carnets d'islande

Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 17:19

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Islande 2006 (6) Hnjotur –Breioavik
 

Il y a toujours une émotion quand on monte sur un bateau, un ferry, même une barque. Rien à voir avec l’angoisse sourde qui nous tient dans le décollage ou l’atterrissage d’un avion. Celle qui nous prend là, c’est celle du voyage, de la découverte, de la rupture et du lien tendu par le sillage. Le bruit des machines, l’odeur du gazole annoncent l’événement : on part. Dès lors, le vent n’est plus le même. Le regard cherche sur 360 degrés les repères, des images sur ces rives qu’on quitte. Il se projète au loin, avec la patience d’un guetteur en haut d’un mat ou dans la cabine du pilote : ce point, cette tache, cette ombre, est-ce là ?

Le court arrêt sur l’île de Flatey ne provoque pas l’agitation d’un bateau sur l’amazone. Trois voitures descendent avec quelques personnes, quelques bruits de cabestan, de passerelle grinçante, et la course continue.

Nous ne restons pas à Brjanslaekur, à peine débarqués, nous nous dégourdissons les jambes sur la plage. Une vraie plage, avec des vagues douces même par ce vent. Autour des falaises plus ou moins hautes, avec une pente douce vers la mer.

Le fjord de Patreksfordur que nous descendons tranquillement vers l’Ouest nous amène à ce curieux musée de Hnjotur. Lieu complètement inattendu, où l’on trouve le bric-à-brac des équipements technologiques des années 40-50, et d’authentiques outils, équipements des chasseurs et pécheurs islandais. Choc de cultures mortes…

 

A Breioavik, nous sommes bien installés. Le soir la déambulation sur la plage nous a fait découvrir les sternes. Leurs nids sont au raz du sol, dans le sable de la plage. Cris et attaques en piqué. Il fallait se protéger la tête

La falaise aux oiseaux, Latrabjarg, c’est pour demain. Fin de cette journée de transition, plutôt reposante.

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Debut: Reykjavik Glymur

Précédent: Olafsvik

A suivre: Latrabjarg

Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 23:13

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Olafsvik – Grundarfjordur – Stykkysholmur
 

Incroyable le nombre de sites parcourus ce onze juillet. La péninsule du Snaefellsnes est un trésor. Nous avons fait le tour du fameux Snaefellsjokul, sans jamais bien le voir. Mais les plages et les concrétions de lave ont montré leur caractère. Leur végétation aussi, inattendue ! Après nos longues ballades, nous arrivons le soir vers 19h30 dans l’auberge de jeunesse qui nous héberge. N’étant pas de cuisine ! J’ai pu partir vers le port de Grundarfjordur, le village et contempler le site. Rare !

La présence de bateaux français est un témoignage de la vieille tradition des pêcheurs d’Islande, ces pêcheurs français qui venaient s’abriter là, pendant leurs campagnes.

Sur la vidéo, j’ai terminé sur notre départ avec le ferry depuis Stykkisholmur le lendemain 12 juillet.

Nous partons plus au Nord, plus à l’Ouest.

Quelqu’un m’a fait la remarque, que je n’allais pas très vite dans ce voyage, que je traînais…Oui !

Oui ! J’ai plaisir à repasser par tous nos chemins, par tous ses sites naturels si forts, comme je le disais, il y a un mois, je vous relaye sur ce blog mes sensations, mes petites émotions quotidiennes. Et j’en laisse de coté ! C’est cette lente progression, avec des éléments si présents (le vent, la pluie, plus tard le froid puis le soleil) qui donnent le vrai sens de ce voyage.

A bientôt pour Latrabjarg
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Debut : Reykjavik Glymur
Precédent: Snaefellness
A suivre: Hnjotur - Breioavik
Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 15:27

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 Péninsule du Snaeffesllnes
 

Ce troisième jour de ballade au contact de ce paysage inattendu a généré chez moi de nouvelles sensations. Jamais l’océan que j’ai tant visité de la Pointe du Raz à San Sébastian ne m’avait à ce point captivé que ce jour là. Ce petit sujet retrace nos quatre premières heures de ballade. Plus de 80 photos et 20 mn de vidéo. Il fallait que mes sens soient mis en alertes de partout. Les conditions climatiques rudes sans être extrêmes y ont vraiment contribué. J’ai eu du mal à choisir mes illustrations : d’abord la présence des éléments est plus dans la sensation que dans les images, celles ci souffrent d’ailleurs du manque de lumière et de la présence obsédante du vent qui étouffe mes commentaires et, lèse-majesté ! Le chant des mouettes tridactyles…

 

Refaire cette longue déambulation le long des falaises de basalte noir, dans les herbes couchées par le vent, buter sur les chemins de lave, talonner sur les galets noirs si polis de la plage, entendre le vent dans la capuche de mon K-way m’a replongé dans le bonheur de l’instant de cette vraie découverte pour moi. Ouais ! Je suis fleur bleue ! Mais quand le plaisir est là, il ne faut pas le gâcher.

 

Le petit port de Miohus n’est agité que par le vent et les vagues. Pas de caravanes touristiques pour le dénaturer. L’église ou le temple en haut de la falaise fait briller son toit rouge, comme un phare de plongée les coraux.

 

En préparant ce petit sujet, je constate que je n’étais pas souvent près de notre guide, pas de notes dans mon carnet, j’ai du reconstituer le parcours avec les traces prises par mon GPS de rando.

 

La soirée de la veille, j’avais été volontaire pour la préparation du repas du soir. Du coup, je n’ai pu profiter de l’éclaircie sur le Snaefellsjokull. Vers 22 h, j’ai pris quelques images que j’ai mises au début. Heureusement que la nuit tombe tard près du 65 ème parallèle .

 
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 00:08

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Glymur - Borgarnes - Elborg
Avec cette troisième page des carnets de voyage en Islande, nous continuons notre approche tranquille des caractères des paysages de l'ouest islandais. Les catalogues de voyage titrent sur  "l'eau, la glace, le feu".  Cela a été une vraie découverte pour  moi, ces fjords. Les images de ces cotes découpées, de ce jeu de saute mouton "mer / collines / mer " , de ces longs détours pour atteindre ces villes que l'on voit de l'autre coté, et notre petit bus perdu , louvoyant  en solitaire le long des routes longeant les cotes, traduisent la lente prise de conscience de ce que l'espace et le temps vont donner un rythme inhabituel au voyage.
Nous avons quitté la cascade de Glymur qui est l'autre visage de "l'eau ". La mer, les cascades et autres chutes d'eau sont des dominantes de ce voyage.
Nous allons découvrir le cratère d'Elborg. Première expression du "feu". Un cratère ordinaire, assez facilement accessible . Mais typique.


Autre facette du voyage islandais, le pique-nique de mi-journée. Et là, miracle! Des tréteaux, des glacières avec des préparations variées. Et la thermos magique pour un petit coup de chaleur avant de repartir. La première fois chacun se jette sur tout ce qu'il peut attraper, jusqu'à comprendre qu'il y aura toujours suffisamment! 
Ce premier pique-nique dans une ancienne usine de dépeçages des baleines, à l'abri de la pluie, mais balayée par le vent a été vite expédié.
Ces dernières images du 11 juillet.
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Début: Reykjavik Glymur
A Suivre: Penninsule du Snaefellness
Précèdant: Hjvaljordur Glymur


Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 05:00

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Hvalfjordur – Glymur

Dans cette seconde étape de notre ballade islandaise, nous avons à peine quitté Reykjavik, que c’est déjà le fjord d’Hvalfjodur. Åsa nous donne quelques infos sur les activités du fjord, l’abri qu’il constituait pour les bateaux pendant la guerre, et l’usine pour dépecer les baleines, fermée depuis 17 ans. Quand on arrive au fond du fjord, tranquillement elle met son sur-pantalon, ses chaussures et son pull en laine islandaise (j’en ai acheté un pour moi, super !).


Le bus s’arrête sur un parking désert et le temps de serrer les capes de pluie, nous voilà partisi.

Quelques explications sur le Lupin de l’Alaska pour recréer de la végétation sur les laves, et nous montons doucement.

A la passerelle (un tronc et un câble), un mot pour dire comment faire et hop ! De l’autre côté de la Bolnsa. J’avais l’habitude des guides pyrénéens. Des hommes jeunes, grands, secs, bronzés, des jambes longues comme des pattes d’araignées. Qui dans tous les passages difficiles marchent à côté de toi, sont derrières ou devant, enfin s’inquiètent de ton faux pas, et te mettent la pression…

Là, cette femme tranquille, sa chevelure rousse ramassée sous son bonnet de laine, un petit sac de rien pour la pluie, passe la passerelle en trois petits pas posés et nous invite à suivre. Elle nous accueille avec un gentil sourire, s’assure que tout le monde vient et enchaîne la promenade.

Le ton est donné. Le rythme aussi. On a le temps de contempler, on peut souffler si ça grimpe trop dur, et attendre si on ne se sent pas sur de soi. Les plus en forme peuvent tout gravir. Et pour celui, comme moi, qui aime aussi s’installer dans le paysage, c’est la détente.

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2 hvalfjodur glymur
envoyé par albumrj

 

**   (A suivre Glymur - Borgarnes)

Debut: Reykjavik Glymur

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