Partager l'article ! Bandas à L’indienne au parc de La Villette.: Guinguette exotique et déjeuner sur l’herbe dans la nouvelle tradition cosmopolite. ...
Guinguette exotique et déjeuner sur l’herbe
dans la nouvelle tradition cosmopolite.
Vingt deux heures ce soir quand t’allumes ton PC. T’as passé une bonne journée, fais ta première tarte aux mirabelles de lorraine, et promené ton caméscope à la Villette. Tu sais que l’été, le long du canal c’est tous les jours la fête. Un dimanche, en plus un premier août, tu mets ni la radio, ni la télé. Pas de téléfil (pléonasme) qui t’attache à ton socle rationnel d’infos déprimantes. Un peu de légèreté…
Donc, ton pc démarré, t’affiches tes journaux favoris sélectionnés dans tes onglets ‘firefox », le premier, c’est « le monde ».
Et là, tu prends ta douche d’acide. Les trop pauvres à qui on va chouré les « allocs », en plus on va les entôler si leurs gnards font trop de conneries. Et si ils sont encore plus pauvres que les trop pauvres, alors on démolit leurs cabanes en récup de palettes, et vieux plastiques.
Quand on pense à la thune larguée dans les vaccins à la con, il y avait de quoi loger quelques sans abris. Mais les vaccins, c’était pas pour les protéger eux !
Alors, quand tu te promènes sur les pelouses à la Villette, que tu vois tous ces gens vivre tranquillement, se côtoyer sans regards soupçonneux sur « l’autre », tu te demandes où nos responsables politiques sont allés chercher leurs idées funestes pour attiser les haines.
Lequel serait capable encore de déjeuner sur l’herbe en « manches de chemises ».
Bien sur le coté guinguette avec les musiciens en burnous et babouches, nous fait oublier l’accordéon de notre chère Yvette. Tout le monde danse néanmoins, frappe dans ses mains et applaudit la danseuses si pale dans ses voiles noirs et l’acrobate cracheur de feu.
Le bonheur et la cohésion sociale ne se retrouveraient-ils que dans cette cour des miracles improvisée ?
Lundi on retrouve son boulot de misère, on fait face à l’autre réalité, la plus dure, celle d’un pouvoir qui n’aime pas les gens, surtout les pauvres, les exclus.
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