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Images de la rue un samedi soir.
Nous
rentrons tranquillement du lac de L’Épée restituée. Ce troisième soir, nous sommes familiarisés avec Hanoï. Le retour à l'Hôtel se fait par petits groupes. Nous nous laissons portés par les flux
browniens des vagues de circulation. A pied, à cyclo, en voiture, tu as l'impression d'une immense fourmilière où des colonnes suivent des traces invisibles, sinueuses, s'entrelaçant, puis
éclatant vers des pistes cachées reformant un nouveau flux.
N'essaye pas de savoir qui circule à droite ou à gauche. N'essaye pas de comprendre où est la place du piéton et celle de la moto. Insinue toi dans un flux, ne lâche pas le talon de qui te précède, ouvre tes antennes sur 360°, ne te trouves pas sur le passage d'un autre courant. Si tu tournes la tête pour savoir si quelqu'un t'arrive sur la droite, la gauche ou derrière, t'as perdu ! Tu as rompu le fil invisible qui te liait à celui qui te précède, t'ouvres sans le savoir, la brèche ; la foule l'envahit et dresse une barrière de gens en mouvement, continue, infranchissable. T'entends un mot que tu ne comprends pas, ressens une légère poussée derrière ou de coté, le flux jaillit que tu retenais il rompt devant toi le mur humain que tu croyais infranchissable. Tu te laisses aspirer...
Tu avais été prévenu sur les risques des pickpockets, tu n'y penses pas. Tu profites de ce spectacle vivant, agité, sans agressivité, même quand tu t'arrêtes brusquement pour faire une photo. Ce samedi soir donne la place aux jeunes. D'ailleurs quand il fait froid, comme en ce moment, les écoles sont fermées. Donc plus de monde dehors.
Autre image, ces coins de rue où des repas rapides sont préparés. Du riz, forcément, mais aussi des salades, des beignets de viande ou de poisson.. Tout le monde mange dans la rue. Chacun ses habitudes. Soit accroupis sur les talons, soit assis sur un petit tabouret. Notre guide nous dit qu'il prend comme ça son petit déjeuner, normalement.
En parlant de Tu, j'ai doublé, une fois encore, l'album, avec un diaporama sonorisé. Tu, nous y chante deux berceuses, une du nord, une du sud. Il explique la différence dans les accents, les habitudes. Demain après la visite de la vieille ville, nous prendrons l'avion pour Hué. Le sud commencera alors avec sa chaleur attendue.
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