Jeudi 2 février 2012
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23:42
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Par AlbumRJ
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Publié dans : Fascinant Vietnam
C'est en fait le marché Binh Tay, construit par Ben Thanh.

Ce soir t'es un peu relaxé. T'as le temps de relire tes notes, et surtout de rechercher le WP 66 correspondant à la date et
heure des photos du marché. Google Earth t'affiche l'image, tu zoomes un peu l'image, regarde le nom de la rue, et les libellés des photos. Ça ne correspond pas, tu recherches ton guide de voyage
et vlan t'as confondu, Ben Thanh c'est le nom du chinois qui a construit ce marché et en a fait don à la ville. Ce marché s'appelle Binh Tay. Le marché Binh Tay.
En ce moment t'as du mal à bosser une heure sur ton PC, donc tu prends tes notes brouillonnes et tu titres ton sujet avec le
mauvais nom !
Qui d'ailleurs s'en apercevrait ? Peut-être l'un ou l'autre qui a partagé ce voyage avec nous.
Mais on n'a pas forcément tous vu la même chose. En triant les photos tu en retrouves une ou ta petite femme est assise sur
une pierre du petit jardin intérieur. Elle n'est pas entrée dans le marché. On en avait vu un peu dans toutes les villes. Ce qui l'intéressait, c'était la vie, les gens dans leur travail, les
jeunes plus tête en l'air, quelques enfants qui courent. Des expressions de la vie. Cette immense bousculade, les « aboiements » des porteurs pour se faire le passage, les fuites en
avant des gens bousculés, les petits écarts des plus lent. Le flux humain coule, s'écarte, se perd, se bloque, se disperse, s'agite de soubresauts. L'image se répète et chacune est différente.
Deux heures à méditer devant la vie agitée autour de soi.
De quoi nous parlait, Tu, notre guide avant de nous lâcher dans ce
bâtiment carré ?
D'abord des inondations dans le delta du Mékong. Il y avait eu tellement de morts, qu'il n'y avait plus de terre disponible
pour les enterrer. Que pendant la crue, il n'y avait plus d'agriculture, toutes les plantes étaient noyées. Pour ce nourrir il ne restait que la pêche. Même pas du riz.
Il nous parle aussi des « Chinois ». Sur un pays d'environs 90 M d'habitants, la plus grande minorité est d'origine
chinoise, estimée à un million. Ils détiennent historiquement des compétences fortes dans le commerce, les transports,la production artisanale. Il vivent plutôt entre eux, par origine
géographique. Il y a en définitive peu de mixité avec les vietnamiens d'autre origine. L'une des explications données est la protection du « secret professionnel », des savoir-faire,
partagés dans leur culture propre .
En tous cas ce marché déborde d'une énergie vitale.
Mercredi 1 février 2012
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20:36
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Par AlbumRJ
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Publié dans : Fascinant Vietnam
Le marché Ben Thanh.

T'as un peu grillé tes cartouches sur le musée de l'histoire à Ho Chi Minh Ville. T'avais plus de cinquante notes pour
préciser les photos. Mais ce pointage t'est apparu trop ardu. Pas de soucis de cet ordre avec le Marché Ben Thanh. Peu de commentaires, mais un moment intense de découverte d'un centre
d'activités à couper le souffle. La ruche !
Ce marché a été construit par un entrepreneur chinois, Ben Thanh. Il a su négocier un site complexe , et en contre-partie a
fait cadeau de ce marché.
Notre point de rendez-vous est le beffroi avec son horloge. Ensuite, chacun pour soi. Ce qui te permet de te poser pour
quelques photos, sans être bousculé.
Ce marché Chinois est un marché de Gros et semis gros. Tu y trouves de tout, principalement des produits manufacturés. Ces
premières images sont centrées sur l'intérieur du marché, le volume des marchandises, les gens qui bossent. Gros colis, téléphone à l'oreille, bousculades fermes pour traverser le flux des
clients et badauds.
Dans la cour la statue du fondateur.
Dans le prochain sujet sur ce marchés, quelques notes de notre guide, concernant l « cohabitation » Chinois /
Vietnamiens.
P.S sur les photos tu verras la légende débutée par HCMV. C'est le sigle utilisé dans tous les guides pour désigner Ho Chi
Minh Ville.
Mardi 31 janvier 2012
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17:40
-
Par AlbumRJ
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Publié dans : Fascinant Vietnam
Même si t'es intéressé, trop de références te font perdre
le fil de l'histoire !

Tu ne peux imaginer comment j'étais captif du discours de notre cher guide, Tu. Brusquement quand il veut, par taquinerie, te
faire revisiter toutes les dynasties fondatrices du Vietnam, tu cales. Pas de désamour, non ! Mais où veux-tu que ma vieille tête case tout ce qu'on reçoit là, d'un coup. Tu te rappelles, si
tu suis ce blog, qu'un de ces profs d'université, gonflé de toute sa science, t'avait exclu de ceux qui peuvent apprécier la civilisation égyptienne, parce que tu n'avais pas les
pré-requis.
Le Vietnam pour toi, naît en 1954. Quand suspendu, au poste de radio, tes parents écoutes Mendes France. T'as un oncle là bas
que tu ne reverras jamais. C'est cette première émotion qui te fait prendre conscience de l'histoire, fait bouillir ta révolte de la guerre américaine.
Alors tu accueilles comme les paroles de la bible (que tu n'as jamais lue, et que tu ne connais que par l'usage qu'en ont fait
tes curés au caté), la construction de cette nation Vietnamienne.
Parce que c'est ça, le musée de l'histoire, une succession d'images (on dit ailleurs, « images d’Épinal », qui
glorifie la construction de la nation Vietnamienne.
C'est pas moi qui vais donner tord. Une famille peut se distendre et disparaître en tant que famille en si peu de temps, trois
générations maxi. Alors une nation...
Ce qui te touche, et te réconcilie, un peu, avec la culture universitaire, c'est que beaucoup des objets exposé
résultent des fouilles de l'EFEO. Même le bâtiment est d'un architecte français de l'époque coloniale. Qu'il ait été français, tu t'en fous, ce qui compte c'est que ces hommes aient été capable
de restaurer une histoire que les jeunes d'aujourd'hui peuvent s 'approprier.
Ça y est, j'entends les huées derrière moi, sur les bienfaits de la colonisation ! Moi, je n'en avais connu que les
douleurs et la honte. J'étais heureux d'être là, qu'on m'explique comment ces personnes s'étaient construites. La colonisation n'a été qu'un des nombreux épisodes, mettant en avant la force de
ses peuples à affronter les oppressions, les invasions, dominations féodales et autres impérialismes.
A quoi pensent les enfants qui visitent ce musée dans un gentil chahut ?
Ils sont dans leur temps -au sens le plus large- comme tes enfants le sont, ici. Bach Dang ou Rocroi, qui s'en
soucie?
Dans l'album, des photos d'objets contemporains de la dynastie « Tran » fin du XIIIeme siècle.
Question émotions, ce musée est à la hauteur!
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