Cambodge Khmer

Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 20:39

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Première visite sur le site d'Angkor :

le temple Preah Ko. Groupe de Roluos.

 

Preah Ko - Cambodge 07Ouf ! Ça y est ! Nous voici enfin à Angkor. Ce 27 janvier, nous nous faisons photographier pour disposer d'un « pass » nominatif. Nous remontons dans le bus pour nous rendre au premier temple. Nous avons fait le matin la connaissance de notre nouveau guide, Ti, il parle un français sans accent, et nous présente ce premier temple.

L'histoire de ce temple oblige à remonter au roi Jayavarman II.

Enfant il aurait été capturé avec sa famille et emmené à Java par des pirates javanais, qui avaient saccagé la capitale du royaume. Notre guide ne nous donne pas beaucoup d'explications sur comment il s'est enfui et a pu reconquérir le royaume. Il s'était installé à Hariharalaya (« la dernière demeure de Shiva »), il y mourut en 835. Comment Idravarman I succéda à son fils Jayavarman III ?

 

C'est Idravarman qui fit édifier le temple de Preah Ko en 879. Dédié à Vishnou et Shiva. C'est un moyen pour le roi d'être divinisé.

Des statues de zébu expliquent aussi le nom du temple (ou Bœuf Sacré)

Les lions qui gardent le palais sont d'inspiration hindoue. Sur le site on trouve deux rangées de trois tours ; la photo Google-earth permet de voir la trace des enceintes, normalement trois. Chacune une porte, et trois fausses portes. Des ouvertures aux quatre point cardinaux.

Le temple est dédié aux ancêtres. C'est un temple de plain pied. La tour principale pour Jayavarman II. Ti nous rappelle que ces temples, comme celui là, abandonnés vers le 15 ème siècle, restaient connus des populations vivant ici. Les noms donnés aux temples, sont ceux utilisés par ces populations. Parfois ils ont été récupérés par des bouddhistes qui les ont transformés.

Les matériaux de construction sont essentiellement la latérite, le grès, les briques. Pas d'utilisation de mortier, mais des assemblages par tenons, mortaises. Pour les briques, utilisation d'un liant végétal ( à base d'huile de palme). Les ouvertures soutenues par des linteaux en grès ornés, sculptés. On y représente notamment le Naga à 5 têtes. L'éléphant symbole de l'équilibre de l'univers.

Les monuments étaient recouverts d'un stuc décoratif fait de sable et de chaux éteinte. Les statues étaient peintes.

Les statues de lion sont le symbole du roi. Le lion vient d'Inde.

Enfin, il y a des stèles gravées en sanskrit.

Ouf ! J'ai régurgité toutes mes notes. Pourtant hein ! La seule émotion naît uniquement du spectacle de ces pierres, de l'organisation du lieu, de ton imaginaire qui visualise la foule déambulant ou processionnant. Ton admiration aussi pour la civilisation. Des villes comme Hariharalaya abritait plus de dix milles personnes. Enfin il y a la rencontre curieuse de l'occident colonisateur de ce pays, mais révélateur de cette culture Khmère. Si l'essentiel des « trésors » culturels avaient été pillés il y a longtemps, les restaurations entreprises dans les année 30-40 ont réveillé ces lieux.

A la télé hier, un long documentaire présentait le temple de Baphuon que nous n'avons pas visité pendant les travaux.

Prochain temple : Bakong.

 

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer
Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 14:33

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Dernière halte avant Siem Reap. Le vieux pont dit « Naga ».

 Kompong Kdei - vieux pont - 18

Bien sur c'est à cause de cette immense balustrade de grès représentant le « Naga » ou « Naja », suivant la prononciation, qui de chaque coté borde le vieux pont, qu'il est nommé ainsi.

Je n'ai pas trouvé de trace dans le guide de ce pont. Sur Google Earth, au WP 109, je trouve au milieu de dizaines de noms de lieux, celui de Kompong Kdeï. Il y a plein d'autres dénominations, et dans toutes les langues...

le Naga est un animal, sorte de long serpent à plusieurs têtes. La tête ressemble à celle d'un cobra. Il appartient à la mythologie de l'Hindouisme. Il y a plusieurs représentations. Toutes se référant à Vishnou. Parfois symbole de fertilité.

Donc le lieu est Kompong Kdeï.

Toujours sur la route N° 6.

Dans mes notes depuis le départ de Sambor Prei Kuk, je ne trouve rien d 'autre que la trace d'un énorme assoupissement, avant que notre guide nous annonce le site.

Quand nous étions repartis, malgré la route chaotique, j'ai fait quelques photos de la vie quotidienne. Les femmes au puits, les enfants qui nous saluent. Kompong Kdei - vieux pont - 13

Vers 18 h 00, quand nous arrivons au vieux pont, dans le soleil qui affiche ses dernières couleurs rougeoyantes, j'ai noté le retour des troupeaux. Ici des buffles, là, des vaches. Je suis un peu naïf quand je mets en ligne ces photos de buffle pâturant ou sortant du « bain ». Mais que serait le voyage sans l'émotion de la découverte de ces micro-instantannés de vie qui te relient à ta propre culture. Même si ça te ramène des années en arrière.

 

Demain à partir de Siem Reap, nous allons débuter quatre jours de visites à Angkor. Autre passé, autre culture. Quel serait mon attrait pour ces vestiges, sans ce pilleur d'antiquité qu'était Malraux. Mon butin sera uniquement quelques photos que tant d'autres ont déjà faites. Mais pour moi.

 

Fin de cette journée du 26 janvier.

 

tete a Angkor Tom

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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 14:56

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Temples proches de l'ancienne capitale du Kambudja : Içanapura.

 Sambor prei kuk - 21

Après le repas à Kompong Thom, notre petit groupe se remobilise, et « accepte » de continuer son voyage vers Siem Reap. Il faut dire, qu'un peu de Chaleur, un peu de route, quand tu t'arrêtes à l'ombre avec la fraîcheur des bassins, repartir est toujours un peu coûteux.

En route donc vers les temples de Sambor Preï Kuk. Il faut quitter la route principale, et s'engager sur une piste où la petite sieste digestive, remise en cause par les chaos d'une terre défoncée, arrache des plaintes du voyageur. Assis au fond du bus, tu ne vois pas la même chose que l'homme qui manœuvre au volant. « Il ne sait pas conduire ! Celui là ». T'imagines bien, qu'un bus de cette valeur, n'aurait pas été confié à un abruti qui ne connaîtrait pas les pièges de cette route. Espérons qu'il ne comprenait pas le français.

Notre guide nous montre des emplacements qui avaient été occupés par les « casques bleus » Japonnais, après le « départ » des Khmers rouges. Elle en profite pour nous annoncer qu'à Sambor Preï Kuk, le guide spécialisé qui nous attend est japonnais. Il travaille là depuis longtemps.

Entre deux chaos, et en attendant d'être complètement dans la forêt, quelques photos, dans les villages, en bord de route.

Nous sommes les seuls touristes ce jour là. Les enfants ont mille choses à vendre, notamment la fleur de lotus à déposer en offrande dans les temples. Tous les petits bombons au caramel sont distribués, néanmoins il faut acheter un ou deux trucs improbables à 1 €. Puis le guide demande qu'on le laisse travailler. Plusieurs fois, sur différents modes.

La visite se déroule tranquille. On se parfume à « l'anti-moustique », et nous entrons dans le sous bois.

Un rappel sur les enceintes successives des temples. Il en reste 64 « debout » sur plus d'une centaine. Ils reflètent l'art Khmer du VI ème siècle. Le lion en reste une caractéristique, influence hindoue sans doute. La plupart des pièces importantes ont été déplacées au musée de Kompong Thom. Les temples souffrent de la végétation et de l'abandon où ils ont été laissés si longtemps.

 

Sur les temple les mieux conservés, il explique l'architecture. Toujours des constructions en latérite et briques. Cinq enceintes pour les temples. Les temples conservés montrent une structure en trois niveaux : bases carrées dédiées à Brahma, Une partie hexagonale pour Vishnou, et enfin, la partie supérieure ronde pour Shiva.

Le guide nous rappelle la structure des temples hindous, le paradis, le monde et l'enfer. Commentaire sur le mont Meru, symbole hindouiste (Meru en boudhisme).

Le plus g=haut temple dédié à Shiva culmine à 20 m de hauteur.

 

Le WP 108 sur la carte Google est l'enceinte précédant le deuxième temple.

Pas loin on trouve le grand bassin. Bassin sacré pre-Angkorien. Cinq mètres de profondeur. Aujourd'hui asséché. Il témoigne qu'il y avait 20 000 familles au sens large, qui vivaient à Içanapura, capitale de l'empire khmer de l'époque (le Kambuja).

 

Le groupe principal qu’on visite ensuite ne montre plus qu'un temple sur une quarantaine. Les autres ont été détruits par la guerre civile. Le guide rappelle qu'au moment du protectorat français les groupes étaient intacts que toutes les statues existaient.

L'Unicef a nettoyé le site à la fin de la guerre. Il était couvert de sous munitions.

 

Coup d’œil aux ficus, au fourmis, encore quelques sollicitations d'enfants.

Le bus nous reprend pour un arrêt 25 minutes plus loin vieux pont reliant la route principale entre Angkor et Sambor Preï Kuk.

 

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer

 

 

Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 16:28

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 Avant notre arrivée à Kompong Thom,

et la visite des temples de Sambor Prei Kuk.

 Kompong thom-tailleur pierres-09

Chaque voyage en car nous amène à un atelier, plus ou moins artisanal. Ici aussi. La route numéro 6 est bordée de maisons de village, parfois d'un hangar, et devant chaque maison, une échoppe présentant des sculptures susceptibles d'être transportées facilement. Petit personnages, animaux, et têtes de Bouddha. Plus loin tu entends les meuleuses et les burins. De la poussière. Les hommes sont là, en plein travail. Beaucoup de poussière, tu marches sur un sol d'éclats de pierres qui crisse. Derrière les gestes qui te fascinent, tu as aussi un oeil vers la sécurité: au mieux un foulard en protection, une toile pour l'ombre, mais rien pour les yeux, pas de lunettes de protection...

 

Il y a des statues hautes de deux mètres en cours. Les volumes bruts sont impressionnants. Des statues finies et peintes, d'autres en voie d'achèvement. Bien sur il y a un plan. Mais les hommes travaillent directement le grès blanc et fin. La magie est dans la précision de l'objet fini, la capacité de le reproduire à l'identique. J'espère pour eux que les grosses pièces ont fait l'objet de commandes, car ce n'est pas le touriste de passage, avec ses vingt kg de bagage, qui peut emmener ça dans son deux pièces à Paris.

 

Encore une image du Cambodge saisissante ! Hein ! Du savoir faire, de beaux objets, la vie s'organise autour de l'atelier : vendre le travail implique toute la famille.

 

J'ai ajouté une vue d'ensemble du petit restau en plein air à Kompong Thom. Sympa et bon.

Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 18:54

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Le marché à Skun - les araignées frittes

 

visage 2 - skunL'arrêt à Skun apparaît d’abord comme un arrêt obligé. Mais c'est une découverte magnifique. Bien sûr, tous ceux qui revenaient d'un voyage autonome au Cambodge, te décrivaient ces « resto-routes » où tu gouttais ces mets prestigieux que sont le criquet frit ou le riz gluant dans sa robe de bambou. En décembre, quand ta fille rentre de là-bas, elle te parle des enfants mangeant des araignées, ou des cafards frits prêts à déguster.

 

Ce que tu vois à Skun, y ressemble vraiment.

 

visage 4 - skunCe qui agace un mec normé comme moi, c'est qu'on te dit vingt minutes, qu'on y passe trois-quarts d'heures ! C'est pas la question de ce que tu découvres ! Tu ne peux t'échapper au delà du cercle visible de ton bus. Si on t'annonce : « trois quarts d'heures ! » d'entrée de jeu, t'aurais foncé. Mais là, tu te sens comme une chevrette arrimée à son piquet . Tu tends ta corde, mais faut toujours sentir le bus attaché à ton cou...

 

Ah ! Ces mygales !

visage 5 - skunVraiment quand tu les vois frittes dans ce plat, tu te raidis. C'est vraiment pas ton truc. Si, notre guide explique comment elles vivent dans la terre, dans des trous, sorte de terrier, qu'elles sont venimeuses. Elles se nourissent de pousses d'herbe, de plante. Ils en récoltent le venin, réputé guérir des maladies des poumons. A cette saison elles sont bien grasses.

Seul, tu n'aurais jamais goutté ce riz gluant, cuit au bois, dans les cylindres de bambou, à la saveur si sucrée. Un dessert.

 

visage 1 à skunQuand tu comprends qu'on a du temps, tu refais un deuxième tour, tu profites des gens qui vivent là. Petit coup de chapeau à ces très jeunes filles, qui bon gré, mal gré, travaillent là et te présentent avec le sourire, et gentillesse leur précieuse récolte. Plus âgées les femmes paraissent tendues et fatiguées.

 

Un lieu de vie authentique !

 

Prochain arrêt chez un tailleur de pierre. Envie d'une petite tête de Bouddha en grès?

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