Partager l'article ! Dacruz, Quai de l'Oise.: L'artiste des rues devant son travail, sa vie de tagueur. Tu sais, les coups ...
L'artiste des rues devant son travail, sa vie de tagueur.
Tu sais, les coups de foudre, tu ne sais pas comment ça vient, mais ça t'explose le cœur. Sur les bords du bassin de la Villette ou du canal de l'Ourcq, t'as fait du vélo des années sans rien voir. Même quand tu n'avais plus tes cuisses de vingt ans, t'avais toujours une œil sur ton compteur de vitesse. Alors, le décor, c'est juste une sensation confuse, des murs, des bâtiments, l'eau du canal. Tu fonces et essayes d'éviter les pièges, et tous les bambins qui te coupent la route sans imaginer que le clone raté du gars Anquetil fonce tête baissée, sans rien voir . La CPCU par exemple, il 'a fallu plus de dix ans alors que tu passais devant, avant de comprendre ce que c'était : Le chauffage urbain.
Un jour que tu rentres plus fatigué, dans la petite cote qui te permet de passer au-dessus du bassin, au coin de la CPCU, là où il y a un vieux pont de chemin de fer désaffecté, tu t'arrêtes subjugué par un mur peint, un visage d'inspiration Inca, et un cœur avec cette petite phrase : « j'aime mon ghetto. »
Aujourd'hui, l'homme qui a peint çà est devant toi, il t'explique son quartier, comment il en est venu à peindre dans les rues du 19°, ses sources d'inspiration, ses rencontres, ses difficultés, sa réussite.
T'écoutes, t'es baba ! Toi, t'étais formaté pour bosser, lui pour taguer. Drôle de rencontre !
Le lien ci-dessous, te renvoie à ce premier sujet, et ta surprise en fin de ballade : les « Barreaux Verts », bistrot disparu dont le repreneur à fait appel à Dacruz pour la déco de la salle du fond, et bien sur la découverte du mur avec le papillon à tête d'inca, et le cœur « I Love My Ghetto »
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I Love My Ghetto. Premier sujet en 2007 |
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