carnets de voyages

Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 17:03

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L’ascension continue dans l'humidité, bientôt le vent et le froid.

Mardi 11 juillet 1978.

 

Mandara Horombo - 10 

Donc sur mes notes, je retrouve notre départ de Mandara, où nous quittons le refuge de PetersHut. Il est sept heures et demi ce matin-là. Tout le monde est prêt, les sacs bouclés. Le soleil se lève doucement en même temps que nous. Mais de la vallée de Moshi montent des nuages, l'humidité nous glacera doucement. Une pause vers 10 h, une éclaircie, un petit coin du kili se dévoile. Mais tu ne le verras jamais entièrement. Vers 12h30 arrêt au point d'eau.

Une demi-heure plus tard, on pose les sacs au refuge de Horombo. Les derniers n'arriveront que vers 14h00. Dernière évaluation de ce qui reste à manger. Ça va être drôlement Juste. Demain au denier refuge, avant la dernière ascension, que nous restera-t-il ? Ben ce qu'on n’a pas eu envie de manger jusques là.

 

Quand tu relis tes notes, que tu revois tes photos, tu sais que le bonheur se gagne à force de volonté. Il faut y croire, parce que la brume pourrait tout gâcher. J'ai retrouvé une photo de singes dans les arbres, si moche que, je ne la mets pas. Je ne suis même pas sur que les photos de paysage correspondent. Je m'y perds.

 

 

 

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107 kilimandjaro

En haut du Kilimandjaro.

Jeudi 13 juillet 1978

46 deuxième nuit en refuge-4

Les neiges du kilimandjaro

Refuge Peters hut à Mandara

146 arusha et kili-6

 Les neiges du Kilimandjaro. Arusha,

base de départ.

Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 23:26

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Premier refuge de la randonnée vers les neiges du Kilimandjaro.

 45 kili dans nuage-3

Ne crois pas que ce fût une balade de santé. On a bien failli la perdre, mais pas en montant le Kili, un peu plus tard à Dar el Salam. Là, on est en forme. Le Kili on l'entrevoit parfois dans la brume, entre les branches de la foret de lichen que nous traversons. On sera en un peu moins de 4 heure à notre premier refuge. On ne porte rien. 16 porteurs pour vingt pingouins. Ouais, ça parait facile, sauf que dans ton sac t'aurais mieux fait de mettre un saucisson et une outre d'eau. Un deuxième pull aussi. Là, il ne fait pas froid. Humide, si.

Les premiers 1000 mètres de dénivelé n'ont pas été durs. 16 km pour les faire, le pourcentage est à la plaisance. Le plus souvent en sous bois. Régulièrement tu es surpris par le cri ou le bondissement des grands singes. T'as pris le temps de t'arrêter, essayer d'en photographier un.

T'avais l'habitude, en montagne de mettre su 64 ASA dans ton appareil photo. Trop lent. Jamais, tu ne pourras utiliser plus rapide que le 1/25e de seconde. Et puis tu n'avais pas le temps. Le guide en chef, jouait les serres freins. Sans cesse à te demander plus vite.

Il savait ce qu'il faisait. Les porteurs n'avaient pas tes chaussures, ni ta nourriture. Ils portaient en moyenne 40 kilos chacun. Il fallait arriver vite au refuge, faire les feux, préparer les repas, remplir les jéricans d'eau.

Toi, le touriste avec ton appareil photo, tu peux villégiaturer à ton aise, eux ils bossent, il faut qu'ils en amènent un max au sommet, et qu'il n'y ait pas de pet dans la dernière ascension.

Ils font le job, quoi !

 

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107 kilimandjaro

En haut du Kilimandjaro.

Jeudi 13 juillet 1978

146 arusha et kili-6

 Les neiges du Kilimandjaro. Arusha,

base de départ.

Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 15:31

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A l'ascension des neiges, première étape.

146 arusha et kili-6

C'était encore la grande époque des charters en 1978. Nous allions voyager avec Ethiopia-Air Lines. Tant que tu n'as pas voyagé comme ça, tu ne sais pas que tous les avions ne sont pas pareils. L'age et l'usage vont bien vite attirer ton attention là où tu ne t'interrogeais pas. Mais bref ! L'époque n'était pas au contrôle sur internet de la fiabilité d'une compagnie.

C'était ton deuxième « grand voyage » le précédent datait de 1974. Même en charter, rien que le vol, tu bouffais près de deux mois de salaire. Avec la visite du pays, ça dépassait les quatre mois. Donc, c'était une folie, au sens du budget, et un peu irresponsable au sens de ton impréparation de ce que tu allais vivre.

Quatre ans pour te refaire les économies, et tu lâches tout dans ce rêve fou. T'avais laissé ta fille bébé à tes beaux-parents, t'avais vraiment besoin d'air, plutôt de grands espaces. Te régénérer.

Le voyage avait été plus que pénible dans un avion surchargé, où des passagers se faisaient le thé à la menthe en chauffant leur théière sur un camping gaz. Des heures bloqués au Caire, on n’a jamais su pourquoi, avion portes ouvertes, moteurs arrêtés, sans clim bien sur.

 

Comment t'étais-tu donc, encore trouvé dans cette galère ?

T'avais pas le choix à cette époque. Les voyagistes officiels, tu ne regardais même pas les devantures. C'était le bouche à oreilles : moi j'ai un prix au « point Mulhouse », untel part de Bruxelles, c'est possible avec Nouvelle Frontières, mais on ne sait ni la date de départ, ni d'où ils partent. On te tend un prospectus polycopié sur un papier bleu. Tu vas voir, c'est au quartier Latin. Ce samedi là il y a une bonne foule : Le Kili ? Ben! C'est pas sûr ! On pense avoir les accompagnateurs, mais ça dépend du groupe. Le parcours, c'est plutôt un thème, c'est au groupe de voir, de décider ce que vous voulez faire, avec la somme, vous devriez trouver les hôtels et les transports.

  • Oui, mais l’ascension ?

  • Vous verrez sur place, il y a un hôtel genre « lodge » qui loue ce qu'il faut, au bas de la piste.

  • Alors les équipements ? Rien de spécial, des bonnes chaussures, un pull parce que la nuit à plus de 5000 m il fait froid, et un coupe vent. Il y aura des porteurs, prenez le minimum.

  • Pour la nourriture, l'eau comment ça s'organise ?

  • Il y a de l'eau, il y a les porteurs, si le groupe se constitue, vous achetez ce que vous avez besoin, on a des caisses pour tout faire voyager.

Quand tu pars comme ça pour près de quatre semaines, que tu sais les trois thèmes de voyage : Le Kilimandjaro, le Serengeti, Zanzibar, qu'il te faut prévoir de dormir sous la tente, préparer ta bouffe, avoir un peu de linge, le duvet, le tapis de sol, tu poses tout devant ton sac à dos façon scout (voir l'emblème du Routard), tu fais des choix drastiques, en repensant à tout ce qu'on t'a dit.

 

Une fois inscrits, les réunions de préparation s’enchaînent. Il y a un accompagnateur façon débrouille sur place, et un guide de montagne. Personne n'est allé en Tanzanie. On sait juste qu'il faut avoir de la monnaie d'échange, et que ce n'est pas seulement du fric. La discussion sur la bouffe pour l'ascension va nous faire prendre : des nouilles, des soupes en sachets lyophilisées, du saucisson, de la purée mousseline, du  poisson, genre colin, en boite (ce qu'il y avait de moins cher), du pain longue conservation, des boites de cassoulets  « industriel ». Manquait que le singe et les biscuits durs !

 

Les fameux « circuits aventures » d'aujourd'hui ont un coté sage et sécur qui t'ont fait oublier depuis longtemps tes petites histoires.

 

Dans les quelques photos du jour, autour de Arusha, t'as ajouté tes petites notes griffonnées dans les moments d'attente. Tu les as exumées  il n'y a pas longtemps, les pilleurs de cave avaient jeté par terre le contenu de tous les cartons, de toutes les boites. Dans la poussière t'as déterré ces vieux souvenirs. T'avais scanné plusieurs boites de diapos. Tu sais qu'il t'en manque, parce que t'en as fait dupliquer et les originaux n'ont jamais retrouvé leur place. Et puis en fonction de tes interlocuteurs, t'avais la version complète, ou la version 2*50. Les déménagements et le reste ont pas mal bousculé ton trésor.

 

 

Alors quelques lignes de ton calepin :

Les dates exactes du séjour sont perdues, reste celle de l'arrivée à Gillman's point : 13/07/1978.

 

Arrivée samedi 18h à Moshi ; plus de quatre heures de retard. Aucun bus ne nous attend. Pas d'accueil. Premiers palabres, il faut aller à Arusha. Non prévu. (Bataille pour les chambres et les sanitaires).

Hôtel Greenland.

Le soir grosse discussion : 3 gars du groupe réclament leur tune et partent en autonome.

Des tentatives de change au noir. Des essais moyens et d'autres plus fructueux. (Dans une autre partie du voyage, le guide parti le soir en « transaction » se fera agressé.)

 

Taxi jusqu'à Norango Hotel pas loin du départ pour le Kili. C'est une sorte de lodge où nous préparons l'ascension. On y dresse nos tentes, et le soir on fait chauffer des nouilles, on tranche le jambon de Bayonne. Gruyère.

Le matin petite pluie. Le réchaud ne marche plus.

Petit passage « buvette ».

préparatifs longs= négociation sur le nombre et le prix des porteurs : 16 porteurs pour le groupe de 20.

Arrivée en Land Rover à la barrière du parc national vers 14h25.On sera au refuge de Mandara hut vers 17 h45.

 

107 kilimandjaro   Les neiges du Kilimandjaro
Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 12:00

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Promenade à Giverny. La maison de Monet. Son jardin des nymphéas.

 

Giverny et Monet - 31Vers trente ans t'as abandonné ton équipe de volley. Quatorze ans de pratique intensive et heureuse. Avec le ping pong et la natation ce sont les sports que t'as partagés avec ton père. Mais la vie prend le dessus, tu ne peux plus suivre le rythme. Quand tu n'es plus que remplaçant et qu'on ne te fait plus entrer en jeu, tu sais que c'est mort. Il te faudra plus de dix ans pour te remettre à courir, à pédaler, retrouver les sensations de ton corps.

Combien de jeunes commencent le jogging entre trente et trente-cinq ans ? Le boulot les a vidés, stressés, et refaire dix kilomètres comme ça un dimanche, ressentir les articulations, ses muscles la sueur, tout de coup ils renaissent.

T'étais allé voir une expo photos aux Tuileries, t'en parles comme ça à ton gamin qui s'est remis au jogging ; il te demande : « t'as vu les nymphéas ? »

  • Non .

  • T'étais aux Tuileries et t'as pas vu les nymphéas !

Giverny et Monet - 20

Quelques dimanches plus tard, t'es allé voir les nymphéas. L'art pour toi c'est comme le sport, t'as fait de la culture physique : t'as visité les grands musées, en cochant bien les cases pour être sûr d'avoir tout vu, mais t'as vite lâché l’entraînement et tu t'es retrouvé sur la touche.

 

Donc, cette salle ovale t'a impressionné. T'es resté longtemps. Et l'obstination de cet homme, Monet, à peindre, dans sa maison de Giverny, des nénuphars, te sidère...

Août à Paris, c'est sympa. Plus sympa quand il fait beau, que tu peux traîner le long des rues vides, sans les exhalations de la circulation. Cette année n'a pas été un grand cru d'ensoleillement. Tu profites d'une petite embellie pour passer la journée à Giverny.

 

T'as pas voulu passer à la Fnac prendre les billets, erreur, quarante minutes d'attente pour entrer dans la maison du maître. Bien plus que la super cuisine, la sobriété de l'aménagement, ce qui saute aux yeux et te marque, c'est la profusion des estampes japonaises. Il y en aurait cent que ça ne t'étonnerait pas.

On est vite bousculé, et tu te réfugies dans le jardin. Combien de division ? Ou plutôt combien de jardiniers ? Il faut du monde ! Dans ta déambulation tu apprendras qu'il a fait dériver un bras d'une rivière pour alimenter en eau son parc. Pas très citoyen ! Le bien publique ne résiste que rarement à une vrai détermination d'accaparement...

 

Donc le bassin aux nymphéas existe, le pont japonnais aussi. Les touristes en plus, et le vrai spectacle, c'est aux tuileries.

 

Les grandes propriétés du village de Giverny ont protégé quelques lieux, témoins du travail du peintre.

L'hôte Baudy, dans le jardin duquel un atelier a été maintenu « comme à l 'époque ».

L'église Radegonde, où la famille Monet est enterrée.

Enfin, entre un parking et un tunnel sous la l'Epte, la rivière qui alimente le jardin, un buste de Monet dans un sous bois. Faut un peu chercher.

En prime, quelques photos de châteaux de sable qui n'auront pas la longévité des nymphéas.

 

 

Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 15:34

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Visite du village, de la reculée de Baume, et des cascades.

 

Baume les messieurs 59C'est un de ces jours de vacances, que tu ne sais comment l'égayer. Le Jura sous la pluie t'imaginais pas. Les habitués t'avaient pourtant prévenu. Donc il pleut ou il menace de pleuvoir. La veille tu as marché dans les bois environnant ton gîte : plutôt une mission de reconnaissance qu'une vraie balade. Dans les bois, tu n'as aucune perspective, c'est humide et boueux. Tu es loin des parcours attractifs, là le balisage est fait juste pour dire que si tu veux y aller, c'est par là ! Une marque de peinture de confirmation à 300m du départ, ensuite à toi de savoir te guider.

 

T'as une carte, au 1/50000 ème, avec un peu de tout dessus. À 15 km tu repères un nom qui sonne, t'as déjà entendu : Baume les Messieurs. Tu connaissais Baume les Dames, alors les Messieurs, quelle différence ? Faut voir. T'es parti. T'arrives : t'es surpris, c'est tout petit. Près d'une église il y a un parking au pied d'une vieille façade, t'es au cœur.

 

Ton anorak, l'appareil photo, tu branches ton GPS, on ne sait jamais hein ? Que tu te perdes entre le deux rues ! Tu montes le petit chemin, te voilà devant la place qui te conduit à l'Abbaye. Faut bien en passer par là, ce qui caractérise la plupart de nos villages, c'est les églises et les château féodaux. La révolution n'a pas fait le ménage, tout est intact, bon à visiter. Les photos sur la pente qui t'emmènent en haut du plateau et te permettent d'avoir cette vue plongeante, tu les feras en repartant. Mais elles sont là. Le site est beau. T'avais longé les campings en arrivant, la pression immobilière ne doit pas être très forte, il y a de la place, et le site doit d'être sans doute sa préservation à un climat qui ne doit pas être très attractif.

Bon l'abbaye, donc ! Le petit guide que tu achètes sur place te dit qu'un acte de Lothaire (pas un acte de notaire, mais c'est tout comme!) de 869 fonde plus ou moins l'abbaye. Tu ne t'interresses pas vraiment aux multiples réaménagements. Sur une porte l'annonce de la prochaine visite guidée dans une heure, tant pis de ce que tu te prives, t'aimes pas glander. Tu vois le fameux retable au fond. Le guide te dit qu'il aurait été fabriqué à Anvers. Joli, mais peu accessible, et les photos faites depuis la barrière du chœur ne rend pas justice à sa finesse. Mais pour toi même, à une dizaine de mètres, en contre-jour, la notice est meilleure que ce que tu en vois.

Le reste de l'abbaye est austère. T'en as vite fais le tour, traversé la cour du cloître et celle des chanoines.

 

De retour à ta voiture tu remontes le cours de la Seille, la rivière qui naît dans la reculée. Elle jaillit de plein d'endroits de la falaise qui abrite les grottes. Tu feras ta visite en trois fois, trop de pluie. Tu passes une heure à l’abri dans le joli bar-restau devant la cascade. Les dernières photos sont donc celle de ce site des grottes et de la cascade. Un jour de vrai été, il doit y avoir du monde au pique- nique. Tu fais quelques photos « vertes », pas de bleu du ciel.

T'y reviendras avec ta petite femme, en profiteras pour goûter le vin du Jura, le savagnin. Arbois, côtes du Jura, vin jaune : tu mettras quelques échantillons dans ton coffre, on ne sait jamais, le soleil était peut-être caché là !

Baume les messieurs 47

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