Partager l'article ! Filtres D742 et le pont de Viellenave: Tu te dis : je reviendrai. Tu te dis : faut que je prenne le temps. ...
Tu te dis que tu l’as tellement regardé, alors comment le voir ? Qu’a-t-il de neuf ?
Tu te dis qu’il y a quelque chose, qu’on ne saisit pas, mais qui est là.
Tu mets juste une photo sur ton blog, par téléphone, pour dire: je suis passé, mais je vais revenir. Un peu comme on disait autrefois à la demoiselle des postes « ne coupez pas ! », « Gardez la ligne ! »
Qui va suspendre le temps ? Te conserver les choses telle que ta mémoire les a rangées ? Et puis l’eau ! C’est le symbole du temps qui coule et ne s’arrête pas. Tu te rappelles, « l’eau vive » ? « entre tes doigts l’eau vive s’échappera… »
Sur le vélo, le temps c’est des heures de selle, des fois tu ne te laisses pas aller, faut en mettre un coup, faut rentrer.
Tu te dis que tu va revenir, te poser, prendre le temps de tout voir, et puis avec la bonne lumière, là elle n’y est pas…
Ton temps est compté, mais en plus c’est sans compter sur le mauvais temps. Puis le téléphone, et du coup, t’as plus de temps.
Tu sais où sont les filtres de l’aspirateur ? Non. Il n’y en a plus. On ne peut pas laisser la maison comme ça. Ah ! Ces filtres ! Si tu ne connais pas la marque le modèle, l’année de fabrication, et je ne sais quoi, t’as sur les bras des trucs bon à jeter. Dix huit heures dix. Faut en trouver, on rentre le lendemain. Vingt bornes sous le déluge pour St Palais. Ils ferment tôt. Bon, des D742, aussi compliqué que les Boings. A Paris au BHV t’as un stand de 100m2 pour les sacs d’aspirateurs. Où je vais trouver ça avant que ça ferme ? Rien dans les boutiques d’électroménager, et sur commande, délais dix à vingt jours, on vous téléphone…Sinon il y a les brico machins sur la route là-bas…Oui on a des sacs, quatrième rayon à droite. Ouf ! Euh ! C’est pour un aspirateur ménager, pas pour les gravas de chantier ! Ah ! Ben voyez à Inter sur la route de Sauveterre. On repart…Yen avait. Ouf ! La maison est propre. Fermée.
Cinq jours de pluie continue. Sept jours sans faire de vraie ballade. Quand le mauvais temps te fait déjouer tes vacances, tu peux plier tes gaules. Sur la route du retour je vois la Bidouze qui charrie sa colère. Juste le temps de rentrer, de prendre l’appareil et de filer jusqu’à Viellenave. Ça déborde. Oh! Sans méchanceté. Mais le débit de l’eau n’est pas un débit de lait…
J’ai retrouvé dans mon téléphone une photo de 2006. On y voit le moulin en cours de réhabilitation. Sur la vidéo il est bien noyé.
Bon c’est pas le sujet que je voulais faire. Faudra que je revienne. Juré !
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