C’est déjà loin le premier janvier ! On est au milieu des élections municipales et je n’ai pas suivi la campagne, juste les résultats. Je lis dans le "monde" et le "nouvel obs" des articles qui me renvoient à notre voyage en argentine. Le vent a fait des petits dégâts sur les plantations du balcon. Je dois déjà repartir le week-end prochain…
Le bureau est encombré, j’ai beau faire des dossiers les piles montent et sont instables. Il faudrait pouvoir ranger. Mais je n’ai pas fini mes sujets précédents.
Donc le premier janvier nous montions tranquillement sous un beau soleil, mais avec un petit vent froid, vers l’église
de San Miniato Al Monte depuis le Ponte Vecchio.
Je grappille quelques infos sur un prospectus pris dans l’église. Miniato était un martyr. Décapité. La légende veut qu’il soit monté jusqu’à cette colline, la tête sous le bras. Je ne sais pas qui l’a aidé, mais fallait du courage…On lui a construit un oratoire. Et à son emplacement il y a cette basilique du XIII ème siècle.
C’est ça la magie des ballades. Tu es en haut d’une fortif, tu vois au loin un monument qui brille dans le soleil. Tu te demande quoi, et ton routard te dit que c’est peut-être une église. Tu tournes le plan dans tous les sens pour essayer de comprendre, mais en fait, il suffit de suivre, c’est un lieu de ballade très prisé et tu te retrouves dans le flux, en mouvement.
Rien de préparé, le hasard. Et quand même tu te dis que ça ressemble au Baptistère où tu es déjà passé plusieurs fois (ouais, tu
verras les photos) : les couleurs des marbres, blancs à peine rosé, verts, la structure générale de la façade, même si « plate » et non octogonale…
A l’intérieur le chœur est orné de peintures. Le petit document dit que c’est Taddeo Gaddi. Inconnu de moi, mais on en souligne l’importance. Il y a la Chapelle du Cardinal du Potugal, La sacristie et des fresques de Spinello Aretino. J’ai mis quelques photos, mais j’en ai ratées pas mal. Tu sais, il y a un sport où je ne suis pas bien entraîné, la pièce de 1€ pour éclairer les trésors des églises. Trouver la pièce, la mettre dans la bonne fente ! Par deux fois j’ai mis dans le tronc des œuvres. Quand par surprise, ça a marché, le temps que je retourne, que je trouve une place, parce que les radins ils attendent que l’autre mette la pièce, trois photos plus ou moins bougées, et ça coupe. Et t’as pas des pièces pour tout !
Mais quand même tu vois la magie de Florence elle est là, tu te perds et tu rencontres des chefs d’œuvres. Pas ceux des grands musées, mais aussi intéressant, et le soir à l’hôtel en regardant tes photos, tu te dis que c’était beau.
On s’apprête à partir, il est près de quinze heures et ce jour là encore, on n’a pas mangé, un Jour de l’An ! On retraverse la Nef, et la le soleil passe en oblique au travers les vitraux. Des personnes se mettent dans la lumière et ferment les yeux. Elles restent là, immobiles, recueillies. Je t’ai fait la photo de la lumière, par des gens. Même si des fois, j’ai envie de me moquer….
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