Mercredi 8 novembre 2006
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Publié dans : la piste de l'Ourcq
Vallée de l’Eyrieux 2
- Tu ne te fais pas un peu chier sur ton
vélo ?
Combien de fois on m’a posé la question ? Tous ceux qui n’ont pas
goûté l’effet cumulé de cette fausse solitude et de cet effort imposé. En même temps qu’on dépasse les limites de ce qu’on peut découvrir à pieds, d’avoir la sensation de pouvoir se perdre, on
peut donner libre cours à toutes sortes d’idées. La plupart du temps il ne reste rien des images fugaces qui ont été générées par l’association nouveaux décors – nouvel effort. Et décider
du retour c’est souvent finir ce petit rêve qui accompagne la ballade. Là c’est plus dur, l’imaginaire ne supplée plus la longue fatigue qui s’était installée doucement, et qui s’alourdit
d’un coup.
- Ben alors ! pourquoi t’y retournes ?
La fascination !
Les paysages neufs, on se les accapare. Ne pas les avoirs vus, c’est comme si ils n’existaient pas avant ! les
approcher doucement, les sentir, en même temps vibrer avec le vent, se laisser envelopper de brumes. L’œil tire les jambes, il faut être sur que derrière, l’image se courbe et
se referme sur cette découverte, comme un trésor. Des fois l’impatience te fait pédaler plus fort : les tempes cognent un peu, le cœur aussi, et tu ressens tout le plaisir de cet
instant : l’émotion unique !
- N’importe quoi ! Fais voir tes images. Ben : c’est une rivière, y fait pas beau, et tu te fais chier tout seul,
hein ?
Là, t’es trop con !
Samedi 4 novembre 2006
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Publié dans : la piste de l'Ourcq
Le Pont de Crimée
Lorsque qu’on revient du canal de l’Ourcq pour rentrer dans Paris, on arrive au grand bassin de la Villette, et bien sur au parc construit sur les lieux des anciens abattoirs. La Géode est un point de repère facile devant le Musée. Le dimanche matin les pelouses profitent des crampons des footeux amateurs et heureux. Des fois, un ballon tombe à l’eau …
Comme je revenais des Grands Moulins, je marche jusqu’au pont de Crimée, ou plutôt de la rue de Crimée. Il y a moins de dix ans deux grands bâtiments encadraient ce pont. Les entrepôts des Magasins Généraux de Paris. Il n’en reste qu’un. L’autre, occupé par des artistes et quelques marginaux a brûlé sans que les pompiers à quelques centaines de mètres n’y puissent rien.
Quand on se renseigne sur le pont-levis au dessus du canal, on apprend que les entrepôts et le pont avaient déjà été incendiés en 1871 par les communards.
Mais le site des quais de Seine et de Loire en prolongement du canal de la Villette est en profonde restructuration. Et le dernier bâtiment des anciens entrepôts en cours de réhabilitation.
Quelques photos, et quelques bruits apportés par la vidéo….
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Lundi 23 octobre 2006
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Publié dans : la piste de l'Ourcq
Les jardins exotiques du salon du jardinage
Dans mon premier post sur le salon du jardinage, j’essayais de montrer le travail de la matière brute pour construire un jardinet bourgeois bien conventionnel. Avec les mêmes matériaux et les mêmes règles, les concepteurs jardiniers parvenaient à des résultats différents et tous personnels..
Pendant notre promenade, nous avons profité du stand des « pêchers de Montreuil » : historique de la culture de la pêche puis des autres fruits depuis Louis XIV, dans cette ville qui a gardé ses traditions maraîchères avant d’en adopter d’autre plus ouvrières…
Devant ce stand, trois compositions, l’une assez symbolique aurait pu s’intituler « comment faire un jardin avec les restes du « Dakar » ? » Une autre dans la grande lignée des casses automobiles érigées en monument d’art contemporain, montre l’accommodement des résidus ménagers dans une petite courette. Enfin un dernier, de la ville de Montreuil, nous renvoie les aspirations à un pays perdu ou rêvé, d’un imaginaire enfantin. Chaque fois, pas mal de génie dans la mise en valeur des objets. Fleurs et plantes apportent la touche magique, la distance nécessaire pour que l'évocation prenne.
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Vendredi 13 octobre 2006
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Publié dans : la piste de l'Ourcq
Vallée de l’Eyrieux
Vers Saint Laurent du Pape
Une chose est sur je ne connaissais rien à cette vallée avant cet été. Nous étions dans une sorte de gîte à 5 km de Saint
Laurent du Pape. Dans l’Ardèche. Pendant plusieurs jours je me suis escrimé avec mon VTT (et bien souvent à côté) sur des chemins de grande randonnée, plutôt faits pour des excursions à pieds.
Je choisissais mes balades sur la carte en estimant les dénivelés et quelques centres d’intérêt trouvés dans un vieux « Guide du Routard ». Lorsque quelqu’un m’a parlé d’une voie de
chemin de fer désaffectée, qui était devenu un chemin de randonnées. La première fois que je le suivi, j’en perdis la trace au bout de quelques kilomètres. Un homme du coin m’assura que cet
ancien chemin de fer départemental faisait plus de 80 km. Comme je ne comprenais pas bien comment je l’avais perdu dans un gros village, il m’expliqua qu’il fallait toujours le chercher de
l’autre coté de la route.
Nous étions au bas de la vallée, l’ancien CFD était souvent goudronné, et toujours bien entretenu. Une ballade de père de
famille. Pourtant au fur et à mesure qu’il grimpait il devenait de plus en plus rustique, et franchement chaotique (quand les tranchées des anciennes traverses n’avaient pas été
comblées.)
Je vous propose mon départ de Saint Laurent du Pape vers Saint Fortunat puis les Oillières.
A suivre: Vallée de l'eyrieux 2
Jeudi 12 octobre 2006
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Publié dans : la piste de l'Ourcq
De la piste de
l'Ourcq au boulevard des Pyrénées il n'y a qu'un pas. Il suffit de suivre le Gave. Pas direct! Mais on embraye tout de suite sur l'ambiance de fête. On passe du chateau aux danses traditionnelles
avec le foulard, et on finit façon bandas! Il y a des folklores, et des fêtes qui pèsent plus que d'autres. Le foulard jaune n'a pas encore la renomée du foulard rouge bayonnais, mais qui
sait?
L'été palois c'est soleil, montagne, fine bouffe et Jurançon. Le boulevard des
Pyrénées d'où on découvre toute la montagne est impossible à filmer. Mais le Pic du midi d'Ossau est le point de mire de tous les télescopes et appareils photos. Y a-t-il encore une magie du pic
de l'ours? Quel randonneur n'a pas rêvé d'y monter, de le voir. C'est mon lieu mythique, celui par lequel j'ai découvert le plaisir de la randonnée, Première nuit en refuge, premiers troupeaux en
estive, et la puissance de la montagne.
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