Partager l'article ! Compétition de Kayak à Sauveterre de Béarn: Samedi t’as acheté Sud Ouest et l’Equipe. Un pet ...
Samedi t’as acheté Sud Ouest et l’Equipe. Un petit tour d’horizon sur les malheurs de certains politiques plus occupés à tirer le thune de pauvres pour leur retraite, qu’à chercher les planques des trop friqués. L’Equipe pas trop mieux… On va quitter le silence trop bruyant des vestiaires du foot, pour les nouvelles frasques de la « petite reine » : que vont-ils inventer cette année comme nouvelle triche pour nous dégouter un peu plus ? Mais tu me dis que c’est plus du sport, c’est un simple cirque où les clowns font la claque pour un hyper business, où l’acteur, le sportif, n’est là que pour la pompe à fric du super capital financier.
Alors, y a pu de rêve ?
Si, mais il faut retrouver les sources du sport, le plaisir de l’effort, du dépassement de soi, la compétition qui te chavire le cœur, t’emplit de bonheur, ou de la tristesse de chercher une bonne revanche, où, ce coup là, c’est toi qui réussira.
Dans ce Sud-Ouest, une annonce : compétition de kayak à Sauveterre de Béarn.
Le dimanche tu y es à onze heures le matin. Tu fais d’abord ton tour de village. Tu ne connais aucun des clubs, aucun des participants. Même sur le kayak, tu n’y connais rien. T’as voulu une fois descendre l’Ardèche, et t’as compris ce qu’est un bouillon dans les rapides de la Toupine du Gournier.
Se promener à pieds dans le village, ça te casserait presque le moral. Dans ce qui était naguère la rue commerçante, où à l’occasion d’une ballade en vélo avec tes enfants, ceux des voisins tu faisais une halte, c’est mort. Hôtels, restaurants, bouchers, artisans fermés. Quelques vitrines grises de poussières et d’ennui affichent des événements ou des rendez-vous périmés depuis des années. Même le local de la Croix Rouge est abandonné. Rien à sauver à Sauveterre….
Pourtant, ici et là de belles propriétés maintiennent l’esprit du lieu. Mais l’usine de salaisons a fermée il y a bien longtemps, et le terrain vague qui témoigne de son implantation reste une friche, comme le trou noir d’une dent perdue.
L’église dont le cœur est en réfection, caché derrière des bâches poussiéreuses, une sorte de décor funèbre sur un site sans vie, est vide. Sombre. Pour un dimanche ?
Tous au Gave ? Pas tant que ça… L’organisation est pro, mais sans les sponsors et les subventions, il n’y aurait rien. T’as fais du sport toute ta vie, et des compètes pendant plus de trente ans. Tu ne réalisais pas qu’il fallait tant de thune…Peut-être aussi, c’était plus simple. Là, chronométrage électronique, arbitres de portes, surveillance des rapides, il faut du monde.
Il y a surtout les familles, les copains. Mais ça ne sature pas les parkings.
Le matin, c’est des tous jeunes, minimes, benjamins, garçons et filles. T’es époustouflé de voir leurs petits bras remonter le courant, contourner les portes, accélérer dans les rapides. T’as fait une vidéo, mais ton installation ne te permet pas de l’envoyer sur Daily-motion.
Donc les photos, faites l’après-midi. Des séniors et des séniors vétérans. C’est un vrai bonheur que de pouvoir se faire plaisir dans les tourbillons au milieu d’un tel décor. Parce que Sauveterre, reste un paysage enchanteur, à qui l’animation de ces kayaks sous les remparts, donne une vie inespérée, et du sens à ces vieilles pierres. Parce que surtout, le bonheur des compétiteurs, les encouragements des amis, la moue dépitée devant la porte ratée, la fierté de la descente réussie sont des récompenses pour tous les animateurs qui portent les vraies valeurs du sport. Toute une journée sous les encouragements, le soleil, le réconfort des déçus.
Pas d’injures…
Le vieux parigot regarde émerveillé ces jeunes si habiles dans les rapides. A dix ans, sa grande aventure, c’était de plonger de un mètre dans la piscine de la Jonquière…
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