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Photos RJ

Samedi 12 juillet 2008

Perito Moreno - Lago Argentino

 

Argentine (20)

 

Ce petit matin du premier mars, debout de bonne heure pour visiter à l'ouest du Lago Argentino, le site du glacier Perito Moreno. La ballade est prévue en bus, jusqu'à un petit sentier sur une colline proche du glacier qui donne un point de vue remarquable. Nous sommes dans la cour de l'hôtel prêts à embarquer, quand le bus repart d'un coup. Que se passe-t-il ?

La veille nos conférenciers avaient protesté que le micro ne marchait pas. Au moment d'ouvrir la porte, le chauffeur se ravise, teste le micro et repart. Voilà comment après un démarrage sur les starting-blocks, nous entamons un délicieux surplace.

Le long du Lago Argentino le soleil bataille avec la couche de nuages. D'où ces cartes postales pleines de couleur.


Le bus nous laisse ensuite sur le lieu de promenade, et le cache-cache des nuages et du soleil continue. Sur la colline, il ne fait pas chaud, beaucoup de vent et la brume qui descend du glacier nous rattrape parfois.

Je ne te donne pas ici les dimensions du glacier. Je le ferai dans le prochain sujet. Sache seulement qu'il progresse encore, quoique moins vite qu'il y a une vingtaine d'années et qu'il parvient à obstruer le bras du lac, le canal de Tempanos séparant le « brazo sur » du Lago Argentino. La glace est profonde, 70 mètres et le canal fermé, le différentiel du niveau des eaux dépasse six mètres. Du coup une lente érosion, due à la pression de l'eau sur le front glaciaire, commence, provoquant des fractures de la glace. D'abord des arcs libèrent le passage de l'eau qui entraine l'effondrement du front et la réunion des bras du lac.


J'ai vu la vidéo documentaire, c'est saisissant.


Dans cette première découverte, les photos et la vidéo profitent des jeux de lumière sur la glace.

 

 

A suivre:

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Début: retour d'Argentine.

par albumrj publié dans : Carnets d'Argentine
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Samedi 28 juin 2008

Upsala - bleu glacier - Lago Argentino

Argentine 19

 

Après avoir coupé ses moteurs et nous laissés profiter du clapotis, le temps de faire les photos du glacier Spegazzini, le bateau se relance et un peu plus d'une demi-heure plus tard nous somme devant le glacier Upsala.

Le soleil est de la partie, un ciel dégagé permet d'apprécier les icebergs bleu glacier.  Avais-je jamais vu de telles couleurs ? Le bateau s'arrête devant chaque bloc sculpté, la centaine de touristes passe d'un bastingage à l'autre se croisant dans une bousculade effrénée, comme une correspondance à St Lazare.

Mon caméscope m'a échappé et il a enregistré depuis la sacoche des images de bousculades que je mettrai un jour, juste pour leur coté « sauvage ».

Le spectacle de ce glacier Upsala et de  son front abrupt sur le lago Argentino est saisissant. Les beaux glaciers que je connaissais se situaient dans les Pyrénées ou en Islande. En Islande je n'ai jamais eu aussi beau temps. Et puis le glacier vient de loin, on voit sa masse se tasser dans la vallée en pente douce. Les sommets qui l'entourent lui font le passage.


Mon GPS de Rando a tout enregistré notre route sur le Lago Argentino. J'ai téléchargé les Way-Points sur Google Earth, pour montrer nos étapes. Le Lac est a environ 195 m d'altitude. Quand nous sommes entrés dans le bras Nord, passage vers les deux glaciers, les sommets autour de nous, l'Avellaneda et l'Horqueta font entre 1450 et 1540 mètres. Pas si haut que ça, et pourtant bien enneigés pour cet été austral. Notre bateau filait de brazo en brazo à 43km/h


En relisant le guide, ce matin, cette note, le front du Glacier Upsala fait 7 km, sa superficie 495 Km2 en fait le plus gros glacier de la région. Ses parois font entre 60 et 80 m de haut. Impressionnant ! Non ? Un article dans Geo indique qu'il est en régression lui aussi. Notre accompagnatrice, Monica, nous dit que le glacier a reculé de 5 km en 20 ans. Et que les deux glaciers faisaient un front uni !


Un peu à L'Est du glacier Upsala, au bout du brazo Cristina, un restaurant façon cantine ou auberge basque, grandes tables pour vingt ou trente personne, des bancs et les plats qui  t'arrivent à peine tu t'assois. De là nous partons pour une petite découverte du parc naturel qui longe la baie. Une forêt d'arbres cassés, des mousses, des lichens. "Le Parque National los Glaciaires" est bien en Patagonie, climat rigoureux caractérisé par des vents violents et de fortes pluies et ça change en cinq minutes.


Nous c'était beau temps, et du temps pour contempler le bleu des glaciers.

 


A suivre: Perito Moreno

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par albumrj publié dans : Carnets d'Argentine
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Mardi 24 juin 2008

Lago Argentino - Glacier Spegazzini - El Calafate

Argentine 18

 

Un vol tranquille nous dépose à El Calafate venant d'Ushuaia. L'arrivée surprend, quand on quitte Ushuaia, on est dans la verdure, les montagnes. Lors du survol d'approche de El Calafate, on ne voit qu'un immense plateau désertique de sable ou terre ocre ou gris. Quelques buissons. Du vent. Il est tard quand nous rejoignons l'Hôtel et donc pas de petit tour en ville. En fait, nous n'en ferons jamais, car nous serons attirés par l'immensité du Lago Argentino.

Dès le matin nous sommes à 7 H 00 sur le parking de l'embarcadère où attendent les bateaux pour la visite des glaciers. Des dizaines de Bus. Monica (notre accompagnatrice locale) connaît la combine pour s'installer dans de bonnes conditions sur le bateau. A son signal c'est le départ, de tous les bus, des centaines de gens jaillissent et courent. D'être arrivé de bonne heure, le bus est près de l'entrée; ouf !


Le soleil se lève doucement découvrant un ciel changeant, nuages, soleil, brumes, et le cycle reprend. Nous serons accompagnés toute la matinée par des arcs-en-ciel. Une première heure de navigation, et le bateau ralentit vers de superbes glaces aux reflets bleus. C'est la bousculade sur les ponts dehors pour être le mieux placé pour la photo.


Le Lago Argentino a une jolie couleur bleue qui vire au gris sombre avec les nuages, une eau pure. Des bras immenses pénètrent dans les vallées glaciaires et nous permettent d'aller jusqu'au pied des glaciers. Sur les deux jours nous en visiterons trois. Demain, le plus célèbre, le Perito Moreno. Quand nous repartirons de celui-ci, le Spegazzini, nous irons voir le glacier Upsala. Quand on sait la fragilité des glaciers aujourd'hui, on est heureux d'entendre que le Périto Moreno continue de progresser. Moins vite qu'il y a quelques dizaines d'années, mais en progression Le Lago Argentino est le troisième en superficie de l'Amérique du sud !


Pas de lyrisme, regarde les images c'est un régal

 

A suivre

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par albumrj publié dans : Carnets d'Argentine
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Jeudi 19 juin 2008

Uhuaia - le bout du monde - Del Fin del Mundo

Argentine 17

 

C'est notre dernier jour à Ushuaia. Ce 28 février nous allons partir vers Cafayatte, au pied des glaciers. Le premier rendez-vous est à 11H00 pour  le « Museo del Fin del Mundo ». Non! Ce n'est pas là le cimetière des illusions des équipes de France de foot, mais ce nom « la fin du monde«"  est tellement exagéré.

Ce petit musée permet encore une fois, une aimable concurrence entre nos deux conférenciers, le local et celui de Clio. On commence par la salle du bagne; il y eut en 1902 l'installation du Presidio. Il y a une salle consacrée aux oiseaux. Tous empaillées derrière des cages de verre. Nous en verrons quelques-uns uns au cours de notre ballade dans le parc naturel. D'abord le Chimanga, petit rapace fauve, un peu plus petit qu'une poule et qui nous accompagnera toute la journée. Il n'y a que ça. Il est devenu un charognard, comme certaines de nos buses au bord des routes.

La salle principale est réservée à l'ethnographie, notamment les photos des yamana, de leurs outils, canoë, arpons à tête de silex. Je t'ai mis la photo de la figure de proue d'un bateau le « Duchess of Albany » qui s'était échoué là en 1893. C'est encore une fois l'occasion pour notre conférencier d'expliquer que les « Malouines » font partie intégrante de la Terre de feu, et qu'il n'accepte pas leur occupation britanique.

Le musée est petit et nous laisse du temps  pour choisir quelques cartes postales, bien estampillées « fin del mundo », et de les mettre dans la boite aux lettres du musée.  C'est un énorme cylindre de plus d'un mètre cinquante de haut. Et elle paraissait assez pleine. J'ai poussé un peu, et en regardant de plus près je m'aperçois que des cartes ressortent par-dessous. La plupart des notres auront touché leur destinataire plus de deux mois après. Mais il y a des « perdues de vue ».

Comme il faut être à l'aéroport vers 19 H 00, l'après midi est prévue dans le parc naturel « Del Fin del Mundo » Tout est le bout du monde là-bas. Le train, un petit train touristique rouge, parcourt quelques kilomètres, jusqu'à un point, accessible par une courte promenade à pied, avec un joli panneau « Fin del Mundo ». Comme supercherie touristique on ne fait pas mieux ! Dans le fameux parc, nous verrons les arbres tordus par le vent, leur lichen qu'ils appellent « la barbe espagnole », nous comprendrons que les vallées creusés en arrondi l'ont été par les glaciers, et que le bout du monde contemple la fin des Andes au delà de la frontière chilienne, au milieu du canal de Beagle.

La nature nous fait un dernier pied de nez, et tu verras sur la video le lapin importé, et la lente déambulation d'une oie sauvage! Je t'ai épargné les images d'un parc naturel organisé pour le camping avec 4X4 devant les batiments, des dizaines de chimangas agressifs renversant les poupelles pour se repaitre. Tu réalises que le voyagiste local ne sait pas quoi faire de nous, avant l'avion. Et que l'autre supercherie c'est d'associer Ushuaia à Nature!

 

 

 

A suivre : Lago Argentino et le glacier Spegazzini

Précédant: Ushuaia - les manchots de Magellan

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Samedi 14 juin 2008

Ushuaia - les manchots de Magellan

Argentine (16)

 

Ushuaia

Le canal de beagle

Les manchots de Magellan

Les vautours à tête rouge

Les cormorans

Les autres oiseaux que je ne sais pas reconnaître, puisque je confonds un canard et un cormoran !


Putain ! Les équipes de foot ont des maillots et ce soir les bleus se sont fait torcher par les oranges. Sur les iles protégées du canal de beagle, ils ont tous un plumage brun/ roux (les oiseaux) et on ne peut pas les reconnaître quand on est un con comme moi. Quand même les cormorans, je ne m'y attendais pas. Pour moi un « coin - coin «  c'est un canard...


Oh ! A propos de canard, tu te rappelles qu'on a paumé nos valoches. Le conférencier local, chargé de nous balader dans Ushuaia, quand on l'interroge, il ne sait rien. Dis donc, par hasard, ton téléphone il est allumé ? Sinon on n'aura pas de nouvelle...

Devant nous il appelle : non rien, on ne sait rien !


Alors là, on est plusieurs à réagir, parce que le groupe c'est pas des jeunots, hyper tension, prostate, diabète,  cancer divers en voie de rémission ! Faut des médocs ! Et le stock il est dans les valises perdues. Brouhaha dans le bus au sortir de la visite des manchots. Faut nous arrêter à une pharmacie !

Les palabres ont été longues, mais fructueux. Bien sur tout le monde n'a pas son ordonnance sur soi ! Mais on doit pouvoir s'expliquer ? Notre conférencier accompagnateur ne dit rien. Le bus s'arrête.  Dis, tu pourrais nous aider avec le pharmacien ?A nous voir tous, il va paniquer, et il faut au moins traduire les ordonnances. « Ce n'est pas mon travail ! »


Le bus s'arrête, les concernés descendent et se débrouillent. Pas d'aide...


**

Voir ces animaux, et surtout les manchots, ça m'a touché. Voir les duvets du nid emportés par le vent, ces petits duvets blancs, tout léger, t'imaginais pas. Voir les manchots dans leur immobilité d'un garde britannique, c'est fort ! et l'heure de la piscine ? Tout doucement ils s'approchent du canal,  la tête se penche pour regarder l'eau, doucement les pieds s'engagent, et puis quand le corps est mouillé par la vague ils se lâchent, plongent nagent sur le dos, tourbillonnent.

L'ile est protégée pour les manchots, mais il y vit toutes sortes d'oiseaux. J'en ai gardés sur la vidéo.

Et puis il y avait ce voilier ! Ça c'est un truc extra» le bateau qui va sur l'eau, le bateau à voile... », tu peux rester à contempler le temps que tu veux...Il y en avait dans les brochures, mais nous, nous ne connaitrons que le canot à moteur.

Ce soir nous irons tranquillement au « El Viejo Marino », un restaurant de poisson, bien installé sur le port. Il est tenu par des italiens, un peu en retrait du grand resto pour touristes avec vue panoramique. Deux femmes argentines nous parleront en français, tandis que sur le port la corne de brume du Cap Hornier retentit pour annoncer son départ, là tu vois que la magie est toujours là, tout le long du quai et sur la petite route suivant le canal de Beagle, les gens sont là, à le regarder partir, dans le soleil bas de cette nuit australe. En rentrant à l'hôtel, j'ai fait les photos du saint Christopher, ce vapeur échoué qui sert de refuge aux oiseaux. C'était dans le sujet de la semaine dernière...

 


Précédant : Ushuaia - Terre de feu

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A suivre


 

 

 

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