carnets d'islande

Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 21:12

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La vallée d’Eldgja – Vik

Ce 18 juillet nous quittons le gîte plus qu’inachevé au confort improbable. Victor emprunte une de ces pistes de cendre noire dont vous avez vu les images. Nous partons vers Eldgja. Une petite pause sur la route nous permet d’approcher la végétation, et notamment ces mousses et jeunes herbes d’un vert un peu fluo qui s’implantent doucement sur les laves et les cendres. Asa nous invite à plein de précautions, car il faut près de cinquante ans pour que la flore redémarre après une éruption. Les herbes fines accrochent des gouttelettes d’eau qui « polarisent » la lumière et produisent cet effet contrasté du vert sur le noir.

Nous laissons le bus qui nous a fait passer des gués larges et profonds, pour une belle randonnée dans la vallée d’Eldgja. Long chemin suivant la faille éruptive et nous amenant à la chute d’Ófærufoss. Cette faille est réputée la plus grande du monde, 30 km de long, 140 de profondeur et jusqu’à 600 m de large. Il y avait un pont naturel qui enjambait la chute, il s’est effondré en 1993 (suite de l’activité sismique).

Le ciel était plus que bas, crachin permanent. Mais moins de vent que dans le grand ouest. Ballade agréable, peu voir pas  de touristes, et des images contrastées même dans cette sorte de brume.

 

Nous arrivons à Vik en fin de journée. Une coquette maison d’hôte nous attend. Nous nous y posons tranquillement. Ah ! Une petite chambre d’amoureux, deux lits confortables et des oreillers doux et moelleux. Des serviettes propres et la douche qui détend. On en sort sans craindre l’ambiance glacée, du temps pour se sécher, se coiffer, s’habiller. Nous   partons longer la plage vers ces falaises et ces rochers immergés dont la légende veut que ce soient des Troys pétrifiés, et un bateau viking. Asa raconte bien cette légende…

La douceur du climat est le premier bien être dont nous profitons après le froid et le mauvais temps que nous avions subits ces trois derniers jours. Entre la plage et les falaises, on peut apercevoir les macareux dans leurs nids, et suivre leur vol saccadé. Ces falaises couvertes de végétation sont, là aussi, le paradis des oiseaux. En revenant nous suivons les pâtures où de jeunes chevaux nous attirent. Un peu de vie quoi!

Ensuite déambulation tranquille à la boutique spécialisée dans les lainages islandais, la laine de Vik ; essayages divers pour acheter un pull qui gratte bien, et chauffe un max.

 

De retour au gîte, l’animatrice nous attend, contrariée. La maison d’hôtes n’était pas pour nous, il y avait un autre groupe; raisons compliquées…Il faut plier nos affaires et partir vers une auberge de jeunesse à quelques km. Couchage collectif en dur garanti, lits à étage et cloisons de papier ! Je ne vous raconte pas la crise. Le chauffeur a du passer la nuit dans son bus pour donner sa chambre ! Une stressée grave pleurait, trépignait, refusait de repartir ! Asa, l’animatrice, doit concéder aussi de partager sa chambre. Tout ce retard et ces perturbations nous mettent dans l’impossibilité de préparer le repas du soir, et d’ailleurs le cœur n’y était plus. La frustration était trop forte. Le collectif ça va bien quand l’organisation anticipe un peu. Après la nuit précédente déjà inimaginable, ce déménagement semait la révolte ! Recours au restaurant local. Une petite bière en plus ça détend les nerfs à vif. Bien sur hors budget.

***

Pourtant je sais que je retournerai là bas ! Pas avec « Terre d’av », non !

Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 01:00

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Landmannalaugar – Ljotipollur
 

Fin de cette ballade pleine de sensations au pied du Blahnukur. La descente dans les laves était un peu casse pattes mais quelles couleurs ! A Landmannalaugar, le bus nous attend, nous quittons le refuge si confortable.

Avant de nous déposer au nouveau gîte, Victor nous emmène en haut du Ljotipollur. Comme cette ballade était inatendue, après cette merveilleuse journée, je n'ai pas filmé notre lente montée avec le bus vers le sommet du cratère. pourtant c'était saisissant. Ce  cratère creusé par la dernière éruption explosive. La route serpente dans la cendre .

Il est déjà 18 h locale quand nous sommes la haut. Il nous faut repartir rapidement vers le gîte qui nous attend à quelques dizaines de Km de pistes.


Quand nous arrivons, ils sont encore en train de visser les planches ! Rien n’est fini. Grosse excuse, les artisans avaient promis, mais ils ne respectent pas les délais… Au début on pense disposer des deux gîtes (ça nous avait été annoncé comme ça), mais non, rien qu’un. Et un WC pour 40. A près d’un km une douche, si tu veux profiter du vent !

AHGRR !!!!

Heureusement le départ vers Eldjia met fin aux rancoeurs.

Sur la vidéo j’ai mis une minute de notre départ du lendemain vers Eldjia. Victor conduisant son bus sur les pistes traversant les gués

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15 Ljotipollur Eldjia
envoyé par albumrj

Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /Mars /2007 00:24

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Nous continuons notre randonnée depuis Landmannalaugar.

Nous avions commencé notre ballade un peu tard. C'est vrai que manger des truites en papillotes dans un refuge de montagne implique des servitudes. Le  matin de la rando, il faut ranger, fermer les sacs et tout mettre dans le bus. Ce soir on ne dort pas là.

Et puis l'immuable petit dej  à huit heures. J'ai déjà fait près de vingt photos avant sept heures. Mais il faut remplir les thermos pour le midi, remettre tout l'équipement de cantine dans le bus, et bien sur charger les sacs.
Quand on se met en route, la matinée est bien avancée.  Il est plus de 10 h. Le soleil était là depuis le matin, mais vers 13h changement de décors, le vent et les nuages sont présents. Et le froid aussi. Cette deuxième partie de notre rando nous retrouve vers midi. L'ascension est presque achevée. Nous somme sur un plateau valloné, et nous traversons névés et solfatares. Le coin pique nique prévu était déjà occupé par un groupe il nous fallait aller plus loin. Pas si simple. Ces mini cratères qui  nous soufflent ces vapeurs sulfureuse sont  très fragiles et cachent des cavités profondes. Un faux pas et tu descends. En fait il y a une trace et il ne faut pas s'en écarter. Nous nous retrouvons donc sur une colline de cendres. En plus, il ne faut pas marcher sur la végétation: dans ces zones volcaniques, il faut 50 ans pour refaire cette mousse verte si fluo sur les photos.
Sur le dvd final je détaillerai un peu plus la vidéo de cet après midi. La, je m'en tiens à ma règle entre 10 et 15% des images. Donc, j'en ai mis vraiment de coté. et j'ai privilégié la complémentarité photos/vidéo.

A suivre Ljitipollur Eldjia.
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14 fin rando Landmannalaugar 2
envoyé par albumrj
Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 01:00

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Première partie de randonnée
départ de  Landmannalaugar

 

En choisissant les photos et les clips vidéos de cette journée de rando à Landmannalaugar, je retombais toujours sur les mêmes choix : les masses volcaniques, les couleurs, les lignes appuyées d’un crayon noir de basalte. Je relis les guides que l’on avait emmenés, et je trouve des phrases comme :

            « La zone de volcans est responsable de nombreux solfatares bigarrés »

            « L’excursion commence (ou se termine) avec la coulée de lave d’un noir profond d’obsidienne.

            « Sur le sommet du Blahnkur, le paysage fascinant est dominé par les versants de liparites colorés de rouge, de jaune, jusqu’au vert bleuâtre ».

            « le volcan Torfajokull a provoqué le plus grand gisement de  rhyolithes en Islande »

            « à droite se dresse le Brennisteinsalda, « la Montagne en Flammes » avec ses solfatares »

 

En revoyant ces images, en revivant l’impressionnant poids des formes, des masses, des couleurs, en ressentant la légère oppression de ma respiration des vapeurs soufrées, très vite balayées par le vent omniprésent je me posais deux questions. Oh ! Pas très philosophiques !

            D’abord les noms de ces matériaux volcaniques qui sont à l’origine de ces couleurs si particulières.

            Ensuite quel peintre a su capter ces couleurs que le soleil et les nuages renouvellent instantanément ?

 

Je vide tout de suite cette dernière question : Dans le « guide du routard », (oui, je sais, c’est pas la Bible ! ) Au chapitre personnages, je ne trouve que la chanteuse Björk, dont Maryse raffole. (Je dois dire que son dernier album « vespertine » m’allait bien). Pourtant sur Rome, il y avait dix pages sur le musée du Vatican. Ils n’ont pas du se renseigner à fond…. Dans « le guide de l’île aux volcans », je n’ai pas su trouver. Peut être la contemplation quotidienne de ce spectacle rend vaine leur transposition…

 

Je suis allé chercher mon Robert pour tous les mots que je ne connais pas et dont la couleur m’enchante :

            Solfatare : le mot vient du nom d ‘un volcan éteint près de Naples (solfatar), et désigne un terrain volcanique qui dégage des émanations de vapeur ou de gaz sulfureux chaud. Eh ben ! Voilà ! quand vous verrez des petites fumeroles sur la vidéo, c’est pas des fumigènes façon “parc des princes”, non c’est des solfatares…C’est vrai que pour décrire ces volcans, c’est pas un peintre qu’il faut, mais un artificier…

            Obsidienne : vient du latin, de Pline, « pierre éruptive très foncée ». Bon, le guide ne s’était pas trompé, la lave est une sorte de pierre éruptive et elle est noire. Enfin noire, mais un noir plein de lumière, un noir d’un bleu profond, avec des facettes presque vertes, tantôt mat, ou restituant la luminosité d’une laque, un peu pâte de verre, avec des marbrures, des failles… bref un noir exceptionnel qui n’absorbe pas toute la lumière, mais t’en renvoie les feux.

            Liparite : Là le Robert historique flanche ! Sur Yahoo, rien que de l’anglais, je passe. Sur Google deux réponses possibles : « mudstone » (terre de boue) et « variété de rhyolithe pauvre en gaz ». Ben ! Avec ça, essaye de rêver, d’imaginer les couleurs. Certains évoquent une variété de pierre ponce. Là, mon peintre en voyage, il me fait un tournesol parce que la pierre n’a pas de vie.

            Rhyolite : composition granitique, à texture souvent porphyrique. J’ai vérifié, le porphyre est une roche volcanique rouge foncé. Ouf !

                                                                  

Tu vois, quand le guide veut faire sérieux il balance plein de mots. Et moi, je voulais juste dire mon ébahissement devant toutes ces formes et ces couleurs. Qu’en aurait fait le peintre des tournesols ?

~~~

Sur la vidéo j’ai privilégié le mouvement, l’ambiance, les photos retrouvent mieux la lumière.

***


A suivre : la fin de la rando, jusqu’au retour à Landmannalaugar par la vallée de lave d’obsidiennes.

 
 
           
Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 00:45

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De Geysir à Landmannalaugar
 

Ce 16 juillet fut une très longue journée. Partis de Hvitarvatn le matin de bonne heure, après une journée et une nuit de tempête nous avons fait plusieurs haltes. Les plus remarquables, Gullfoss et Geysir. Nous repartons de Geysir après quinze heures. Nous n’imaginions pas la route qu’il nous restait à faire. Nous filons plein sud. Nous faisons de l’essence à quelques km de l’océan, au sud. Toutes les cartes sont sorties. Où sommes-nous ? Pourquoi sommes-nous là ? Asa montre un point sur la carte. Il faut faire la jonction entre les deux vallées.


On repart plein nord. La tête collée aux vitres du bus, chacun regarde le paysage défiler. L’Hekla est là, à moins de 10 Km, on ne le verra pas vraiment. J’en ferai une petite vidéo depuis le sud, le dernier jour.

Nous passons les chutes de Trollkonulhaup, et nous bifurquons à l’est sur une piste de cendre noire. Nous passons quelques gués. Autour de nous un désert de laves. Les sommets sont verts, les failles mauves ou ocres.

Le bus avance en louvoyant, du 40/50 maxi. Puis après un brutal ralentissement il entreprend une piste escarpée. Court arrêt pour passer le crabot. Nous arrivons au sommet du cratère de Stutur. Quel spectacle ! Il est plus de dix huit heures mais la lumière est suffisante pour un festival de photos aux couleurs uniques.

 

Encore quatre ou cinq kilomètres et nous arrivons à la zone de camping de Landmannalaugar. J’ai entendu plus d’une lamentation en passant entre les tentes. Surtout qu’ils avaient subi la même tempête. Mais ça rallait aussi sur la bouffe : les nouilles arrivaient froides entre la tente cuisine et la tente repas…

Ce soir là nous avions des truites en papillote. Nous n’avons pas pu les finir. Trop. Et Gisèle et Michel avaient mis la bière sur la table !

En quelques instants l’ambiance est là et nous sommes prêts pour la grande rando du lendemain.

***


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