Cambodge Khmer

Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 09:08

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Au hasard des arrêts quelques images de la vie locale au Cambodge.

Le long de la route entre Phnom Penh et Siem Reap

 Phnom Penh Siem Reap - 04

Ce mercredi 26 janvier le bus part à 7 heures. La circulation, n'est pas si dense qu'au Vietnam. Nous nous trouvons vite dans la nature d'abord sur la route N°6, puis la 61. Ce soir nous arriverons à Siem Reap, base de départ pour la visite des temples de Angkor.

 

Dans les rues de Phnom Penh, une énorme sono en cours d'installation, envoie des « BONJOUR » au moment ou, Si, notre guide prépare son micro pour un petit exposé.

Les conditions de travail : très différentes si on travail dans le privé ou le publique. Les salaires dans le privé vont de 250 à 500 $. Pour un fonctionnaire, la rémunération ne permet pas de vivre. Alors ils sont obligés de prendre un deuxième travail. Une heure ou deux pour leur service puis ensuite, ils vont travailler ailleurs. Il faut dire aussi que dans cet état (ce royaume), il n'y a pas de système d'imposition organisé. Très peu de services publiques. Pour la santé, pas de sécurité sociale, tout est privé et « il faut payer très cher pour être soigné ». Pas d'indemnisation du chômage, pas de système de retraite, sauf pour les plus anciens fonctionnaires qui après soixante ans peuvent percevoir jusqu'à 40 $.

Phnom Penh Siem Reap - 11"L'age moyen est de 60 ans". (j'ai noté âge moyen, c'est sans aucun doute d'espérance de vie qu'il faut parler). On trouve un peu plus de personnes âgées dans les campagnes que dans les villes. L'alcoolisme est réputé faire des ravages. En plus deux autres causes majeures de mortalité, le sida et les accidents de circulation.

Pour les jeunes enfants, le paludisme est une cause importante de mortalité.

 

Pas un paradis quoi !

 

Un peu après 7h30 premier arrêt pour visiter une pagode d'un petit village, sans prétention, mais bien décorée. Avec  une fresque représentant tous les animaux du calendrier.

Moins d'une demie heure après, nouvel arrêt. Les photographes étaient sevrés de photos de champs de lotus. On en verra deux. Dans le premier,  les fleurs sont plus lumineuses et les graines commencent à se faire, l'autre déjà en cours d’assèchement. Un homme vendra à SI un gros bouton conique, d’où elle va extraire les graines, nous les faire goutter. C'est comme une fève. Crue la graine fait penser à un petit pois. Je n'ai jamais autant mangé de rhizomes de lotus. Un régal tous les jours.

 

A peine nous repartons que nous croisons un char à bœufs. Quelques minutes de palabres, et nouvel arrêt. Il en arrivera plusieurs.

Si explique qu'ils viennent de la région de Kampong Thom. Quand la récolte de riz est fini, les moissons faites, les hommes partent une ou deux semaines pour vendre différents objets artisanaux. Les poteries sont fabriquées à la morte saison par les femmes et les enfants. Elles sont séchées au soleil. Très demandées, pour brûler des charbons de bois; les personnes âgées aiment boire leur tisane dans un bol en terre, réputé donner meilleur goût.

 

Le char à bœuf est organisé pour le séjour. Paille pour les bœufs. Le paysan les lave et nourrit tous les jours. Il emmène avec lui du riz, du poisson salé pour sa consommation ; il dort dans la charrette.

 

Tu comprends pourquoi la circulation est compliquée, les chars, les voitures, et aussi le transport le plus commun, la carriole à deux roues tirée par une moto. On en croisera des centaines. Jusqu'à quinze personnes dessus, assises sur des planches, les enfants dans les bras des parents. C'est le transport normal des ouvriers le matin. J'en ai vu être fabriquées dans un atelier à ciel ouvert, pas de suspension, le châssis en acier est posé directement sur l'essieu.

Ne nous posons pas la question de la sécurité...

 

Encore un peu de route et nous arriverons à Skun. Un marché, sorte de restaurant rapide en bord de route : saisissant.

Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 23:44

Publié dans : Cambodge Khmer

 

Dernière promenade à Phnom Pehn ce 25 janvier.

 Mékong Tonlé Sap20

Un abonné régulier de ton blog te dit ne plus comprendre ce que tu écris, où tu veux en venir. Ça correspond à ce que disent les stats. Les derniers sujets n'ont pas trouver de visiteurs...C'est déjà arrivé !

 

Donc je relirai et corrigerai les derniers sujets postés.

 

La balade présentée ici ne demande pas de commentaires. Un petit tour en bateau nous promène au cœur de Phnom Penh. D'un coté les bâtiments officiels, les palais et musées que nous avons visités le matin, de l'autre sur les berges de la presqu’île que forment le Mékong et son bras vers le lac Tonlé Sap, les gens vivent sur les bateaux de pêcheurs. D'immenses affiches invitent à prendre soin de sa vie...

 

J'ai préparé une vidéo, on y entend bien Si, notre guide. Puis surtout les enfants qui jouent et les sons étouffés de rythmes dansants .

 

 

 


Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 10:14

Publié dans : Cambodge Khmer

 

Wat Phnom. Centre de Phnom Penh.

 Phnom Penh - Wat Phnom-12

Point zéro pour la mesure des distances entre les villes du pays

 

Comme toujours, je transcrits les commentaires de Si, notre guide.

Wap Phrom a été construit en 1372. Avant la construction de Phnom Penh.

Une certaine dame, madame Penh a fait construire l'édifice. Elle habitait au bord du lac de Tonlé Sap; ce lac qui sert aussi de déversoir du Mékong en période de hautes eaux.

Régulièrement les habitants cherchent à récupérer le bois qui flotte sur le lac pour construire des abris. Elle aperçoit le Bouddha qui flotte sur un tronc. Les villageois l'aident à l’emmener. Plus tard elle fit construire cette colline pour lui.

 

Dans la pagode on a installé cette statue de Preah Noreay récupérée des flots; on y aouta une statue de la dame Penh, une statue de roi. A coté de la pagode, le stupa contenant les cendres d'un roi (Pona Yat).

 

Cette petite butte de terre au dessus de laquelle sont construits ces monuments, est à l'intérieur d'une grande place avec jardins où l'on se promène. Sur une pente, un monument historique qui commémore le traité franco siamois du 15 mars 1907. Il y a la statue du roi Sisowath, signataire du traité. J'ai noté le rapprochement avec le Battamang, sans vraiment savoir le localiser. Après sur la carte tu repères une ville vers le Nord.

 

La visite de ce grand jardin était sympa. Il y a des endroits pour flâner, et au hasard de mes déambulations, quelques animaux plus ou moins familiers.

 

Il va être temps qu'on se repose sur le bateau...

 

P.S . A la fin de notre deuxième jour de visite de Phnom Penh, je ne peux m'empêcher de remarquer le différence de point de vue entre les deux premiers jours de visite de Hanoï au Vietnam.

 

Ici le musée national est un long récit de l'histoire culturelle du peuple Khmer. Les temples depuis le VI ème siècle jusqu'à la période d'Angkor , puis l'abandon d'Angkor pour la fondation de Phnom Penh, montrent la régulière migration des habitants, soit pour des causes naturelles, soit sous l'effet d'invasions. La colonisation et surtout la tragédie « Khmers Rouges » ont laissé des traces profondes. Mais il n'y a pas d'exposé d'une sorte de revanche identitaire.

 

A Hanoï deux faits majeurs fondent l'identité : la guerre contre la chine et la fondation de la ville en 1010. La guerre d'indépendance, la longue lutte d'Hô Chi Minh et bien sur la reconquête du Sud contre les américains. Et comme ciment au dessus des siècles, la tradition, les religions. Tout en étant un état multi-ethnique, s'exprime une prééminence du groupe de la population la plus nombreuse, Viet.

 

Est-ce lié à la forme des exposés de nos guides ? C'est en visitant Wat Phnom que je note le nom d'un roi de l'Histoire du Cambodge (autre que ceux de la dernière période ). L'archéologue du musée national a centré son discours sur la modification de la statuaire en fonction des époques, de l'influence spirituelle du moment, mais aussi de l'environnement social : statues plus raffinées dans les périodes fastes, plus « brutes » dans les périodes pauvres ou géographiquement démunis de moyens, matériaux.

Le musée de l'histoire à Hanoï jalonne les grandes dates de reconstitutions historiques. Le musée des beaux arts fait la part belle au siècle dernier...Notre guide vietnamien, Tu, connaissait par cœur toutes les dynasties et leur rois.

Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 23:08

Publié dans : Cambodge Khmer

 

Le Musée de Tuol Sleng : centre de torture S21.

 Musée du Génocide - Phnom Penh-4

Nous attendons que le temps libre accordé pour la visite du Palais Royal à Phnom Penh se passe. Compte tenu de la journée fériée, et de la précipitation avec laquelle les personnels ferment les pavillons, il ne nous reste que les vendeurs de souvenirs et la gestion des « commodités » pour patienter et retrouver le Bus.

Si, notre gentille guide, nous rappelle la taille du Cambodge actuel, ses quatorze million d'habitants et les pressions et agressions dont ce petit état est victime de la part des ses puissants voisins. Que ce soit le Vietnam, dont les dix ans d'occupation ont laissé des traces, ou la Thaïlande qui continue militairement son « grignotage » du territoire au nord. Je t'ai parlé de ces temples qui le mois dernier, réputés depuis la nuit des temps appartenir au Cambodge, ont été accaparés par la Thaïlande. Les « résolutions » internationales ne sont jamais appliquées et le temps qui passe conforte les puissances dominantes.

 

Beaucoup des temples Cambodgiens ont été pillés. Les pièces volées transitent vers la Thaïlande. Et on rappelle volontiers, qu'un des premiers pillards a été Malraux, et qu'il lui a fallu sept ans pour restituer ses rapines...

 

Si nous remet en mémoire, aussi, les différences entre les peuples, Champa, Vietnamien, Cambodgien. Par exemple, les Champas élèvent et font commerce des bœufs. Les Vietnamiens « savent » vivre sur des maisons flottantes, et ont une pratique de la pêche différente des Cambodgiens .

Le musée ferme vraiment, nous sommes mis dehors.

 

WP 96 . J'ai noté que notre restaurant, ce midi est dans un quartier résidentiel, plutôt protégé, sans intérêt pour le photographe.

 

WP 97 . Nous arrivons donc à cet ancien lycée créé par les français. Lycée Tuol Svey Prey. On voit les barbelés qui bordent les murs. Dans l'enceinte du site, Si nous expose quelques faits. Sihanouk était au pouvoir depuis l'indépendance (fin 1954). Il redoutait par dessus tout, l'arrivée des communistes. On est dans les années 60.

En 1952, Pol Pot fait ses études en France. Il fonde le parti communiste en association avec les autres pays de l'Indochine. Sihanouk en 1966 déclare être menacé par le parti communiste. Il lance une vague d'arrestations. Les familles susceptibles d'être inquiétées se cachent dans la forêt. Le parti communiste khmer s'organise, trouve des ressources. En 1970 Le roi Sihanouk est en déplacement à l'étranger, le général Lon Nol soutenu par les américains qui reprochaient à Sihanouk de laisser le Cambodge servir de base arrière au Viets Minh, en profite pour faire un coup d'état contre le roi. Il restera chef du gouvernement jusqu'en 1975.

Il faut écouter Si nous raconter. Elle simplifie et nous aide à comprendre l’enchaînement des événements. Sihanouk négociait avec les Russes et les Chinois pour défendre son pays (et peut être un peu son pouvoir). Lon Nol était « supporté » par les américains. Sihanouk appelle son peuple à le défendre, et dans le même temps, les Khmères rouges, déjà dans le maquis, invitent les partisans de Sihanouk à les rejoindre, pour combattre Lon Nol. C'était la guerre au Vietnam, et les américains ne vont pas rester longtemps sans réagir. Les bombardements par les B52 vont s'intensifier. On en verra des traces sur les sites de plusieurs temples Khmers.

Avec la fin de la guerre du Vietnam, en 1975, Lon Nol est chassé : les Khmers rouges et Sihanouk prennent le pouvoir. Le 17 avril, pendant la fête du nouvel an Khmer, les khmers rouges demandent aux gens de quitter la ville de Phnom Penh pendant trois jours. Tous les représentants des partis politiques ont alors été tués sur place. Jusqu'en 1976 Sihanouk se maintient, même si Pol Pot a fait exécuter une grande partie de sa famille. Sans s'en prendre personnellement au roi. Il exécute les principaux ministres.

 

Il a organisé des déportations de village entiers, armés d'autres villages pour massacrer les habitants des premiers. Les survivants étaient à leur tour tués ensuite par un troisième ou quatrième village. Dans ce grand manège où chaque village devenait l'exécuteur du village d'à coté, il n'a jamais pu être établi une logique de commandement, d'organisation des massacres.

Musée du Génocide - Phnom Penh-8

C'est les khmers rouges qui transforment le lycée en prison avec l'aide des chinois. Le principal est Phong Thiu. (transcription phonétique). Ce centre devient un centre de tortures. Plus de 16000 personnes mourront. A la libération du camp en 1979 , seulement 7 survivants. Et dans quelles conditions. Plus d'un million de Cambodgiens aura été masacré.

 

Je n'ai pas fait de photos des accessoires utilisés pour la torture des victimes, ni de leurs portraits photographiés par les bourreaux. Ces portraits tapissent les murs des cellules. C'est oppressant jusqu'à la nausée.

 

Je me souviens encore de deux grands chocs de mon adolescence, la visite du camp du Strutoff, où chaque planche des vieux baraquements étaient un témoin des souffrances inhumaines subies là (ils ont été incendiés depuis). Vers 1961, le film « Nacht und Nebel » à la télévision m'avait aussi bouleversé. L'horreur ne s'affiche pas. Celle rencontrée ici s'ajoute aux autres.

 

A cette époque j'étais tellement « remonté » contre l'impérialisme américain: outre la guerre au Vietnam, il y avait eu le coup d'état de Pinochet contre Salvador Alliende, et je ne sais plus quoi, en Afrique, que les massacres au Kampuchéa Démocratique me paraissaient lointain... Et puis, t'avais tes gosses à élever. Tu ne pensais pas au Cambodge.

 

Des sept survivants de ce centre de torture, un homme était là, lors de notre visite. Merci à Si, notre guide, d'avoir su nous faire patienter pour qu'un véritable échange ait lieu avec ce témoin vivant.

Je te mets la photo de sa carte de visite: Mr Chum Mey. La plupart des personnes qui ont « travaillé » dans ce camp ont rejoint leur village. Beaucoup ont été exécutés par les villageois, eux mêmes. Mais pour les autres, sauf les leaders, le silence et le temps vont faire leur office.

La question en suspens, pourquoi les Khmers rouges ont tués leur propre peuples? Pas de réponse...

Pol Pot est mort trop tôt.

 

J'ai presque trente minutes de témoignage de cet homme sur mon enregistreur. Difficile de le reproduire sans le trahir. Je le conserve pour sonoriser un diaporama.

 

Après cette visite éprouvante, nous aurons droit à une petite ballade en bateau sur le Mékong. Ouf ! C'était oppressant. Mais une découverte indispensable!

tete a Angkor Tom

Cambodge Khmer
Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 00:42

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Le Palais Royal et la Pagode d'argent.

Suite de la visite du 25 janvier.

En continuant de lire mes notes audio sur le musée National de Phnom Penh, je voulais retrouver pied dans tous ces dieux si mystérieux. Je redécouvre qu'un des moments forts étaient les enfants, les collégiens et même les groupes de jeunes coréens qui courraient dans les allés. Ils auront sûrement retenu l'essentiel pour eux, leur avenir n'est pas dans les dieux du passé, même s'il faut respecter la tradition. Surtout la dépasser...

 

Palais royal Phnom Penh-19Question tradition, on est servi quand vers 9h45 ce 25 janvier nous franchissons les grilles du Palais Royal. Si nous réunit sous un banian sacré, en latin Robusta (non pas le café, ça nous a tous fait rigoler) . Des fleurs roses bourgeonnent. L'arbre de Bouddha, planté par les cambodgiens dans cet endroit sacré.

Le bouddha est né et mort sous cet arbre. D'où la perpétuation de cette tradition.

Les jeunes femmes qui attendent un bébé récoltent les fleurs et les font sécher au soleil. Du cinquième mois de grossesse jusqu'à l’accouchement elles se font des tisanes à base de ces plantes. Elles sont réputées diminuer les douleurs pendant l'accouchement.

 

Ensuite Si nous présente les bâtiments, le Palais Royal, dont les couleurs jaunes et blanche sont celles de l'hindouisme et du bouddhisme.

 

Le royaume Khmer a subit plusieurs invasions, et la chute d'Angkor qui était la capitale a entraîné une migration vers des régions plus sures. D'où la fondation de Phnom Penh comme nouvelle capitale. D'autres cités avaient été construites, mais dans des zones trop inondables. Ici au bord du Mekong, le commerce, les échanges étaient favorisés par la navigation sur le fleuve.

Palais royal Phnom Penh-15

Ensuite Si nous explique l'organisation des pavillons, le rôle des portes pour les cérémonies. La porte de la réception, notamment pour la fête. Le roi pour les grandes fêtes s'adresse aux fonctionnaires qui sont invités dans le parc. 

 

Le premier bâtiment visité est la pagode, photos interdites. Il y a l’effigie du roi, en or. Il y a une organisation des lieux pour les cérémonies de mariage. Il y a des explications confuses concernant le roi actuel, âgé de 56 ans (Norodom Sihamoni). Non marié. Comme la succession est un processus électif , la question de la descendance ne se pose pas. ! Mais les touristes cherchent toujours les petites histoires croustillantes...

 

Le pavillon suivant est la salle des costumes et objets royaux. Juste une photo de ces six mannequins. Les autres vitrines avec les mannequins portant des costumes brodés en or, protégées par des glaces rendues opaques à force d'être caressées du plat de la main,ne sont plus photographiques...

 

Il y a des bureaux pour des fonctionnaires à coté, le palais proprement dit où le drapeau du Roi, marquant sa présence flotte. Bien sur tout le monde veut savoir ce que ça coûte un Roi. L'échange donne un indicateur de l'ordre de 15% du revenu national. Pour le vieux parigot, c'est beaucoup, mais comme on ne sait pas les services rendus en contre-partie, ça ne veut pas dire grand chose.

 

Quand même, le Cambodge est un état où il n'y a pas de service de santé publique. Le guide à Angkor, nous expliquera qu'il avait du se faire opérer récemment au Vietnam. Au cours du voyage, les guides prendront bien soin de nous présenter les hôpitaux, cliniques, les services de pédiatries, financés par des des instituts étrangers, et ceux financés par des donations du Roi.

 

Une autre curiosité, est le don par Napoléon III d'une villa, installée dans le parc et de style français, dénotant bien.

 

Nous franchissons une enceinte rectangulaire dont les  fresques illustrent l'histoire de Râmâyana. Elles ont été partiellement détruites par une crue de plusieurs mètres en 1977. Elles avaient été peintes en 1927, plus de 600 mètres de murs peints. Trente artistes sous l’autorité d'un architecte des beaux arts.

Donc, au centre la Pagode d'Argent. Ainsi appelée pour son dallage au sol de 500 pavés d'argent. La pagode ressemble à un musée de l'orfèvrerie. Des bouddhas en or, des pierres précieuses, des bracelets, couronnes etc. La pagode a aussi un autre nom, la pagode d'émeraude.

On s'arrête devant un Bouddha de 90 Kilos d'or, 5000 diamants. Celui sur son  front 25 carats.

 

Partout dans ces visites de pagodes, de musée, il y a des boites pour recevoir des dons. En principe des offrandes pour les moines, ou des aides pour l'entretien des lieux. Ce jour là étant férié, on nous presse de finir notre visite rapidement. Les personnels ont hâte de fermer. Ça peut se comprendre. C'est la que je vois un gars en pantalon gris et chemise bleutée, passer devant les boites et les corbeilles d'offrandes, faire un tri rapide, ramasser le plus gros. Il rejoint d'autre personnes, sûrement des collègues et il redistribue à chacun une part de la levée. Tu t'agaçais souvent des oboles que ta petite femme laissait régulièrement. T'espères que ça l'aura vaccinée !

 

Tu quittes la pagode d'argent pour la terrasse des éléphants. Bien sur il n'y en a plus. Quelques reproductions en perpétuent le souvenir, avec les baldaquins, les sièges dont on les sellait.

 

Nous passons devant le stupa de la fille de Norodom Sihanouk, et nous quittons l'enceinte de la pagode.

 

Après le repas, nous visiterons le musée du génocide. Pas gai, mais édifiant.

tete a Angkor Tom

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