Carnets d'Argentine

Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 10:08

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Tigre - Delta du rio Paraná - vers le rio de la Plata.

Argentine (33)


Le bus nous dépose dans le quartier de Puerto Frutos. Le port du marché aux fruits. En début mars, il n'y a pas beaucoup de fruits. La plupart des boutiques présentent des accessoires de décoration ou d 'ameublement. Tu trouves les mêmes produits, de même provenance à Paris...Il y a la couleur, le dépaysement, la présence du fleuve qui font la différence.

Tigre est une ville au bord de l'eau qui d'un coté communique avec Buenos Aires à moins de trente kilomètres, par la route et le train et de l'autre s'ouvre et se perd dans les canaux du delta du rio Paraná. Plus à l'est, c'est le rio de la Plata qui reçoit aussi les eaux du rio Uruguay.

Sur la berge où nous nous promenons d'abord, des hôtels club gigantesques comme le Paseo Victoria avec ses immenses colonnades. Il existe des clubs nautiques de golf etc...Le court périple en bateau sur le Lujan me fait comprendre ce que nous avions découvert rapidement à chaque atterrissage à Buenos Aires. La Mesopotamia. Cette vaste région verte traversée par des méandres d'eaux boueuses. Cela me rappelait le bassin amazonien...

Quelle activité !

Partout des maisons plus ou moins cossues perchées sur des ilots de verdure, au milieu d'une immense forêt tropicale. Des pontons bien haut sur leurs pilotis te donnent une idée des hauteurs de crues. Toutes les tailles d'embarcations, des canoës où les hommes pagayent, au hors bord puissant, les péniches lourdement chargées, et dans des recoins, abandonnés, de vieux cargos se décomposent dans la rouille.

On imagine l'été, la chaleur humide, les orages dévastateurs, les moustiques...

Tigre et les petites iles que nous croisons est une zone résidentielle, de loisirs ( pèche, ski nautique), pour les retraités. Plein de petits cabanons pour un week-end enchanteur.

Une image de rêve que nous emporterons dans notre voyage de retour.

Précédant: San Telmo

Début : Buenos aires

à Suivre:



Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 12:40

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Buenos Aires - San Telmo.

Argentine (32)


Pourquoi avons-nous voulu faire ce voyage en Argentine ? Plus d'un an après notre retour on s'interroge encore. Toi, tu sais. Jeune adulte tu étais parti, en « charter », comme on disait alors, départ à + / - 1 jour de la date indiquée, retour + / -2 jours, en fait, ce sera + 4. Quand tu retournes au boulot, pas facile à expliquer, le téléphone portable n'existe pas, et  l'appel téléphonique de Lima n'a pas convaincu. Mais t'étais jeune, un peu traqueur, t'avais tellement envie de partir, et pas la tune pour un voyage trop bien organisé : L'avion bouffait les deux tiers de tes économies.

Alors quand ton épouse prend sa retraite à son tour, tu as envie de ressentir encore un peu toutes les émotions de ce voyage,  saurais-tu encore vibrer de la découverte de l'inconnu ?

Tes premières recherches d'un dépaysement total te font imaginer pouvoir passer le Cap Horn, et faire un grand tour de Buenos Aires, à Valparaiso, en passant par Ushuaia. Un rêve de gosse quoi ! Un de ces rêves que l'on se fabrique au long de 42 années de boulot, faire un « grand » voyage ! T'expliquer avec toutes ces heures harassantes, ces nuits passées « pour la boite », compenser par un immense courant d'air libre !

Bien sur aujourd'hui, il ne t'est plus possible d'envisager de voyager « en avisant sur place ». Il te faut même une prise électrique pour la batterie de l'appareil photo, du téléphone mobile, et la douche bien propre...D'où ce choix d'une organisation bien maitrisée. Ramené en « franc constant », ce n'est pas plus cher aujourd'hui qu'il y a trente-cinq ans, et ce n'est pas l'improvisation  de l'époque.


Non seulement t'es douillet, en plus t'es devenu râleur...


En préparant ce voyage tu n'avais pas imaginé la visite des missions jésuites. Tu ne savais pas de quoi il s'agissait. Donc tu cherches un guide. La librairie à Bayonne où tu es de passage, ne foisonne pas. Il y en a deux, et chacun en trois exemplaires. Quatre mains se tendent, qui se partagent le tribut. Pas le « Routard » ! Ce dernier soir à Buenos Aires, revenant de Posadas et de la visite qui t'a marquée, celle des missions, de leur gestion, t'es libre : mais sans ton compagnon habituel qui à des milliers de kilomètres te guide immanquablement vers le petit coin typiquement génial et « cheap ! »


Ta fâcherie a failli te passer le gout d'un petit vin. Un Norton rouge bien charpenté que t'avais déjà apprécié, après lequel tu allais pourtant courir.


Faut dire qu'à force de sous-traiter les voyages, entre ce qu'on te vend à Paris et ce que l'agence locale va fournir, tu te fais autant avoir qu'en écoutant le « travailler plus » de Sarko.  Le programme du dernier jour les fait chier, l'accompagnatrice veut son après-midi libre, (l'avion est vers vingt deux heures), elle avance les visites de l'après midi au matin (où on avait quartier libre), et  après débrouillez-vous ! Bras de fer. Les portables sonnent à Paris, et le changement est annulé !


Ouf ! C'est ce qui me permet de te montrer ces photos de San Telmo. Enfin seuls, bras dessus, bras dessous, nous sommes tranquillement repassés place de mai. Direction San Telmo (le quartier latin à Buenos Aires). Nous empruntons « Defensa ». Nous passons devant San Ignacio et le musée de la Ciudad, la basilique Nuestra Senora del Rosario. Puis par l'avenue de l'indépendance et l'avenue du 9 juillet nous retournons à l'hôtel près de l'Obélisque. Quelques photos de murs peints célèbres, même si un peu taggués, bien sur les « d'arbres bouteille », qui doivent leur nom à la forme de leur tronc, je les cherchais depuis le premier passage.


Une matinée libre, pouvoir choisir son chemin, son rythme, se laisser surprendre par la découverte d'un quartier, et devoir chercher ce qu'on voit ! Même si à pied, c'est franchement long, tu sais que tu va bientôt être assis un paquet d'heures. Le bonheur de s'imprégner d'un quartier.


Précédent: Loreto, dernière mission jésuite

Début: Argentine arrivée à buenos aires

A suivre: Tigre 



Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 15:25

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Loreto - Dernière mission jésuite de notre séjour argentin.

Argentine (31)


Peu de guides touristiques t'enverront visiter les ruines envahies par la forêt tropicale, de la mission Loreto, en Argentine. Elle est vraiment à l'abandon, et le climat inexorablement réduit les dernières pierres en talus et bosses. Il fallait la passion de notre guide Huguette, pour faire résonner notre imaginaire du rythme des cérémonies, nous faire entendre les tailleurs de pierres, nous faire comprendre le talent des céramistes et la richesse de la bibliothèque d'où sortira sans le savoir l'Argentine, état moderne.


Tu sais, je revisite mes carnets de voyage au jour le jour. Je revois mes photos, mes vidéos, mes petites notes gribouillées sur un carnet sans forme. Du coup, quand la vie te surprend par un de ces évènements que l'on qualifie de « mauvaise nouvelle », t'as l'air ballot de regarder ces images déconnectées de la vie. T'as plus envie. Il faut que le temps lessive ta mémoire émotionnelle, pour que tu puisses retrouver l'ambiance d'alors. Il y a donc des ruptures dans la tenue de ce blog, des changements de tonalité, la niaque n'est plus la même...


Ainsi, cette ballade sur un lieu où tant de vies se sont éteintes, où la nature a repris ses droits, soutenue par le chant des oiseaux et les stridulations des insectes, te renvoie à une sorte de méditation contemplative, en phase avec ton vécu du moment. Alors, tes choix de clips sont simples, tu élimines vite et valorises les ombres et les lumières, les sons « naturels ».

Prends le temps de voir cette petite vidéo. Laisse ton regard chercher dans le feuillage d'où vient ce long sifflement. Tu ne trouveras pas. La végétation  est secrète et ton regard ne peut en si peu de temps discerner les trésors de vie qui s'y cachent.


Cette mission jésuite au sud du rio Paraná, quelque part de l'autre frontière de ce qui séparait la colonie portugaise du Brésil de la colonie espagnole d'Argentine, a aussi accueilli les Indiens guaranis chassés par les Portugais. En 1710 y fut écrit le premier livre en langue guarani. Ce haut lieu de culture et de partage social fut, comme les autres missions, victime des intérêts conjugués des colons et du pouvoir religieux de l'époque. Rien n'a changé sur le rôle des religions comme instrument et justification « morale » des conquêtes, de l'intolérance et volonté de domination des êtres. L'intégrisme et le terrorisme en sont simplement le perfectionnement moderne, « industriel », mondial et global.


Donc,  l'âme des Guaranis anime ce lieu. Les processions qui réunissaient tant de monde, on parle de dizaine de milliers de personnes, sont encore célébrées, les chemins témoignent de ces visiteurs discrets. Il y avait peut être un paradis, là, hors du contrôle des puissants. C'est normal qu'on l'abandonne.

Si tu as visité ce blog, tu as vu aussi mes sujets sur les carnets d'Egypte. Le pouvoir de Pharaon y est restauré en même temps que les temples qui le célébraient. Là, ces communautés  qui vivaient « du commerce équitable », qui avaient élevé les valeurs de la solidarité et du partage  au-dessus des valeurs et surtout des craintes des pouvoirs des occupants, contemplent les vestiges de leur philosophie existentielle, rongés par la végétation, utopie détruite par l'oubli du  temps, et surtout la disparition organisée par la déportation de ce peuple


On a du mal a imaginé aujourd'hui que ces missions qui ont été détruites dans les années 1770, sont à une génération près concomitante de la révolution française, des droits de l'homme et des prémices de l'abolition de l'esclavage. Plus au Nord de 1734 à 1778 une autre conquête, d'autres guerres...


Ah ! J'aimerais un jour visiter autre chose que des édifices religieux, même rasés, une sorte de « monument Laïc » des droits de l'Homme.


début : retour d'Argentine

précédant: Mission Santa Ana

à suivre :Buenos aires - San telmo





Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 18:18

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Mission Santa Ana (Argentine 30)

Région de Missionnes

Nous sommes toujours dans la région de Posadas ce mercredi 5 mars 2008. Il nous reste deux  Missions jésuites à visiter avant notre vol vers Buenos Aires. La veille nous sommes revenus de Trinidad au Paraguay. Lever matinal, mais le soleil nous attend déjà. Déjeuner rapide mais copieux et en route vers le rio Paraná, et  la mission proche, Santa Ana. Un peu de route et rapidement ces routes dallées  de terre rouge et pierres plates qui donne au voyage ce délicieux tremblement. Ce n'est pas long. Moins d'une heure, la brume ne nous a pas quittés, et nous voilà devant l'entrée de la mission. Un petit bâtiment abrite un musée et une maquette. C'est l'abri du gardien pour les billets, puis nous entrons dans un grand parc où très vite la végétation se taille la part du lion dans le spectacle.

Quand nous avons parcouru la première allée, ce qui fut la grande place découvre son trésor de ruines envahies par les arbres. Heureusement que nous avions visité d'autres vestiges de missions bien conservées car là, il faut faire travailler l'imagination. Pourtant, grâce à notre accompagnatrice Huguette, chaque pierre, chaque espace retrouve son sens.

Cette mission historiquement implantée en 1633 au Brésil a été déplacé à partir de 1639 en Argentine, de l'autre coté du Rio Paraná. En 1660 vivait là 4800 Guaranis et deux jésuites.


Le soleil doucement chasse les brumes, les insectes revivent.la végétation déroule son spectacle que le « parigot » absorbe avec avidité. La  ville s'est construite à quelques centaines de mètres en utilisant les matériaux, l'espace est libre.


A suivre : Loerto - dernière mission visitée

Précédant : Iguazù coté Brésil

Autres sujets sur les missions jésuites en argentine et au Paraguay

-         Trinidad

-         Jésus de Tavarenque

-         San Ignacio mini (2)

-         San Ignacio mini



Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 16:18

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le Cormoran d'Iguazù - les chutes coté Brésil.

 

Argentine 29.

Reprenant mes carnets de voyage, je visionne mes vidéos sur l'Argentine. Presque ¾ d'heures d'images coté brésilien. J'ai donc conservé les plus significatives autour de la végétation t d quelques animaux de rencontre, surtout les oiseaux.


Le passage de la frontière a été une aventure administrative. Faut s'y faire. Donc cette journée du 3 mars 2008 a été agréable. Le soleil ne nous a pas carbonisés, pas de moustiques ni de plus mauvaises rencontres. Au contraire quelques jeunes brésiliennes ont sorti leurs plus beaux atours, et la couleur locale est dans la diversité des bronzages, entre cuivre et or. Si tu as les photos floues, tu sais pourquoi.


On reste le plus souvent dans le sous-bois de la forêt tropicale. Les amateurs se régalent d'araignées au centre de leur toile. C'est pas mon truc. Donc après le perroquet, voici les coatis. Ils sont sous les hautes herbes et les feuillages. Et dans tes premières images, tu ne sais si leur fausse indifférence aux touristes réside dans la barrière qui nous sépare ou la tranquillité d'être en terrain connu. Même s'ils se sauvent quand tu approches l'objectif, tu vérifieras bientôt que ce sont des détrousseurs de poubelle ou sacs à victuailles.


Au-dessus des chutes qui grondent le vol des vautours. Tu verras d'autres oiseaux, dont ce cormoran que tu as appris récemment à identifier. Et puis un héron, des rapaces ressemblant à des grosses buses. interpelé tu t'écartes pour laisser passer la colonne de fourmis qui au passage bousculent un pauvre petit serpent tombé de son arbre...


Les chutes sont là, colossales, rythmant ta promenade. Ton regard navigue des insectes minuscules à l'immense panorama des 2600 m de ces chutes du rio Iguazù.

 


A suivre: Mission Santa Anna

Précédent: Trinidad del parana

Début: Retour d'Argentine

 





le cormoran d'iguazù - brésil - vol des vautours
Video sent by albumrj

autre regard sur les chutes d'Iguazù, vues cette fois depuis lee Brésil. Se laisser captiver par ls oiseaux, les coatis. Toujours présents les chutes bruyantes. www.albumrj.com

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