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Le Street Art sur les vieux murs de Paris
est plus aisé que le Beach Art sur les vieux blockhaus.
Enfin la plage ! Cette promenade à Capbreton traîne en longueur. Ce super été du début octobre ne titille pas ta créativité de photographe. La plage, quoi de plus banal. Même s'il
fait beau. C'est plat, c'est brumeux, c'est loin, tu marches dans un sable bien tassé, tu t'écartes prudemment quand la vague se meurt à tes pieds. T'es en pleine confusion, tu ne sais si tu veux
photographier, marcher, t'asseoir et attendre le soir.
Les surfeurs du jour profitent surtout des vagues pour piquer une tête; peu se hissent sur leur planche et tiennent quelques dizaines de secondes. Un quand même finira au raz des enrochements après un joli travail.
Au milieu de la plage, les blockhaus. Heureusement qu'ils sont là pour nous distraire par quelques envolées d'écume. En plus ils assurent la sono. Questions tags, ils n'ont pas la pêche de ceux des rues de Paris entre les «barreaux verts » et le canal de l'Ourcq. Comme nous l'expliquait un tagueur, Il faut des dizaines de kilo de peinture, et une échelle. Le risque n'est pas la marée montante, mais une descente de la maréchaussée.
Même si taguer dans les vagues doit avoir un coté fun, t'as pas le temps que ta peinture sèche avant que l'océan n'efface tout ! Les vieux murs de Paris mettent vingt ans à tomber.
Maintenant que la pluie est de retour, t'es de nouveau enfermé, et confronté à d'autres vieux murs tagués: repeindre le salon ! Là, les tags, c'est le salpêtre qui les a dessinés. Imagines pas qu'il suffise d'un peu de peinture blanche pour redonner de l'éclat aux murs gris : non ! Le pinceau creuse la pierre rongée par l'humidité. Alors tu inventes tes tags à toi, dans les courbes de ta truelle.
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