Au hasard des arrêts quelques images de la vie locale au Cambodge.
Le long de la route entre Phnom Penh et Siem Reap
Ce mercredi 26 janvier le bus part à 7 heures. La circulation, n'est pas si dense qu'au Vietnam. Nous nous trouvons vite dans la nature d'abord sur la route N°6, puis la 61. Ce soir nous arriverons à Siem Reap, base de départ pour la visite des temples de Angkor.
Dans les rues de Phnom Penh, une énorme sono en cours d'installation, envoie des « BONJOUR » au moment ou, Si, notre guide prépare son micro pour un petit exposé.
Les conditions de travail : très différentes si on travail dans le privé ou le publique. Les salaires dans le privé vont de 250 à 500 $. Pour un fonctionnaire, la rémunération ne permet pas de vivre. Alors ils sont obligés de prendre un deuxième travail. Une heure ou deux pour leur service puis ensuite, ils vont travailler ailleurs. Il faut dire aussi que dans cet état (ce royaume), il n'y a pas de système d'imposition organisé. Très peu de services publiques. Pour la santé, pas de sécurité sociale, tout est privé et « il faut payer très cher pour être soigné ». Pas d'indemnisation du chômage, pas de système de retraite, sauf pour les plus anciens fonctionnaires qui après soixante ans peuvent percevoir jusqu'à 40 $.
"L'age moyen est de 60 ans".
(j'ai noté âge moyen, c'est sans aucun doute d'espérance de vie qu'il faut parler). On trouve un peu
plus de personnes âgées dans les campagnes que dans les villes. L'alcoolisme est réputé faire des ravages. En plus deux autres causes majeures de mortalité, le sida et les accidents de
circulation.
Pour les jeunes enfants, le paludisme est une cause importante de mortalité.
Pas un paradis quoi !
Un peu après 7h30 premier arrêt pour visiter une pagode d'un petit village, sans prétention, mais bien décorée. Avec une fresque représentant tous les animaux du calendrier.
Moins d'une demie heure après, nouvel arrêt. Les photographes étaient sevrés de photos de champs de lotus. On en verra deux. Dans le premier, les fleurs sont plus lumineuses et les graines commencent à se faire, l'autre déjà en cours d’assèchement. Un homme vendra à SI un gros bouton conique, d’où elle va extraire les graines, nous les faire goutter. C'est comme une fève. Crue la graine fait penser à un petit pois. Je n'ai jamais autant mangé de rhizomes de lotus. Un régal tous les jours.
A peine nous repartons que nous croisons un char à bœufs. Quelques minutes de palabres, et nouvel arrêt. Il en arrivera plusieurs.
Si explique qu'ils viennent de la région de Kampong Thom. Quand la récolte de riz est fini, les moissons faites, les hommes partent une ou deux semaines pour vendre différents objets artisanaux. Les poteries sont fabriquées à la morte saison par les femmes et les enfants. Elles sont séchées au soleil. Très demandées, pour brûler des charbons de bois; les personnes âgées aiment boire leur tisane dans un bol en terre, réputé donner meilleur goût.
Le char à bœuf est organisé pour le séjour. Paille pour les bœufs. Le paysan les lave et nourrit tous les jours. Il emmène avec lui du riz, du poisson salé pour sa consommation ; il dort dans la charrette.
Tu comprends pourquoi la circulation est compliquée, les chars, les voitures, et aussi le transport le plus commun, la carriole à deux roues tirée par une moto. On en croisera des centaines. Jusqu'à quinze personnes dessus, assises sur des planches, les enfants dans les bras des parents. C'est le transport normal des ouvriers le matin. J'en ai vu être fabriquées dans un atelier à ciel ouvert, pas de suspension, le châssis en acier est posé directement sur l'essieu.
Ne nous posons pas la question de la sécurité...
Encore un peu de route et nous arriverons à Skun. Un marché, sorte de restaurant rapide en bord de route : saisissant.









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