Envoyez aux amis

Cliquez ici pour recommander ce blog

Photos RJ

Egypte 2004 (22)
La nuit à Louxor

Ce dimanche 21 novembre nous en avons vu des monuments. Aujourd'hui, quatre ans après, mes notes sont confuses. On vient juste de rentrer du Ramesseum, une petite douche sur le bateau, le Queen of Hansa, et c'est déjà l'heure du souper. Ce soir pas de conférence. C'est Louxor by night. A raison de cinq ou six sites par jours, que reste-t-il ?

D'abord, nous sommes des « princes ». En felouque, en bus, sur le bateau, des gens pleins de sollicitude qui nous évitent les embuches. Nous sommes doublement des « princes », car nous ne sommes pas harcelés par des quémandeurs, comme nous avons pu le voir ailleurs. Surement, le marché est « contrôlé », mais nous ne le sentons pas. A quai à Louxor, peut-être 40 bateaux, tous plus cossus les uns que les autres. Quand nous revenons de ballade, le Queen of Hansa est en quatrième file, cela veut dire que nous devons traverser trois bateaux avant d'arriver au notre. C'est surveillé, mais « facile ». les affiches sur les « précautions » sont présentes, mais rien de pesant, presque naturel...
La chambre est toujours faite, et les « garçons de cabine », s'amusent à confectionner des figurines avec les linges de toilette sculptés comme du carton.
Cela fait plusieurs jours que nous sommes à quai à Louxor, mais nous n'avons pas encore eu l'occasion d'y poser le pied. La nuit nous renvoie les lumières de la ville illuminée. Les colonnades, les mosquées, les grands édifices (Hôtels ou « Club Med ».) Ce soir c'est le « jour ». Une autre visite est prévue demain, ce sera une autre histoire.

Vingt et une heure, c'est un moment doux. Souvent le vent balaye la vallée, et il faut un petit pull. Là, il fait doux. Nous marchons dans la nuit illuminée, en regardant intrigués, la foule compacte qui se déplace serrée entre les colonnes des temples. C'est à nous. Contrôle de ceux qui ont un pied pour l'appareil photo ; il y a un supplément. En même temps que la douceur du soir, tu ressens la présence, le bruit de la foule. Pas un endroit où tu puisses te poser, regarder, attendre, peut-être rien, juste que la pierre te parle...
Mais là, ils sont trop ! Les flashes te pètent dans les yeux, comme si les hautes colonnes de plus de 10 m de haut pouvait être atteintes par la lumière des flash microscopiques. La guide essaye de dire trois mots, mais que comprendre quand elle dit : « à droite de ceci, à gauche de cela ». Les éclairages au sodium, nous font passer de l'obscurité « des creux » à l'orange des statues « en relief ». Les ombres sont profondes. Les lumières éblouissantes. Tu as passé la journée plein soleil, et là, les contrastes te font sursauter. Et la foule. Toujours plus pressante.
A force de tourner, la tête levée vers les chapiteaux des colonnes, où somme-nous ? Tête en l'air, lumière crue, tu oublies où tu mets les pieds, dans l'ombre.
Sur les photos, j'ai mis des titres. Suis-je sur ?
Les jambes étaient trop courtes de trop de fatigue, mais l'émotion était là, dans chaque recoin d'ombre ou dans le plein champ de la lumière.
Je sais que j'y retournerai. Je resterai là, à Louxor, sans courir, presque sans bouger, juste pour suivre dans mon imaginaire la longue promenade jusqu'à Karnak. Trop merveilleux.

précédant: Ramesseum

Début: arrivée au Caire


 

Retour à l'accueil

Commentaires

C'était un pur moment. Et pour la myope que je suis, féérique, halo de lumière, ombres et chausse trapes visuelles. Les autres n'existaient plus pour moi. Juste un brouhaha. Une foule...autrefois, il ya trés trés longtemps.
commentaire n° : 1 posté par : Le concombre masqué le: 03/05/2008 11:24:16

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Rechercher

illustrations

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus