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Wat Phnom. Centre de Phnom Penh.
Point zéro pour la mesure des distances entre les villes du pays
Comme toujours, je transcrits les commentaires de Si, notre guide.
Wap Phrom a été construit en 1372. Avant la construction de Phnom Penh.
Une certaine dame, madame Penh a fait construire l'édifice. Elle habitait au bord du lac de Tonlé Sap; ce lac qui sert aussi de déversoir du Mékong en période de hautes eaux.
Régulièrement les habitants cherchent à récupérer le bois qui flotte sur le lac pour construire des abris. Elle aperçoit le Bouddha qui flotte sur un tronc. Les villageois l'aident à l’emmener. Plus tard elle fit construire cette colline pour lui.
Dans la pagode on a installé cette statue de Preah Noreay récupérée des flots; on y aouta une statue de la dame Penh, une statue de roi. A coté de la pagode, le stupa contenant les cendres d'un roi (Pona Yat).
Cette petite butte de terre au dessus de laquelle sont construits ces monuments, est à l'intérieur d'une grande place avec jardins où l'on se promène. Sur une pente, un monument historique qui commémore le traité franco siamois du 15 mars 1907. Il y a la statue du roi Sisowath, signataire du traité. J'ai noté le rapprochement avec le Battamang, sans vraiment savoir le localiser. Après sur la carte tu repères une ville vers le Nord.
La visite de ce grand jardin était sympa. Il y a des endroits pour flâner, et au hasard de mes déambulations, quelques animaux plus ou moins familiers.
Il va être temps qu'on se repose sur le bateau...
P.S . A la fin de notre deuxième jour de visite de Phnom Penh, je ne peux m'empêcher de remarquer le différence de point de vue entre les deux premiers jours de visite de Hanoï au Vietnam.
Ici le musée national est un long récit de l'histoire culturelle du peuple Khmer. Les temples depuis le VI ème siècle jusqu'à la période d'Angkor , puis l'abandon d'Angkor pour la fondation de Phnom Penh, montrent la régulière migration des habitants, soit pour des causes naturelles, soit sous l'effet d'invasions. La colonisation et surtout la tragédie « Khmers Rouges » ont laissé des traces profondes. Mais il n'y a pas d'exposé d'une sorte de revanche identitaire.
A Hanoï deux faits majeurs fondent l'identité : la guerre contre la chine et la fondation de la ville en 1010. La guerre d'indépendance, la longue lutte d'Hô Chi Minh et bien sur la reconquête du Sud contre les américains. Et comme ciment au dessus des siècles, la tradition, les religions. Tout en étant un état multi-ethnique, s'exprime une prééminence du groupe de la population la plus nombreuse, Viet.
Est-ce lié à la forme des exposés de nos guides ? C'est en visitant Wat Phnom que je note le nom d'un roi de l'Histoire du Cambodge (autre que ceux de la dernière période ). L'archéologue du musée national a centré son discours sur la modification de la statuaire en fonction des époques, de l'influence spirituelle du moment, mais aussi de l'environnement social : statues plus raffinées dans les périodes fastes, plus « brutes » dans les périodes pauvres ou géographiquement démunis de moyens, matériaux.
Le musée de l'histoire à Hanoï jalonne les grandes dates de reconstitutions historiques. Le musée des beaux arts fait la part belle au siècle dernier...Notre guide vietnamien, Tu, connaissait par cœur toutes les dynasties et leur rois.
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