carnets de voyages

Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 16:11

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Suite de notre ballade dans Barcelone.

 figueres - théatre musée Dali - 03

Quand on entre dans le Théâtre musée de Dali à Figueres, la première impression est la bousculade de la foule et son agglutination autour d’objets réputés mythiques. On a déjà vu la Cadillac au milieu de la cour. Nous arrivons ensuite dans le lieu qui était la scène du théâtre, avec le toit refait en dôme de verre lumineux.

Le clou est bien sur le décor avec le canapé rouge baisé qu’à travers une sorte de grosse loupe, on regarde formant un portrait. Le salon de Mae West

C’est une des caractéristiques du lieu, le trompe l’œil. Mais pas facétieux, trompeur, non ! Un exercice savant de vision courte et périphérique. Allez de l’ensemble au détail, utiliser la lumière comme filtre des scènes. Rien n’est du au hasard. Tu restes ébahi par la connaissance savante mise en œuvre.

Et puis les matières, les formes, tout est utilisé pour que ton regard ne soit pas en repos, que tu t’interroges sans cesse : pourquoi ?

Sur la vidéo tu verras la main du conférencier s’agiter pour exprimer le foisonnement des idées, des principes mis en œuvre. De 1961 à 1974. Quelle patience, obstination, confiance dans cette capacité créatrice sans cesse renouvelée.

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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 12:05

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Dali dans son théâtre musée, une imagination sans limite.

 

dali - Le musée théatre à Figueres 8Tu revisites donc cette vidéo, les deux journées denses à Barcelone et ses environs, organisées dans le cadre des expositions consacrées à Dali. Après un premier musée d’où je ne garde pas d’images, nous filons à Figueres pour visiter le musée Théâtre inventé par Dali.. Le « Teatre Museu Dali ». C’est dans ce village que Dali naquit et mourut.

Nous devons patienter devant la porte, la foule est si dense qu’il faut attendre son heure…C’est l’occasion de contempler la façade, son immense coupole en verre.

Pour accéder à la petite place devant le théâtre, des ruelles : plusieurs statues désincarnées animent leurs ombres et lumières à notre passage.

Notre groupe est appelé, on entre dans la cour en face l’ancienne scène du théâtre. Au milieu la Cadillac surmontée d’une énorme statue. La Cadillac est réputée avoir appartenue à Al Capone.

 

 

Peu de notes sur cette visite et cette statue. Je n’ai même pas retrouvé un guide… Pas sérieux ! C’est vrai que j’utilisais le caméscope comme bloc notes. Il est plutôt vide…

 

Précédent: Fondation Miro. Monjuïc.


Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 23:48

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Cogolin ville du coq!

cogolin-07Ouf ! Encore sept cent cinquante bornes, ouf ! T’es content d’être arrivé. T’avais pu éviter le gîte inconfortable de ton premier séjour, paumé entre un bois et une exploitation vinicole. Au milieu de la ville tu peux faire un petit tour à la tombée de la nuit, avant de te restaurer à la pizzéria Del Sol. Peut-être pensais-tu avoir fait des photos de la ville lors de ton précédent passage, mais quand tu regardes ce soir tu ne retrouves que quelques clichés façon  « note mémo ».

Au deuxième passage, ce qui te paraissait un gentil délire kitch : le symbole du « coq », d’où Cogolin tire son nom,  s’avère un motif de décor lourdingue, répétitif et pompier.

L’autre fois, c’était la semaine de Pâques et les pâtissiers avaient fait des prouesses de déclinaison du motif du coq dans toutes les postures et coloriages. Sur le chocolat, ça avait un effet bœuf !

Dans les guides on t’explique que c’est un coq accompagnant la dépouille d’un martyre  trouvé sur la plage de la baie proche, un certain Torpes, qui est à l’origine de la ville, de son nom. Dans chaque boutique la déco est « coq » !

Notre déambulation à la recherche de décontraction et de fraicheur nous amena devant le musée Raimu et dans cette pizzéria dont le proprio a bien voulu que tu photographies le décor renouvelé récemment. Juste un seul coq. Autrement le style est résolument américain, avec des détails qui touchent un gars intéressé à retrouver des objets d’enfance tel ce pulvérisateur de fly-tox, avec lequel il a mené des combats acharnés contre les insectes, et ce train électrique qui anime l’espace du plafond.

Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 23:26

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Montluïc et la fondation Miro.

Montjuïc - Fondation Miro 8Ça n’est par la première fois que ce blog t’emmène en Espagne. Avec lui tu as déjà fais le tour des Mallos de Riglos (si tu es randonneur). Avec quatre ans de pratique du blog, t’as repéré que le sujet sur les Mallos est un de tes succès. Dans ton box office perso, les Mallos arrive cinquième ou sixième ; pas de buzz, mais deux trois visites chaque semaine.

Donc, ce petit tour en Espagne, que tu entreprends aujourd’hui va te promener autour de Barcelone, dans les pas de Dali, Gaudi, Miro.

T’as chargé ta première cassette vidéo, et tu vas la dérouler comme ça au fil du temps.

Aujourd’hui Miro. T’es le 14 mai 2004. C’est ton troisième mois de retraité, t’expérimente un nouveau mode de voyage, en groupe et « culturel » avec CLIO.  L’universitaire discret mais savant qui sans notes te montre un détail, un « code »  qui te commute en amateur passionné là où tu ne serais passé qu’en badaud.

Ce n’était pas un inconnu pour toi Miro,  avant cette visite. Tu t’étais parfois demandé si ce n’était pas le modèle des « Shadocks ». Mais l’avantage d’être sur place, c’est que tu le découvres dans sa durée d’artiste ; D’apprenti gauche (même si toi tu n’as jamais rêvé de ce savoir-faire) à cette personnalité des œuvres qui en a révélé le génie.

Ma déambulation passe par la découverte du site de Montjuïc, les enfants que nous aurons le temps de croiser lors de nos attentes, et quelques images grappillées dans le musée, avec en point d’orgue, la sculpture en « papier mâché » qui figure un couple d’amoureux. Sur le guide, il semble que l’original soit à la Défense près de Paris ; Pour y avoir longtemps travaillé, je ne l’ai pas vu.

 

Qu’est-ce qui te remet en tête de parcourir tes archives vidéo sur cette peinture espagnole ? Rien ! Comme ça ! Tu sorts du musée Jacquemart André, il y avait des œuvres de Dali et de Miro. Voilà, t’étais passé à Barcelone, une bonne occase pour « recycler » tes souvenirs…

 

Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 17:21

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La chartreuse de la Verne. De quoi loger quelques SDF !

 

Charteuse de la Verne-26Ce matin là, tu quittes ton gîte de Cogolin de bonne heure. Tu t’es gelé toute le nuit. Tant par le froid que de l’inconfort de ces  constructions qui peuvent être habitables l’été par forte chaleur, mais qui, en ce printemps humide et froid, génèrent de la condensation sur les murs et dans le lit. Si le four avait fonctionné t’aurais fait chauffer une brique pour sécher ton lit. Mais t’aurais eu meilleur temps si t’avais pu  faire un fagot avec des allumettes…

 

T’as envie de marcher, sans aller très loin. Le guide te donnait un bon restau à la Môle, une confiserie pour les spécialités de marrons à Collobrières. Tu optes pour une ballade de quelques kilomètres vers le barrage de la Verne. Rien de particulier. La ballade semble se terminer en cul de sac. Tu espérais que du lac on pouvait aller à la chartreuse  de la Verne. Mais tu ne trouves pas le chemin. T’as pas ta carte de rando…

Le midi tu te manges une superbe souris d’agneau. Le chef t’a donné quelques indications sur la préparation, mais t’as pas noté. Sauras-tu la refaire ? La patronne te dit aussi que la chartreuse, ça peut intéresser. Bon ! Ventre plein, t’y vas. Sauf que t’as pas le temps de profiter de Collobrières, si tu veux arriver avant que le site ne ferme.

 

Vraiment c’est remarquable. Tout autour, chênes et  châtaigners te plantent un décor austère et puissant. La chartreuse t’apparaît au travers les arbres dépouillés, dont les blessures et contorsions te disent bien la force du vent quand il s’y met.

La visite de la Chartreuse de Verne n’est pas très longue. Tu découvres au travers les expositions qu’elle fut fondée en 1170, que récemment elle était à l’abandon, utilisé par des fermiers pour l’élevage. Qu’elle a été réhabilitée à grands frais. Qu’il y a une vingtaine de personnes qui vivent là, dont des sœurs contemplatives. T’espères juste qu’elles aient un loyer à la hauteur du privilège d’habiter là. De la place, il y en a ! Quand tu te rappelles les conditions où sont hébergés les jeunes dans les foyers de jeunes travailleurs. Ils n’ont pas droit aux chambres « monacales » ! C’est vrai, ils sont jeunes et ils bossent ! Alors un matelas pourri entre des parpaings sur un vague parking d’une zone industrielle, on appelle ça un foyer ! Les nones « contemplatives », elles ont de belles chambres harmonieuses, profitant d’une profonde lumière rehaussée par de structures en pierre de taille et bois poli au fond d’un parc majestueux.

 

T’aime vraiment ce lieu, mais tu ne peux t’empêcher de penser qu’il y a une profonde injustice à comparer les sommes formidables mises en jeu pour restaurer cette espace, pour de rares privilégiés,  avec ce qu’on investit pour que des jeunes puissent s’installer dans la vie.

 

Alors ces « contemplatives » ? Elles bossent ? Impossible de savoir ! Mais des copies d’ouvrage d’art religieux, il y en plein la boutique. T’en a vu en centaines d’euro. Il y a peut-être un business dans la contemplation ?

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