Dimanche 4 février 2007
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23:54
Publié dans : Montagnes Pyrénées
Mallos de Riglos (1)
Pau - Jaca
Ce dimanche matin on nous dépose vers 14h00 à la gare de Pau. J’embrasse le beau-frère venu nous accompagner. Le parking est presque désert. C’est vrai que l’après-midi, il n’y a pas de train pour Paris avant 15h et plus…Ce dernier jour d’avril, il fait beau, peu de monde à la terrasse du café de la gare. Une dizaine de jeunes, sûrement juniors dans une équipe de rugby voisine, termine son entraînement à la bière. Des sacs abandonnés un peu partout et les baskets sur les tables. Allongés, la tête pendue en arrière du dossier des fauteuils en plastic vert, la casquette sur les yeux, ils prennent le soleil. « Lou beth ceu de Pau ».
Après un regard trois cents soixante degrés, nous choisissons une table. A mon tour de montrer mon savoir-faire à la bière. Ici et là une ou deux personnes se posent qui sur un banc, qui sur une barrière. Dans le soleil, le funiculaire fait sa navette habituelle avec le boulevard des Pyrénées. Il fait beau, juste un peu frais.
Une camionnette vitrée, genre « trafic », entre lentement sur le parking, choisit une place et s’arrête. Un homme, jeune, grand et mince en descend tranquillement. J’ai l’habitude, je me dis que c’est lui ; je me lève et lui demande : c’est vous « la Balaguère » ?
Poignée de mains, échange de prénoms, il va chercher sa liste, prépare son affiche; Mais c’est inutile, tout le monde l’a repéré : « c’est vous la Balaguère ? ».
Tout d’un coup nous nous retrouvons une dizaine, agglutinée à l’arrière du camion. Une fois les portes ouvertes on voit bien que tous nos sacs n’y rentreront pas. Certains comme moi avaient appliqué la consigne, un sac 60L pour les affaires et un petit sac 45 L pour la randonnée de jour. C’est vrai que ça encombre plutôt deux sacs à dos. Mais d’autres avait compris que la règle n’était pas une vraie contrainte, il y avait des valises…Sur ça ne rentrerait pas…Je compte les places du bus, et les personnes autour de moi. La non plus le compte n’y est pas. Ça m’agace. Il ne faut pas grand chose. Ma tendinite à l’épaule n’est pas guérie et je redoute un transport long dans de mauvaises conditions !
Le cercle est dense, et Luis nous montre le taxi à coté. De la place pour les bagages et ceux qui veulent montent dedans. Le cercle s’élargit, et je monte devant bien tranquille.
La vallée d’Aspe est toujours pour moi une découverte. Autant de fois que j’y passe. Nous prenons le tunnel du Somport (pour moi c’était la première fois) et j’expliquais que quelques années plus tôt à peu près à la même époque nous étions les seuls touristes d’un l’hôtel au fond la vallée, et nous le partagions avec les CRS en garde du chantier.
Nous arrivons enfin à Jaca. C’est dimanche soir. Pratiquement pas de voitures. Beaucoup de rues sont piétonnes. On fait un rapide tour de ville avant de préparer pour la journée de demain de Yebra de Basa à Santa Orosia
Ce dimanche soir où je débute la relecture de mes carnets de voyage, je ne trouve plus rien. Juste mes notes avec mes Way-points. Mais le petit dossier fait de cartes postales, de guides, de prospectus etc…pas moyen de remettre la main dessus. Tant pis. Il faudra que ça me revienne au fil des jours.
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