Partager l'article ! Cambodge : le canal de Takeo à Phnom Da: Première heure au Cambodge le 24 janvier. Nous avons quitt ...
Première heure au Cambodge le 24 janvier.
Nous avons quitté le Vietnam peu
après Châu Doc. Tu notre accompagnateur vietnamien entre les deux postes frontières présente le groupe à son homologue Cambodgien. Nous
faisons donc connaissance de Si. Une Jeune femme moins de trente ans, son français est moins sur que notre vietnamien, et sa petite
voix a du mal à maîtriser le groupe coincé et agité par l'incompréhension des gardes. Elle essaye de nous dire de nous présenter avec nos papiers au douanier lus loin, mais un garde nous disperse
avec une pile de formulaires à remplir. Elle doit s'y reprendre à trois fois pour faire accepter qu'elle avait rempli elle même à l'agence tous les documents nécessaires, il suffisait de prendre
chacun les siens et d'y aller. Comme un guêpe bornée, lassée de se cogner à la vitre, tout d'un coup le groupe trouve l'air de la fenêtre ouverte.
Cette « in-communication » avec notre accompagnatrice française Jo n'en est qu'à son début. Pourtant cette jeune femme va nous faire découvrir un Cambodge sensible, humain, où les souffrances du régime Khmer de Pol Pot cicatrisent doucement. Un des grands moments du voyage sera le « musée du Génocide ».
Donc aujourd'hui, j’interrompe le périple vietnamien pour commencer de mettre en ligne les premières images du Cambodge.
La première impression est forcément différente. Nous entrons dans le pays à pied, découvrons un gros bourg de province, installé dans les rizières qui se développent dans le bassin du delta du Mekong. Vers dix heures le matin, le soleil nous surprend par sa clarté et sa chaleur. Les rues sont calmes, on s'y promène tranquilles. Rien à voir avec l'hiver et le froid de Hanoï. Adieu le grouillement motorisé de la grande ville. Fin du ciel gris.
Petite négociation sur l'ordre des visites, et nous voilà, chapeautés, enduits de crème solaire, embarquant
sur des petits canots à moteur bleus et blanc. Le car vient juste de s'arrêter dans une large avenue chauffée par le soleil à Takeo. Cinq par canot. Le moteur démarre d'abord doucement puis façon
Alési, « à fond, à fond ». Je démarre le GPS, plus de 25 km à 35km /h de moyenne. Tu ne ressent plus rien. Chaque vague te tasse les reins sur la planche où tu tu est assis en
déséquilibre. Le vent a arraché ton chapeau. Tes yeux son crispés par le soleil et ses reflets dans l'eau. Chaque croisement d'une autre barque provoque des remous croisés tu sautes de lame en
lame.
Tu réalises progressivement que les bateaux passent à cette grande vitesse à un ou deux mètres d'hommes plus ou moins immergés. Les pêcheurs. Si t'expliquera plus tard qu'il y en a de plusieurs types. Les cambodgiens traditionnels pêchent avec deux sortes de filets, soit un mini carrelet , soit ils ferment complètement le canal où nous passons. Il faut relever l'hélice, et cela nous immobilise avec soulagement.
L'autre type, c'est « les vietnamiens » : ils ne respectent pas les règles, il utilisent de longs râteaux pour débusquer les poissons au repos dans la vase.
Donc, quelques photos de cette course folle, sans soucis des pêcheurs, des barques que les remous emplissent d'eau, des berges qui s’effondrent, des enfants qui nagent.
Quand tu réfléchis à la « charte du tourisme responsable » tu te demande si c'est bien raisonnable cette circulation fluviale à grande vitesse pour nous permettre d'admirer un temple. Cependant il faut bien constaté que les locaux ont la même pratique pour leur commerce...
|
Cambodge Khmer |
Donc nous allons descendre de nos canots et découvrir le premier temple cambodgien : Phnom Da.
Commentaires