

 

Entre le foot, les fraudes fiscales et les remises en cause des droits à la retraite, y a-t-il un espace pour vivre, penser, être ?

 gorges de kakoueta - la cascade-12

Te voilà au bout de la terre. Pas le bout, façon fin du monde, mais un fin fond de terre, une terre à peine marquée sur les cartes, une route que depuis quarante ans tu trouves toujours en chantier, route  entre terre labourée, terre éboulée, terre de boue séchée, terre de roches effritées, terre de cailloux fracassés par la chute, et le goudron pauvre que les intempéries effritent, creusent, bossellent, enterrent.

Il y a longtemps tu faisais planer ta vieille Simca de bosse en bosse, comme un surfeur de vague en vague. T’arrivais à Sainte Engrâce.

Ton guide de rando de l’époque disait : « village de bergers entouré de forêts. A l’extrémité de la route, l’église romane. Du cimetière on découvre les gorges d’Ujarre. »

Aujourd’hui, l’orthographe des sites a changé, la carte renomme ces gorges « Ehujarre ». Une de tes premières ballades autonomes où tu t’es planté dans le brouillard. Faudra que tu recherches les photos. Le gite était une sorte de maison avec un plancher de premier étage qui débouchait sur une porte basse donnant sur le flanc de la montagne. Le rez-de-chaussée était un poulailler, et les poules avaient bien du mal à distinguer le plateau de bois qui servait de lit pour une dizaine de randonneurs et l’espace qui leur était dévolu. Pourtant un petit écriteau manuscrit indiquait bien « chambres ». Tu n’es pas retourné à ce gîte, pourtant tu t’es souvent promené là, avec des amis et tes enfants. Pour aller à la passerelle d’Holzarté.

 

Ce mois de mai, tu t’organises pour les vacances, et tout d’un coup les enfants te disent : « ah ! Si vous allez au village, on viendrait bien une semaine, se faire coucouner ! » Trop heureux ! Cinq ans que ton fils n’est pas venu. Et encore, un simple week-end.

 

Tu les accueilles et les premiers mots qui te viennent quand chacun a retrouvé sa place, c’est «  et les retraites ? » Bide total. “Qu’est-ce que tu crois ? Qu’on s’en fout ? Mais attends, dans les boites c’est déjà tellement dur ! Tous les jours, on nous menace, un jour de baisser les salaires, un autre de fermer, ou de nous envoyer à plusieurs milliers de kilomètres. Il n’y a plus d’entretien annuel, plus de critères de révision des salaires, plus de primes ! Le management change sans cesse, ça restructure partout, les urgences sont plus prioritaires que tes objectifs ! Alors la retraite, hein! On verra quand on y sera. C’est assez dur comme ça ! »

 

Après deux jours pour faire le vide, malheureusement  remplis des clameurs de la télé pour le mondial et des suspicions de connivence d’un ministre, tu proposes de faire une ballade sans effort, mais dépaysante, presque hygiénique, au bout du bout de la Soule, près de Ste-Engrace, les gorges de Kakoueta. L’accord obtenu, l’organisation souhaitée se décale doucement dans le temps. D’un départ matinal on transige à un départ juste après le déjeuner.

Faut une heure et quart depuis le village. Ça gaze.

 Tellement longtemps que t’as pas fais de rando, que t’as même pas un petit sac à dos ; Tu mettras en bandoulière ton appareil photo et ton caméscope. Tu ne sais pas lequel tu vas utiliser. En ce moment t’es plutôt photos…

 

Tu n’y connais rien en faune. Pourtant le coin est riche. C’est juin, les fleurs sont partout. Manquent les vautours, que tu avais observés une fois. Ce que tu ne savais pas, c’est que les naissances sont en août. C’est pour ça que t’en avais vu tant.

 

Kakoueta, c’est pas une vraie rando, avec un bon dénivelé, une suée à chaque pas ! Non c’est une ballade dans un espace naturel sécurisé pour les enfants et les adultes fatigués ; Si t’y penses, prends un casque, tu t’égratignes vite.

Mais pendant quelques heures le sujet c’est de profiter du spectacle le long de l’Uhaïtxa, de se laisser assourdir par l’eau dévalant les flancs des gorges, bousculant les galets, pressé de venir grossir le lac du barrage. Il y a aussi les oiseaux. Tu les entends, mais les vois rarement. L’étroitesse des gorges, quelques mètres, répercute les sons, mais les vols sont si haut que tu ne les vois pas.

Vers la fin de la ballade tu retrouves la grande cascade dont on peut faire le tour. C’est le thème d’aujourd’hui.

Une journée sans foot, sans politique, sans plan pour la manif de jeudi.

 

Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 11:17

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Les mousquetaires d’Aramits.

 

Cette année nous n’étions pas à la fête des bergers d’Aramits. Pourtant j’aurais aimé y retourner ? Un an à attendre, je tiendrai.

L’an passé, le hasard nous fait connaître cette manifestation. Un petit bijou d’authenticité et de simplicité.

La démonstration de dressage des chiens de berger, n’est pas spectaculaire, le berger appuyé sur son bâton surveille le travail du chien, quand c’est la panique, il siffle ou le rappelle. Plus attractifs étaient les démonstrations de tonte ou de danses folkloriques en sabots.

Et au milieu de ces « grands » rendez-vous, des petites rencontres.

Celle des mousquetaires membre d’une association dont je mettrai le lien quand mon désordre ambiant sera rangé.

Celle d’un tailleur de maquillas, qui les accompagne de poèmes qu’il invente sur place. Et la démonstration de fanage à l’ancienne : avec un cheval ou avec le bon vieux râteau de bois. La mécanisation, l’industrialisation de l’agriculture n’ont pas résolu le problème des calamités. Le marché financier y ajoute sa menace !

Donc, l ‘année prochaine j’y retourne et j’espère pouvoir faire la descente d’estive.

 

Lien vers le site des mousquetaires béarnais: 


Mes  sujets précédents :

La tonte, même gestes à Aramits ou à l‘estancia Haberton.

Les sabots d’Aramits.

Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 23:58

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Pau – Compet’s de kayak


Quand tu quittes le stade des eaux vives, un prospectus sur ton pare-brise t’invite au « touskiflotte ». Il y a inscrit que c’est au pont d’Espagne. Ton GPS a pas pigé, il veut t’envoyer à Gavarnie ; Bon tu acceptes les offres de tes ôtes qui veulent bien te conduire. Sauf que le tunnel est fermé ! On sent le découragement, mais en refaisant un deuxième tour de Pau, on finit par contourner l’obstacle et se retrouver au bord du Gave. Là, plein de radeaux inventifs est en cours de préparation pour le grand défilé sur les vagues du lendemain. Tu ne seras pas là, mais tu ne peux être partout.

Un haut-parleur agite les bords du Gave. Il y a une compet’ de démonstration de kayak. Tu t’approches et tu regardes. La course n’est pas très longue, peut-être 200m, mais il y a une contrainte, faut toucher de la rame un jalon en polyester suspendu au-dessus des rapides.  Ça donne lieu à de jolies empoignades et je ne suis pas certain que tous les concurrents ont trouvé les courses loyales !

Bref, des séries, des quarts, des demi, etc….

Un temps t’imagines pas. Parce que c’est la nature ici, pas le stade des eaux vives, alors font remonter le kayak après chaque course et ça prend du temps…

Enfin comme dans la chanson de Vian :

 

« Gare, gare, gare, gare, Gary Cooper
S'approche du ravin d'enfer
Fais attention pauvre crétin
Car Alan Ladd n'est pas très loin »

 

« J'ai pas vu si Gary serait gagnant
Mais comme c'est le cinéma permanent
Ma chéri rappelle toi on est resté un an
Et on a eu beaucoup d'enfants. »

 

Bon ! C’était lent entre les actes, mais les sprints valaient un 100m olympique.

 

Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 23:01

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Pau – Le stade des eaux vives.

-« Tu connais pas Tony Estanguet ? C’est notre fierté, champion du monde, champion olympique de canoë-kayak ! C’est lui qui est à l’origine du projet ! »

Tu viens à Pau, invité pour découvrir un nouveau restau près du château. Quand tu passes devant, surprise ! Il n’y a personne. Ton  appareil photo est dans ton sac.

-« Dépêche-toi, il y a des gens qui sortent ! » Tu te dépêches, fais juste une photo à la va vite. Le restau nous attend.

Il y a un article dans Sud-Ouest. Avec une interrogation, va-t-il continuer ?

-Ah ! Il faut que je te fasse visiter le stade des Eaux Vives !

 

Dit et fait !

Les photos sont plus marrantes que mon explication. Disons qu’un bassin artificiel presque circulaire, prend son eau dans le gave, avec un débit réglable et constant, permet d’alimenter un rapide apprivoisé où tu peux t’entrainer aux différentes disciplines sportives en eaux vives.

Ce jour là nous verrons à la manœuvre des rafteurs, et des amoureux de l’hydro-speed.

 

Le raft, j’en ai fait une fois. Le plaisir du moniteur, une fois qu’il contrôle bien le bateau et les manœuvres des rameurs embarqués, c’est de t’annoncer une consigne erronée qui fait chavirer le canot. Là, sur le plan d’eau, je ne sais pas s’il y a eu magouilles sur la consigne, mais une triplette est tombée dans l’eau ! Avec le sourire ! C’est là que tu vois que le coach est bon, que ce n’est pas du « team building ».

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