Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 18:27
- Par AlbumRJ - Publié dans : alblogrj

Qu’est-ce que c’est que le radar ? Bande d’andouilles !

Tu te rappelles Fernand Raynaud ? Tu l’as vu pour la première fois sur une petite estrade en plein air à Mende en 1957. Même de loin, quelle découverte. Tu l’as retrouvé à la télé dans trente six chandelles le dimanche soir et deux fois à Bobino. Ce type te parlait. Bien sur aujourd’hui, ses blagues ont perdu le décapant que des Coluche ou Le Luron ont su protéger du temps.

Mais quand même, quoi de plus actuel que cette vieille blague : « qu’est-ce que c’est que le radar ? Bande d’andouilles ! »

Tu connais pas ? Un gus convoqué au service militaire à plus de trente cinq ans parce qu’il y avait une erreur mécanographique. Tu sais, les cartes perforées du début de l’informatique.

fernand r

Dans la cour, un caporal de carrière plein de tics explique le radar. Te moques pas du caporal, il fait son boulot. Ce qui est con, c’est que ce soit à lui qu’on demande d’expliquer le radar ! Tu te rappelles que pendant ton instruction, un margis essayait de t’expliquer les explosifs : les soufflants et les brisants. Et pour bien te faire comprendre, il te donne la vitesse du souffle dans un tube éprouvette au moment de l’étincelle pour le brisant. Pour le soufflant il n’a pas le chiffre, mais ce n’est pas pareil…

Qu’est-ce que c’est que le radar ?

C’est comme qui dirait un rayon lumineux qui jaillirait d’un point A (comme le flash d’un appareil) pour aller s’écraser sur la plaque minéralogique d’une voiture, le point B, et qui se réverbérerait sur les cristaux CCD d’une plaque photo numérique le point C. Le bon vieux caporal de l’histoire a une hésitation : « j’ai oublié quelque chose dans la définition. Le radar c’est comme qui dirait un rayon lumineux qui partirait d’un phare de voiture ALLUME ! »

Depuis Einstein tu sais que les rayons lumineux peuvent être déviés par les trous noirs. Là il y avait un sacré trou noir. Le flash du radar est allé dénicher ta bagnole au deuxième sous-sol de ton parking. Et au-dessus on est autant protégé que les militaires de la force de frappe, par des mètres et des mètres de béton. « Armé, bien entendu ! »

T’as jamais joué au Loto, alors comment la folle machine informatique a-elle pu te désigner à l’inquisition du radar et de son flash insinueux ?

La première détonation de la lettre de contredanse. Explosif soufflant ! Te voilà sur le cul ! Perturbé. Il y a plein de mots, des codes barres, le montant à payer, et la notice d’exonération, mais gare à toi si t’as pas payé la caution…T’es sonné. Ton épouse rentre, te trouve décati, t’interpelle…Quand tu n’as pas été soufflé par l’incrédulité, la simple lecture détaillée, la tête froide, te donne le lieu et l’heure. T’as confondu  Montrouge et Antony, et à cette heure là, il y a longtemps qu’on était sous la couette !

Tu relis, mais tu ne comprends pas, c’est à toi de faire la preuve : T’es allé à Montrouge le samedi, le PV parle du mercredi à Antony. Mais qui peut savoir que ledit  mercredi t’étais sous ta couette ?

Le lendemain tu appelles le service juridique où tu es abonné. « PV- Radar; en quoi pouvons-nous vous conseiller ? Je me renseigne si quelqu’un s’y connaît ... »

-         Allo !

-         Oui !

-         -Ah ! Vous êtes encore là ?

-         Oui !

-         Bon, la personne compétente n’est pas là. Mais j’ai consulté la loi, c’est à vous de faire la preuve que vous n’étiez pas là!

-         Comment je peux faire la preuve ? J’étais sous la couette !

-         Ah ! Si vous conduisiez sous la couette vous n’avez pas vu le radar !

-         …

-         Quelqu’un peut-il témoigner que vous étiez sous la couette ? Je veux dire chez vous.

-         Ma femme…

-         Qu’elle fasse une déclaration sur l’honneur !

-         Ça va être drôle…

-         Attendez, excusez-moi un instant, on me rappelle… Oui, il y a sur la contravention une clause qui dit que vous pouvez demander le cliché, peut-être que c’est pas vous ?

-         Merci

 

Trop de mots en gras sur cette contre-danse. Comme t’as été sonné par le souffle, t’as pas compris que tu pouvais demander la photo.

La lettre est précise le radar t’a vu sous un réverbère à Antony. En pleine nuit !

 Tu postes ta demande et tu attends. T’as quarante-cinq jours pour contester. Le temps est long au regard des délais qui s’amenuisent !

Plus de deux semaines, un courrier, « on ne peut vous adresser le cliché, c’est pas vous ! », Plus loin :  « ce courrier n’interrompt pas les délais de paiement et de contestation ». Tu te dis que ça va suivre. T’attends un peu pour payer la caution. Encore dix jours.

Nouveau courrier : « vous avez contesté cette infraction en signalant que vous ne pouviez en aucun cas en être l’auteur ». T’avais rien contesté du tout, juste demandé une photo….

Tu crois que c’est fini, et non, encore une lettre : « suite à la demande d’exonération que vous m’avez fait parvenir, j’ai transmis à l’officier etc, suite à donner etc… »

Là, tu as compris ce que c’est qu’un explosif brisant !

Fernand Raynaud termine son sketch par son entrée dans le bureau du colo, colonel :  « Monsieur le directeur, il y a un type dans la cour qui nous dit à droite, à gauche, en avant, demi-tour ! Il ne sait pas où il veut aller, venez vite l’arrêter avant qu’il tue quelqu’un ! »

 

Si tout va bien, tu t’en sors avec un frisson rétrospectif. Les procédures administratives déshumanisées, ces phrases que tu n’as jamais dites imprimées et renvoyées comme des faits. Imagine cette gosse en garde à vue pour une baston en sortie de bahut. Comme il y avait eu, il n’y a pas longtemps, ces interrogatoires en classe par les gendarmes…T’as perdu les pédales juste parce t’étais accusé injustement et que tu ne savais pas t’expliquer. Imagine les mômes !

 

Tiens, un petit dernier pour la route. Extrait de l’Os à Moelle de Pierre Dac de mai 38 (lire le bouquin ! aux éditions omnibus) :

« Faits divers.

De Paris.

Alors qu’il repassait un pantalon dans un pressing, M.  F. Barbomètre aperçut, confortablement installé à l’intérieur du vêtement, un vieillard à l’allure digne, mais néanmoins débonnaire. Interrogé, ce dernier avoua ne pas avoir voulu quitter son pantalon dans un moment aussi difficile.

Etant donné le nombre de vieillards barbus qui déambulent dans la ville, vieillards pour la plupart de fausse origine, la Préfecture de Police a doté les inspecteurs ainsi que les gardiens d’un appareil à tirer les barbes, afin de déceler les fraudes, toujours possibles. »

 

 

Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 13:51
- Par AlbumRJ - Publié dans : carnets de voyages

St Petersbourg (14) 

 Ballade entre le grand palais de Peterhof et le palais Monplaisir.

 

03 peterhof- Palais MonplaisirLa visite du Grand Palais a été agréable, même si rapide. Seul le premier étage est restauré et a retrouvé le lustre d’origine. Tout y avait été ravagé par la guerre. Après le repas, nous descendons le long de la cascade pour nous promener dans les allées bordant le Grand Canal, en direction de la mer. Nous traversons le parc de Marly. Nous débouchons sur le Golf de Finlande qui s’ouvre sur la mer Baltique. Alternance de nuages légers et de coup de vent frais. Ce front de mer protège le palais Monplaisir . La construction de ce palais débuta en 1714, les grands architectes furent Braunstein et Le Blond, le principal sculpteur Rastrelli.

Beaucoup de monde visite parcs et palais. C’est vrai que les noms ont des consonances franchouillardes, parc Marly, fontaine de l’Orangerie…Mais comment faire pour donner un nom à tous ces parcs, toutes ces fontaines ? J’ai plus de cent notes ce jour de visite. Tout va trop vite, trop de choses à regarder pour tout mémoriser.

Cette promenade est un régal des yeux. Les enfants s’amusent à se faire piéger par des fontaines où les pavés sont les ressorts secrets des jaillissements.

Pas un recoin où une statue, une fontaine n’apporte une interrogation à c’est quoi, qui l’a fait. C’est grand, c’est démesuré. La fontaine de l’échiquier abrite les dragons verts et rouges. Pas de répit  pour les coups de cœur.  Dans les dernières minutes, pendant que le groupe se recompte, écureuil capte l’attention de ton objectif.

Nous allons quitter Peterhof. Cela reste un site somptueux.

 

A Suivre :

Précédent : Martisse au musée de l’Ermitage.

Début : Ma nuit blanche à St Petersbourg.

 

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 16:47
- Par AlbumRJ - Publié dans : la piste de l'Ourcq

Rando VTT dans la Vallée Borgne. A la conquête du mont Aigoual.

 

03 de tourgueille ves EspinasCe mardi il neige. Ce n’est pas rare qu’il neige un 9 février. La neige quand tu es au chaud t’ouvre un espace d’évocation. Tu regardes de la fenêtre de ton HLM les toits des immeubles plus bas. Elle tient ici, sur les tuiles rouges des toits neufs, elle fond là sur les zincs ternis par leur longue exposition aux embarras du ciel.   En face la grande tour n’est plus nette, le trou noir des vitres sombres s’éclaire des milles flocons qui nous séparent. Tu ne vois plus en ligne droite, ton regard furette entre les taches blanches pour reconstituer les lignes. Il te reste moins de huit cent mètres devant toi, la neige borne  ton champ de vision, autour de toi, tout se rapproche car l’espace se rétrécit.

Tu n’as pas de grands souvenirs de neige, une fois une marche en raquettes, une fois un peu de luge. Tes engelures quand tu fais des boules de neige. Les gants en laine tricotées détrempés t’ont brutalement gâché ton plaisir du jeu. Tu ne sais pas glisser, juste courir ou pédaler.

La neige va maintenir ton VTT à la cave. Si longtemps que vous ne vous êtes pas engueulés tous les deux ! Cet hiver t’a plus contraint que tu t’y attendais.

 

Début juillet, t’étais dans le Gard, dans cette merveilleuse vallée Borgne. C’est la visite de la maison de l’eau, en descendant le Borgne du Pas vers les Plantiers  qui te donne l’origine occitane du nom, « vallée Borgne », du fait des sources nombreuses qui courraient sous les schistes. T’imaginais une sombre histoire de cyclope….

Le pays se mérite. Les vallées sont bien creusées entre des collines austères.  Le paysage s’ouvre et devient plus rieur vers St Jean du Gard ou Anduze. Tu sais que de  st André de Valborgne le vieux VTTiste ne peut s’échapper qu’en passant deux ou trois cols entre 700 et 1100 mètres.06 chardon - le pendule du mont Aigoual

T’avais décidé de monter au Mont Aigoual. Ton choix c’était par le GR66 à partir du gite d’Air de Cote. Même si les randonneurs à pied t’avaient plutôt dissuadé d’essayer. La journée est super belle. Tu remontes le Col de l’Espinas par Tourgueille jusqu’au gîte d’Air de Cote. Tu repères le chemin du GR 66.  Tu as choisi d’aller au Col de l’Estrade.  Les panneaux ne sont pas clairs.  Au bout d’une heure d’une pente où tu t’épuises t’abandonnes. T’aurais souhaité croiser quelqu’un, mais personne. Les piles du GPS avaient  rendu l’âme, et tu avais du mal à estimer ce qu'il te restait à faire. Tu reconnais le coin de pique nique au bord du Tarnon et tu te lâches le long de  son lit dans la lumière du sous-bois. Tu te redresses t’abandonnes à la pente. Ton guidon est léger et ta seule inclinaison suffit à suivre les courbes  du chemin. Tu balances, tu ondules d’un virage à l’autre comme un pendule attaché au ciel . La gravité n’existe plus : un fil invisible te suspend au-dessus de la route, tu oscilles,   tu glisses sur l’onde de la vague agitée des méandres. Vers Gaseiral la pente s’inverse doucement. Tu reprends conscience de ton corps, de ton poids. Le col de Salides est devant toi, il rappelle ton cœur à la vie, relance le tourniquet des mollets. Il a dénoué ton rêve de pendule; tu retrouves la matérialité de la pente. T’es pas inquiet, t’étais monté hier. Avant de basculer, un dernier regard sur le paysage, sur le mont Aigoual qui t’a snobé. Tu te recentres sur la descente, tu renoues ton lien imaginaire au soleil, le testes, te suspends, relances ton oscillation pendulaire,  balancé au gré des pentes et dévers.

T’es le pendule du Mont Aigoual.

 

Précédant : la Vallée Borgne

 

Dans l’album « Pendule Mont Aigoual », j’ai ajouté aux photos prises pendant la rando VTT, d’autres images du même séjour, un autre passage.

 

Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 18:41
- Par AlbumRJ - Publié dans : La route de Moffans

Evocation des années 62-65 à et les années TNP à Chaillot.

tnp 6T’allais au Lycée à Puteaux. Ces années 62-65 seront décisives pour toi, elles te façonnent, et globalement tu es resté fidèle à ces premières émotions, qui fabriquent tes convictions. Peut être t’auront-elles figé un peu ? 1962 c’est la fin de la guerre d’Algérie. Pour toi, c’est pas rien. D’abord autour de toi la hantise de la guerre allait doucement s'atténuer. Elle était toujours présente. Un oncle était « resté » en Indochine, et notre maman avec ces cinq garçons  redoutait le moment où l’un après l’autre ils seraient enrégimentés… Il n’y a jamais eu d’impôt plus inégalitaire et injuste que la conscription.tnp 2

T’allais au lycée à vélo le plus souvent, tu t'es fait contrôler deux trois fois. C’est vrai que tu prenais un souterrain, interdit aux cyclistes ! A la sortie du souterrain avant Neuilly, deux voitures, une dizaine de flics avec les mitraillettes. Toujours gaulé ! Les papiers ! Le PV,  arrivée au bahut en retard. La guerre et les attentats généraient ces barrages vers 7 h du matin. A défaut de terroriser les terroristes, rien de tel que d’effrayer un gamin de 16 ans…

C’est en 62, qu’au Lycée, une sorte de coopérative organise la promotion des spectacles du TNP qui était alors à Chaillot. On s’y retrouvait le samedi après midi, une bonne trentaine,  avec des profs et leurs familles. Quand t'y pénètres pour la première fois, t’es déjà perdu tnp 5à descendre les immenses escaliers de marbre. Tu étais allé écouter des concerts ou des opérettes au Chatelet, mais rien de comparable. Des hôtesses en tenue sombre, t’évitent de te perdre entre les portes et couloirs. T’as cinq francs pour t’acheter un programme, le texte de la pièce.

 Quand tu entres dans la salle, t’es abasourdi, c’est immense. Grandes allées en velours rouge sombre, tu repères un ou deux potes tu trouves ta place. Deux mille ou trois mille ? Je ne sais plus. Immense.

« Arturo Ui » de Brecht.

Faut se rappeler la télé de ces années là. C’était la fin de "36 chandelles", il y avait  déjà Bourel et "les cinq dernières minutes", et de temps en temps une grande dramatique. La deuxième chaine arrivera  lentement en 63.  Les années 62-65 où tu vas « religieusement au TNP » sont aussi celle de la découverte de l’espace ( J Glenn en 62, Armstrong sur la lune en 65). Mais aussi de l’indépendance de l’Algérie : Ben Bella premier président sera renversé par Boumediene. De l’espoir assassiné avec Kennedy, au premier roman sur le goulag par Soljenitsyne . Parmi les événements qui vont te construire plus que d’autres, il y a la naissance de la CFDT. La première élection présidentielle où tu découvres Mitterrand, et le début d’un long chemin qui jalonnera ta vie. Après mai 68, la CFDT  aura comme principe « l’autogestion ». Tu vas y courir…

En regardant mes vieux programmes du TNP, je pense que c’est vers 63 que Georges Wilson va remplacer Jean Vilar. tnp 3

« Arturo Ui », c’est le choc ! Tu n’en retrouveras un aussi fort qu’avec « l‘Aveu ».  J. Vilar est Arturo Ui et G. Wilson, le chancelier Hindsborough.  Du haut de la salle tu contemples un immense espace presque vide coupé de rideaux noirs, un décor rudimentaire de caisses, tables de bistrot et chaises rustiques. Combien d’acteurs ? Ça crie, ça coure, ça fusille, et le discours final. T’es jeune, mais comme déjà expliqué, la guerre c’est l’angoisse du lendemain. Avec les « évènements de 61-62 » dans la cour du lycée tu découvres le racisme ordinaire qui commence par « s’il n’y avait pas eu  la colonisation ! »  Se poursuit par « t’es d’accord avec  les attentats ? » Et dégénère parfois en « bousculades » haineuses entre  "copains" de classe. Avec J Vilar, t’as du voir deux trois pièces, comme « La guerre de Troie n’aura pas lieu » ou « Maitre Puntila et son valet Matti ».

tnp 4De 63 à 65, c’est Georges Wilson que tu découvres alors. Un de ses premiers choix est Luther de John Osborne. Sur scène il y a Pierre Vaneck époustouflant.  Remets-toi dans le contexte sur l’intolérance, les dogmes. En 62 l’église romaine ouvre le concile Vatican II pour une réforme en douceur des rites et pratiques. Elle aboutira en 65. Qu’en reste-il aujourd’hui ? Rien ! Mais la télé de l’époque nous en fourre tous les dimanches. Il y avait « le jour du Seigneur » et aucune place pour la laïcité. Tout était verrouillé. Demande qui parlait du « Planning familial »,  de contraception ? L’avortement était criminel ! L’histoire des religions est jalonnée de massacres. Mais comme c’est pour sa foi …

 tnp 1

Donc, ces quatre années m’ont fait sortir de l’adolescence, ont commencé à déterminer mes références politiques, et le théâtre m’a chauffé l’âme. C’est lentement que les choses te reviennent. Tu n’es jamais allé à Avignon, mais les photos de ton programme sur « la guerre de Troie n’aura pas lieu » illustrent Jean Louis Trintignant en Pâris. Dans les Rustres de Goldoni tu retrouves Gallabru et Darras.

La disparition de G. Wilson et P. Vaneck  te replonge dans tes racines. Tu revisites ces années au travers tes vieux programmes du TNP. Tu recherches dans tes émotions les évènements qui t’ont marqué.

Tu sais aussi que j’aime le vélo. J’ai toujours voulu être « fort » comme Anquetil. Mais mon tonic à moi, c’était plutôt la bière…

 

Je te mets en photo des extraits de mes vieux programmes. Les photos noir-et blanc étaient toujours très contrastées. Pas toujours signées. Là je crois qu’elles sont de Pic. Parfois les photos manquaient, il y avait un coupon détachable pour venir l’échanger quand elles seraient disponibles. T’as souvent oublié…

J’ai gardé aussi une coupure du monde de la critique de B. Poirot-Delpêche.

Ah ! Le parfum des fleurs fanées…

 

 

 

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