carnets de voyages

Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 11:31

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Première balade dans l'espace venteux et nuageux

du Massif de la Chartreuse.

Chamant Som -La Charteuse 122
Vraiment c'est ta première visite. Tu as du passer une fois à Grenoble pour ton boulot, c'était l'hiver, tu ne te souviens de rien. Ta carte de rando VTT pointe plus au sud, l'Ardèche, où tu as fais plein de randos. Sur le petit guide remis par l’hôtelière, quelques repères. On peu se promener sans difficulté jusqu'au Charmant Som, près de St Pierre de Chartreuse.
Quand tu as quitté Paris, ce matin du 9 juin,  il faisait doux, tu déambulais en chemisette. Là t'es un peu surpris par le vent et le frais. Tu as ton coupe vent, mais même pas une polaire. Tu grimpes tranquille, tu te réchauffes, mais les haltes pour souffler et faire une photo te glacent un peu. Au sommet tu ne traîneras pas. Personne d'autre que nous. Le paysage t'est inconnu, t'essayes de repérer des coins. T'imagines que cette dent la, c'est la Dent de Crolles, et  l'autre en face, la Dent de l'Ours.

Mais entre ce que tu vois d'en haut, et ce que tu perçois depuis le pare-brise de ta voiture, rien pour te conforter dans tes réponses.

Dans la descente rapide, quelque haltes pour les fleurs. Il y a plus de parapentes que de papillons.

Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 17:14

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Débusquer le génie caché dans une église.

St Hugues Chartreuse Arcabas 111
Ce mois de juin 2011, trop de choses t'ont bousculé, et quand tu arrives dans le village de Chapareillan, t'as même pas une carte, vu qu'avec le GPS de l'auto, tu vas n'importe où, sans savoir où tu es ! Ton frère te dit que ça rend idiot.
Donc après une nuit au frais, découverte à l'aveugle de ce massif de la Chartreuse. On sollicite un petit guide de la patronne de l'hôtel, et décision rapide, la Chartreuse, c'est St Pierre.  Tu penses: une trentaine de Km égale trente minutes. tu te goures. Il y a des grandes vallées creusées en parallèle et pour en descendre une, il faut commencer par une extrémité. Faut aimer conduire en montagne, c'est quand même vite lassant.
Surtout, quand t'arrives, en ce début juin, les activités d'hiver ont fermé, celles d'été n'ont pas démarré. Plus de boutiques fermées qu'ouvertes. Tu veux acheter une carte, ils n'ont pas fait de réappro, le massif est sur deux cartes, il n'y a que celles du nord de dispo. Tu prends, ça correspond à ce que tu souhaitais faire à pied. Mais c'est pas celle où on est.
Alors avec les petits guides, ou tout est vert, des petits ronds pour les gros centres d’intérêt, des rubans épais de couleur jaune ou rouge relient tout çà. Mais on ne peut pas dire que ça t'aide à choisir. Tout a la même importance, et est supposé t'attirer.
C'est donc plutôt par hasard, et par défaut d'un choix délibéré que tu te retrouves à l'église St Hugues de Chartreuse. Ce soir, tu ne te rappelles plus ce qui t'as fait t'arrêter. Peut être le chariot décoré ?
Cette église, de dehors, n'a rien de spécial, les deux portes en bois sont ouvertes te donnant l'accès par un grand sas en verre, à une voûte blanche, bien éclairée, et des décorations peintes, un peu comme les batiks africains, ces peintures sur tissus.
Si j'ai bien compris, tout le travail est l’œuvre d'ARCABAS. Dessin, peinture, vitraux, tissus peints, gravures, mobilier. Cet homme enseigne à l'université , un atelier « Éloge de la main ».

Tu te crois perdu, loin de ton univers parisien, et il y a une âme ici. T'es pas un fana de l'art religieux, tu préfères l'inspiration libre des murs tagués. Tu dois reconnaître qu'il y a une ré-interprétation de sujets codifiés, avec une expression moderne, presque neuve. Ton référentiel culturel est tellement minimum, tu veux juste exprimer le plaisir que tu ressens de l'invention des formes, des associations de matières,  des couleurs.

Tu as acheté au musée associé un petit guide qui t'aide à repérer quelques œuvres que tu as photographiées. D'autres n’auront pas besoin des sous titres, l'image parle d'elle même. Quant au site : super.

PS 1. En lisant le prospectus pour nommer certaines photos, je découvre que le travail s'est étalé sur plus de trente ans. Des œuvres sont datées de 1952, d'autres de 1986. Ouf !
PS 2. Tu sais comme je suis gourmand de mes photos. J'ai un automate qui met la griffe "AlbumRJ" sur les photos. En revisitant le sujet, c'est pas heureux. Mais je ne recommence pas le travail. C'est bien l’œuvre de Arcabas que j'ai photographiée.

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 18:58

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Tanzanie 1978.
Implantation du camp de base au milieu des singes.

                                     Sur le site de Mto Wa Mbu.

Kilimandjaro - Serengeti - 001

 

Tu imagines bien que le nom de ce site, je ne l'ai pas sorti de mon GPS ni d'une carte de randonnée au 25000 ème. Non, c'est dans mon petit carnet de notes, en date du dimanche 16 juillet 1978. Ces deux jeunes fous qui ont abandonné leur fille de deux ans à la mamie du Béarn, ne peuvent que mettre une carte postale dans une boite improbable pour rassurer les familles bien inquiètes. Peut-être je remettrai la main sur l'une d'elle, un jour...

Je reprends mes notes. Peu de photo dans ces journées de transition entre le camp de base au retour du Kilimandjaro à Arusha, et l'installation de nos tentes à proximité du lac Manyara.

Samedi 15 juillet (à notre retour du Kilimandjaro) :
Debout à 8h, après une nuit sonorisée par le disco. Petit déjeuner succulent : œufs et toasts. Branle-bas pour le départ. Petite promenade vers les « boites à touristes ».  Nous écrivons 2 cartes postales, mises, on le saura plus tard, dans la mauvaise boite à lettre. (Y-en-a-t-il une bonne ?) . Quand arriveront-elles ? Nous changeons un peu de fric pour avoir des papiers pour la douane. Puis Joël nous ayant payé un petit pot, nous avons une discussion sur l'organisation du groupe.
On va déjeuner dans un petit truc pas trop cher. Ta femme reste seule à l'hôtel : angine et petite bronchite.
Petit tour de ville traditionnel. Les maisons présentent les habituelles façade bleues ou roses. On longe les boites à touriste, les couturiers, les mécanos, les marchands de textiles.

Dimanche 16 juillet :
Ta petite femme va un petit peu mieux. Comme hier, le ciel est gris et triste, le matin. Nous allons prendre le petit déjeuner en attendant des nouvelles des « Parcs ». On rit jaune en ce moment...

(A l'époque, les circuits aventures avec « Nouvelles Frontières » c'était vraiment l'aventure, rien n'était organisé à l'avance, depuis Paris, les guides devaient tout débrouiller sur place. Sur ce voyage, il y a des gars qui avaient quitté le groupe dès l'aéroport. Dans un précédent, la guide nous refile le fric en descendant d'avion et voulait partir avec son copain...)

Hier, la petite bouffe dans un « vrai » restaurant s'était achevé par la remise des diplômes pour ceux qui étaient allés jusqu'en haut du Kili. Soirée triste, le repas ne tenant pas ses promesses.

11h Les bus arrivent. Joël a pu signer 10 minutes avant les allemands en colère. Dehors la rue est bordée de haies d'enfants ayant arraché les fleurs des jardins publics. Ils s’apprêtent à saluer un visiteur. Le président Julius Nyerere reçoit celui du Soudan. On n'a pas d'explications claires, il faudrait trouver un journal.
Les sacs sont ramassés, il ne nous reste plus qu'à attendre le départ. Attendre ! Encore !

15h30, nous nous arrêtons dans le village de Mto Wa Mbu. Quelques achats dans ce village pour touristes. Nous avons abandonné les routes goudronnées depuis deux heures. Au passage nous avons croisé, des autruches, des singes, des oiseaux divers et quelques gazelles.
La clairière où nous nous installons est entourée de singes bruyants, de plein d'oiseaux, et d'un grande diversité d’insectes.
On s'organise : corvée de bois, préparation des feux et petite bouffe. Patates sautées au jambon avec oignons. Très bon.
Grand feu de camp. Nos G.O. Font les comptes, et on se retrouve autour du feu. Chants classiques et François au pipeau. Tout est bien
Plus tard dans la soirée une 404 est arrivée avec un groupe, et la nuit noire est tombée.

Demain , première balade sur les rives du la Manyara. La magie du voyage continue.

 

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Montée gilman's point - 12

Les neiges du Kilimandjaro.

Dernière montée vers Gilman's Point

107 kilimandjaro

En haut du Kilimandjaro.

Jeudi 13 juillet 1978

Kibo Hut - 26

Les neiges du Kilimandjaro –

Kibo Hut

Mandara Horombo - 10

Les neiges du Kilimandjaro : Mandara -Horombo

46 deuxième nuit en refuge-4

Les neiges du kilimandjaro

Refuge Peters hut à Mandara

146 arusha et kili-6

 Les neiges du Kilimandjaro. Arusha,

base de départ.


Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 23:30

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Jeudi 13 juillet 1978. Jour de gloire au premier col du cratère.
Montée gilman's point - 12
Je mes dans l'album photo mes notes, telles que je les scanne aujourd'hui 26/12/11. Il n'y a que quelques mois que j'ai retrouvé mes notes. Les diapos, je les avais scannées il y a longtemps. Pas toujours très bien, certaines deux fois sans un meilleur résultat. Elles ont du grain.
La page 3 de ces notes :
Ascension sous le soleil au début, mais vers 11h 30 nous faisons la pose dans le vent. Le Kili pointait ses neiges éternelles, il retrouve vite sa parure de nuages. Arrivée à 14 h30 épuisés.
Là, je pense que c'est notre arrivée à Kibo Hut au pied du Kilimandjaro.

Puis mes notes du vendredi 14 juillet et suivant qui reviennent sur l’ascension finale et notre retour à Arusha.

Vendredi 14 juillet. On est redescendu. Dernière étape. Il reste à faire le bilan de ces deux derniers jours d’ascension. On y reviendra.
Disons qu'à 15 h on était à Marango.
Tous les pbs de remises de location à la Miss Laine.
Le calcul du montant des pourboires aux porteurs. Cérémonie officielle d'adieu. Organisation du départ. Attente, comme toujours.
Pas de taxi, mais un bus qui nous balade de poste de police en poste de police. Puis il nous fait visiter Arusha by night. Enfin on arrive à l'YMCA. Très cher et pas de bouffe. Cela va faire trois jours que l'on tient à raison d'une tranche de pain et un rond de saucisson par jour. Si l'on ajoute les difficultés de boisson...
Minuit et demi, on ouvre les robinets de la chambre d'hôtel. Après quelques aventures...

-*-*-*-

Montée gilman's point - 16Notre arrivée à Kibo Hut, mercredi fut très dure. On voyait le refuge d'au moins dix kilomètres, et dans ce désert de crassier entre le Mawenzi et le Kili, le vent nous balançait.
Le dernier raidillon pour arriver au refuge à 4720 m fut terrible.
Mal de crâne et nausées
Au moment de la bouffe, les odeurs de colin et de singe me scièrent les pattes. Heureusement Brigitte me fila un truc. Impec.
Jeudi- Après une chasse à la souris nocturne, dans la chambre à côté, nous fûmes réveillés par quatre allemands de notre piaule. Ils partirent en définitive ½ heure avant nous, qui nous mirent en marche à 2h du matin.
Belle nuit claire, presque chaude. Tout le monde est encapuchonné. Devant, le guide Fataeli avec la lampe à pétrole. Puis, tous, les uns derrière les autres, à se toucher, le stick à la main, la lampe électrique sur le ventre. Cette procession de pénitents, voir de bagnards, s'ébranle. Tout de suite nous voilà en pleine pente, dans le crassier. Un peu à droite, un peu à gauche, tout le monde est scié  par les nausées et les migraines. Première Halte. Dominique. Il sera le premier à lâcher. On le redescendra.
L'aspirant guide nous rejoint dans la côte.  Nous marchons, comme ça, environ deux heures. Avec des haltes presque toutes les cinq minutes. Trois autres personnes abandonnent. De temps en temps on s'abrite sous un rocher ou une petite grotte. La nuit se tire. La haut, se découpe en sombre sur le ciel lumineux, la crête. Il faut l'atteindre. Elle recule toujours. Comme nos pieds dans le crassier. On lève de 10 cm, on redescend de 8. Du gagne petit épuisant.  Le froid gagne.

Puis le soleil rougit l'horizon. Enfin son disque rouge se découpe à gauche du Mawenzi.
7h, la crête est toujours la haut. Les guides nous encouragent, nous poussent. On n'en peut plus.
On verra le sommet vers 8h. Moins d'une heure avant le sommet je craque. Joel et un guide me « finissent ». La haut, crise de nerfs !

Sans ces notes, que me resterait-il de ces émotions ?
Les photos ne te montrent que le visible qui est le spectacle de la nature que nous voulions découvrir.
La joyeuse improvisation de notre organisation d'amateurs a produit ce qui était attendu, fatigue, épuisement, limite souffrance, abandons et disputes. Mais pas de malaise cardiaque, comme pour un des allemands qui a été redescendu en urgence sur un brancard, supporté par une roue de moto.
Ta petite femme t'a soutenu pendant toute la descente. Tu ne tenais pas debout. Au sommet, t'as chialé comme un môme pendant dix minutes. Ta crise a cessé d'un coup, quand le guide a demandé qui voulait faire le tour complet du somment, vers le point Uhuru à 5895 m.

On a dévalé 32 km depuis le sommet pour arriver au refuge à 3800m. Figures-toi qu'il y avait de la bière. Rien à manger, mais un bonne grosse bouteille de 66 cl de bière, « la gazelle ». Me demande pas le prix, j'ai pas demandé de reçu !

 

 

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107 kilimandjaro

En haut du Kilimandjaro.

Jeudi 13 juillet 1978

Kibo Hut - 26

Les neiges du Kilimandjaro –

Kibo Hut

Mandara Horombo - 10

Les neiges du Kilimandjaro : Mandara -Horombo

46 deuxième nuit en refuge-4

Les neiges du kilimandjaro

Refuge Peters hut à Mandara

146 arusha et kili-6

 Les neiges du Kilimandjaro. Arusha,

base de départ.


Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 21:32

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Lente progression entre les refuges Bismarck Hut et Kibo Hut

le 12/07/1978.

 Kibo Hut - 26

C'est notre troisième jour de marche. La veille au refuge, nous avons un peu vidé les stocks de bouffe. La nuit a été fraîche et le matin, nous nous réveillons avec des maux de tête. Pourtant ce refuge n'est qu'à 3800m. C'est incroyable comment le temps, la lumière évoluent vite. D'abord une nuit claire et un petit matin frisquet qui te laisse apprécier la vallée. Puis la brume te prend et est, à son tour, chassée par le vent.

La première heure reste plutôt plaisante. Vers huit heures et demi, après une première heure de marche, la pause. C'est la dernière source. Tu n'as pas été prudent, tu aurais dû remplir deux gourdes. Tu n'avais pas prévu que les porteurs, pour l’essentiel, restaient là, et que seulement deux jéricans seraient montés, le minimum pour une soupe et du thé. Mais rien pour te refaire le plein.

Tu ne le sais pas, tu repars.

Tu traverses des vallées qui contournent le Mawenzi. Sommet volcanique un peu en dessous du Kilimandjaro. T'es impressionné par les masses rocheuses sombres. Surtout, quand tu débouches dans l'immense vallée entre les deux sommets, le vent glacé te prend. Le groupe s'étire. Tu restes un peu en arrière avec un petit groupe qui monte tranquille. Ta femme est là. Pourtant ça te démange d'aller plus vite. Après une dernière pause, après avoir vidé ta gourde (sans imaginer que tu n'aurais plus rien jusqu'à la soupe du soir), tu décides d'aller à ton pas, faire tes photos...

 

J'ai agrandi la photo, pour que tu voies bien notre chemin, jusqu'à Kibo Hut à 4800m. Un simple cabane en ce temps là. Je n'ai aucune idée de ce qu'est devenu le refuge aujourd'hui. Il va me falloir plus de deux heures pour y arriver, complètement épuisé et asséché par le vent. Tu passes à coté d'un gars qui t'avais demandé un peu d'eau dans la première montée. Tu lui demandes une gorgée : non ! Il lui en reste trop peu ! Rien à boire jusqu'à la soupe du soir !

 

La plaine de cailloux avant le refuge, balayée par le vent, te donne l'impression d'un territoire lunaire. Tu marches sur une sorte de mâchefer, de gros cailloux de lave, plus ou moins poreux. La tête rentrée dans les épaules tu fais front.

Le refuge est petit, tu jettes ton sac sur un matelas, réserve celui de ta femme, et ressors de suite. Tu te cherches un coin à l'abri du vent. Tu t'assois, jambes allongées, le dos calé contre un rocher, fermes les yeux et te laisses aller au sommeil. Les tempes bourdonnent, il faut que tu récupères.

 

Vers 17 heures le soir va venir vite, le groupe va s'installer un peu comme il pourra. Le menu du soir sera soupe de légume, une boite de colin pour quatre, un car de thé. Tout ça dans le seul récipient que tu avais. T'imagines le goût du thé.

 

Le lever est à minuit, avec les lampes électriques. Demain 13 juillet, l'ascension finale.

 

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107 kilimandjaro

En haut du Kilimandjaro.

Jeudi 13 juillet 1978

Mandara Horombo - 10

Les neiges du Kilimandjaro : Mandara -Horombo

46 deuxième nuit en refuge-4

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