la piste de l'Ourcq

Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 14:34

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Essai de promenade pédestre le long des bords de Loire.


Le pellerin - bords de loire 01 La veille, t'avais essayé de te trouver un chemin de hallage dans les marais, mais rien. Quelque centaines de mètres ici et la pour la promenade dominicale, mais pas de vrai chemin pour te permettre de suivre les berges. Est-ce le fait de cette zone de marais ? Bref, t'étais rentré bredouille au sens de ce que tu cherchais, et comme toujours les derniers kilomètres sont en trop. Le froid et la fatigue te l'ont fait payer.

Après une nuit de reconstruction dans un bon lit, t'as envie de bouger. Et tu reprends la carte. Le nord c'est pas possible, voyons le sud. Bien sûr, pas de VTT ce matin, tu te votes une simple balade à pied. T'arrêtes donc ta caisse entre la Montagne et St Jean de Boisseau et tu te cherches un passage tranquille vers le Pellerin. On est le premier novembre, les villages sont vides. T'entendra pourtant sonner un clocher ici et là.

Tu t'engages sur un chemin indiqué bord de Loire. Il y va tout droit et te pose dans un cul de sac au milieu de la végétation. Tu vas d'un coté de l'Autre, repère les points remarquables de Couéron où t'étais passé la veille. Mais aucun point de vue, aucun oiseau.

Tu vois des joggeurs s'engager résolument sur un chemin. Tu les suis de ton petit pas tranquille. C'est vraiment pour le fun de la course à pied. Des haies, des murs, des joncs, pas mal de gadoue, mais rien à voir.

Demi tour. Tu te poses au Pellerin, à l'arrivée de l'autre bac, vas visiter, de loin, un petit chantier de réparations navales, puis tu stoppes. Rien pour le promeneur.

 

En retournant vers le terminus du bac, un petit bistrot d'habitués. Le bar est inaccessible. On y parle foot, et de je ne sais quoi. Le journal local, vite acheté, vite lu, mais ça aide à passer la bière. Le Loto marche à fond.

 

Décidément, la Loire ne te donne rien à voir. Demi-tour pour Nantes, profiter de l'après midi.

Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 14:26

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Le plaisir des jeux de lumières en faisant le tour

des remparts au château des Ducs de Bretagne.

 Nantes - Ronde au chateau - 12

Bien sur ces photos ne sont pas marquées par l'exotisme, ou un cachet pictural incontestable. De toute façon, c'est quoi l'exotisme, aujourd'hui ? Sur ta télé tu regardes Nature, les docus d'Arte, et t'en vois mille fois plus, bien expliqué...

Pictural ? Le lieu est austère, il ne viendrait à personne l'idée d'y planter un chevalet.

Un spectacle de carte postal ? Même pas ! Qui peut mettre un nom sans se tromper sur ces murs ? A moins d'être d'ici.

Ben, pourquoi tu nous déranges avec tes photos plan-plan ? D'abord t'es libre de pas regarder. Je me disais juste, que fais-je ici ? Arriver sans but, presque par hasard au retour de tes vacances, t'es là. Ce qui fait la magie, ce qui arme ton regard dans l'objectif, ce qui renouvelle par la vision des diapos ton bonheur de l'instant, c'est une alchimie particulière : les précautions que ton dos cassé t'oblige à prendre, ce regard sur 360° que le site d'offre, la déconne des jeunes, anglais bien souvent, qui détournent le décor par une mimique ou une plastique décapantes, le cache-cache des amoureux, la lumière rasante, la plongée dans les ruelles ?

La pierre fixe ton objectif, alors que ton œil vagabonde entre les créneaux, les gargouilles, les recoins, les passages voûtés, la vie des jeunes qui passent là, courant, gesticulant, comme ils traversent l'espace d'un Dysney-land, ou d'un jeux vidéo.

Sur ton guide, il y a deux pages de description du château. Ils n'ont pas la photo. Ils n'ont pas la vie qui anime le lieu.

C'est cette animation que tu ressens dans les ombres de tes diapos. T'es un peu du coté froid de la vie !

Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 16:06

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Promenade dans Nantes. Petit tour de château.

 Nantes Ducs de Bretagne - 04

La veille, en descendant de ton VTT, tu as été surpris par la violence de tes courbatures qui t'a fait craindre un mal de dos sévère. La crise passée, une vraie bonne nuit derrière, te voilà reparti. Sans ta bécane ; faut pas pousser le bouchon !

 

Donc, après quelques détour sur des sentiers en bord de Loire, te voilà dans Nantes. Pas si vite que ça d'ailleurs, car les chantiers, détournent la circulation dans des rues que ton GPS n'imagine pas. C'est par une approche en spirale que tu laisses ta caisse à la gare. L'heure te surprend, t'avais trop traîné, faire vite un tour de château.

 

Toi, tu vois d'abord les tours massives, les fossés transformés en promenade. Le guide te dit les murs de 4 à huit mètres d'épaisseurs, toutes les époques qui se sont superposées. Même l'usage, de château en résidence royale, d'arsenal en prison, enfin en musée.

 

L'immense cour intérieure te permet d'apprécier une perspective sur la composition architecturale du site. La restauration des bâtiments a préservé un peu toutes les époques. C'est vraiment ce que tu ressens. Il est passé 17 heures ; il reste un petit peu de monde qui profite du soleil couchant qui enflamme la pierre.

 

C'est en écoutant les commentaires des visiteurs que tu identifies la tour « Lu ». Emblème des anciennes biscuiteries. Nantes est une ville où tu traverses des zones industrielles abandonnées. Tout ne peut être transformé en musée...

 

Cette balade te confirme aussi la proximité de l'aéroport du cœur de ville. Bonne occasion de tenter de rapprocher la signature du monde moderne des cheminées d'antan.

 

Tu auras le temps malgré le soir si proche de faire le tour des remparts. C'est un spectacle lumineux.

Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 00:07

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Quelques jours en pays nantais –

Rando VTT sur les bords de la Loire.

 

le bac à couéron -27- soleil couchant su Basse IndreT'as une bonne carte, enfin t'espères, le Routard, ton vieux GPS de rando, mais sans les cartes qui vont avec : à un moment ça coûte trop cher d'avoir la carte vectorielle d'un coin où tu ne passeras qu'une fois et peu de temps. Tu te sens prêt, tu pars. Le Routard te dit qu'il y a un grand chemin de 32 km qui suit les berges de la Loire coté nord. Tu ne le trouveras jamais.

Qu'importe, ton premier objectif c'est de prendre le bac entre Indret et Indre. T'es sur la bécane un peu après neuf heures. Faut dire que le passage à l'heure d'hiver rend la température un peu plus clémente ce dimanche 30 octobre. T'as pris la polaire et le coupe vent. Le soleil sera parcimonieux, mais il te donnera par moment une belle lumière sur la Loire. Surtout le soir.

A ton retour tu aurais pu prendre le bac vers Pellerin. Le Routard notait qu'il ne fonctionnait pas, dommage tu te serais économisé une demi-heure. Comme tu le sais, c'est toujours les derniers kilomètres les plus chers.

Le bac s'est un bon moment d'émotion familiale. Les voitures sont laissées au parking d'Indret et la foule piétonne compacte envahit le marché de Basse Indre. Tu tournes en rond dans le village à la recherche de l'ancien chemin de hallage. Mais les bords de Loire sont prisonniers d’entrepôts ou de stade. Tu repères un fléchage sur des petits panneaux de bois. Cyclistes itinéraire provisoire – bord de Loire. Jamais très au bord. Sinon le long de la tour à plomb de Couéron. L'usine est transformée en lieu culturel, avec expo photos.

Tu cherches toujours ton « chemin », alors tu te lances dans les petites routes du marais, en espérant te rapprocher. Difficile de repérer par où tu es entré. Ta navigation en zig zag te pousse vers St Etienne de Montluc. Une crêperie. Il est déjà midi trente.

T'es loin de la Loire, donc tu vas tester le GR3. Des passages très encaissés peu cyclables, et le plus souvent un chemin facile traversant pâtures, résidences, élevages...

Il est trois heures quand tu arrives à Cordemaïs. Tu pensais pouvoir contourner la centrale, mais non, les derniers cinq cents mètres sont protégés par un grillage, tu ne verras pas la Loire de ce point là.

Tu prends conscience du temps qui passe. Le changement d'heure t'a permis de partir dans une petite douceur, mais la nuit va venir plus tôt. Il est cinq heure trente quand le bac te dépose. Il te reste une petite heure à faire. La nuit te prend vite, et le premier froid aussi. Finalement t'auras fait quatre-vingt quinze kilomètres à la recherche d'un chemin de bord de Loire sans le trouver. Quelques photos d'un paysage que le soleil embellit. Tu n'auras vu aucun oiseau. Sur le bac seulement un avion atterrissant vers Nantes. T'étais pas dans un jour de chance...

Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 00:38

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L'artiste des rues devant son travail, sa vie de tagueur.

 Dacruz - Bassin de la Villette - 006

Tu sais, les coups de foudre, tu ne sais pas comment ça vient, mais ça t'explose le cœur. Sur les bords du bassin de la Villette ou du canal de l'Ourcq, t'as fait du vélo des années sans rien voir. Même quand tu n'avais plus tes cuisses de vingt ans, t'avais toujours une œil sur ton compteur de vitesse. Alors, le décor, c'est juste une sensation confuse, des murs, des bâtiments, l'eau du canal. Tu fonces et essayes d'éviter les pièges, et tous les bambins qui te coupent la route sans imaginer que le clone raté du gars Anquetil fonce tête baissée, sans rien voir . La CPCU par exemple, il 'a fallu plus de dix ans alors que tu passais devant, avant de comprendre ce que c'était : Le chauffage urbain.

Un jour que tu rentres plus fatigué, dans la petite cote qui te permet de passer au-dessus du bassin, au coin de la CPCU, là où il y a un vieux pont de chemin de fer désaffecté, tu t'arrêtes subjugué par un mur peint, un visage d'inspiration Inca, et un cœur avec cette petite phrase : « j'aime mon ghetto. »

Aujourd'hui, l'homme qui a peint çà est devant toi, il t'explique son quartier, comment il en est venu à peindre dans les rues du 19°, ses sources d'inspiration, ses rencontres, ses difficultés, sa réussite.

T'écoutes, t'es baba ! Toi, t'étais formaté pour bosser, lui pour taguer. Drôle de rencontre !

 

Le lien ci-dessous, te renvoie à ce premier sujet, et ta surprise en fin de ballade : les « Barreaux Verts », bistrot disparu dont le repreneur à fait appel à Dacruz pour la déco de la salle du fond, et bien sur la découverte du mur avec le papillon à tête d'inca, et le cœur « I Love My Ghetto »

 

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 I Love My Ghetto. Premier sujet en 2007


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