<![CDATA[ALBLOGRJ le blog de l'AlbumRJ]]> http://www.albumrj.com/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2006-09-07T20:50:35Z <![CDATA[Perito Moreno - Lago Argentino]]> http://www.albumrj.com/article-21175199.html Perito Moreno - Lago Argentino   Argentine (20)   Ce petit matin du premier mars, debout de bonne heure pour visiter à l'ouest du Lago Argentino, le site du glacier Perito Moreno. La ballade est prévue en bus, jusqu'à un petit sentier sur une colline proche du glacier qui donne un point de vue remarquable. Nous sommes dans la cour de l'hôtel prêts à embarquer, quand le bus repart d'un coup. Que se passe-t-il ? La veille nos conférenciers avaient protesté que le micro ne marchait pas. Au moment d'ouvrir la porte, le chauffeur se ravise, teste le micro et repart. Voilà comment après un démarrage sur les starting-blocks, nous entamons un délicieux surplace. Le long du Lago Argentino le soleil bataille avec la couche de nuages. D'où ces cartes postales pleines de couleur. Le bus nous laisse ensuite sur le lieu de promenade, et le cache-cache des nuages et du soleil continue. Sur la colline, il ne fait pas chaud, beaucoup de vent et la brume qui descend du glacier nous rattrape parfois. Je ne te donne pas ici les dimensions du glacier. Je le ferai dans le prochain sujet. Sache seulement qu'il progresse encore, quoique moins vite qu'il y a une vingtaine d'années et qu'il parvient à obstruer le bras du lac, le canal de Tempanos séparant le « brazo sur » du Lago Argentino. La glace est profonde, 70 mètres et le canal fermé, le différentiel du niveau des eaux dépasse six mètres. Du coup une lente érosion, due à la pression de l'eau sur le front glaciaire, commence, provoquant des fractures de la glace. D'abord des arcs libèrent le passage de l'eau qui entraine l'effondrement du front et la réunion des bras du lac. J'ai vu la vidéo documentaire, c'est saisissant. Dans cette première découverte, les photos et la vidéo profitent des jeux de lumière sur la glace.   perito moreno - Argentine 20 envoyé par albumrj   A suivre: Précédent: Upsala Début: retour d'Argentine. ]]> fr 2008-07-12T00:50:49Z <![CDATA[Ludo]]> http://www.albumrj.com/article-21039300.html Ludo Mes oncles de Chagey.   Curieux la vie ? Tu rentres de quelques jours de vacances, même un retraité, ça se fatigue, tu ouvres tes volets et tu vois ton balcon sec, les plantations rouges et les feuilles tombées. Pourtant tu avais programmé ton goute à goute. Mais voilà, avec le vent ça c'est coincé, et après dix jours tu fais l'inventaire de ce qui est perdu. Ton épouse écoute le répondeur. L'oncle de Chagey ne va pas bien. Un coup de fil, et tu sais que c'est encore un sourire perdu... La douche te remet doucement de ces 10 heures de bagnole, et tranquille tu ouvres le PC, bingo, le message d'une vieille amie, connue dans tes jeunes années au travail, « mon fils est décédé, mort subite à 35 ans ». Le lendemain tu appelles, ça te secoue, t'avais mal dormi, et tu sens que ça ne va pas passer comme ça ! Tu te rappelles ces copains de lycée dont on t'annonçait à la rentée qu'ils ne reviendraient pas, et puis la fille d'un cousin de ta maman, dont tu accompagnais le père à l'hôpital, pour rentrer seul chez toi, annoncer la mauvaise nouvelle, et puis et puis... Aujourd'hui la liste est trop longue.   Chagey dans les années 40     J'avais huit oncles, c'est le privilège des familles nombreuses. Bientôt plus qu'un. Il va falloir le chouchouter... Les grand-pères, les oncles sont essentiels à ton développement. Il n'y avait pas la télé où ce qui est bon ou mauvais, bien ou mal est formaté, et tu n'as pas le choix. Sans tune en plus tu es ringard avant d'avoir été. A ce moment, personne n'avait de tune. Et à Chagey le petit parisien découvrait que le carcan rigide dans lequel une éducation stricte le conditionnait, pouvait s'ouvrir. A Paris, traverser le boulevard restait une aventure, là patauger dans les rivières, la Lisaine ou le ruisseau de l'usine, c'était comme notre bac à sable. Le Jacky, c'est le fils du Ludo. Il m'a appris à pécher à la bouteille. Tu ne sais pas ? Rien de plus simple ! tu prends une bouteille de vin vide, avec un culot rentré comme le cote du Rhône. Avec la soie d'une grosse lime, tu tapotes le culot jusqu'à ce que la petite lentille du fond se détache. Tu engages une ficelle par le culot, que tu retires par le goulot, puis un petit nœud, un bouchon, quelques croutons de pain rassis que tu pousses, et il n'y a plus qu'à les poser. Tu en fais comme ça quatre ou cinq, puis tu marches dans l'eau, comme ça pieds nus. Ça glisse un peu, de fois il y a du sable, le plus souvent c'est les cailloux. Tu poses tes bouteilles, dans des coins où il y a des vairons.  Tu attaches le bout de la ficelle à une branche et tu continues. Pendant une heure ou deux tu te ballades dans les prés, bien sur à te marrer sur les attributs du taureau, et tu fais demi-tour, c'est l'heure de la récolte. La première fois tu n'y crois pas, la bouteille est pleine d'une vingtaine de petits poissons qui nagent et tournent en rond  comme dans un bocal. Le vieux seau est là, on enlève le bouchon et on verse notre bouteille et nos poissons qui nagent. On continue, bouteille après bouteille. Une fois l'une échappe et casse. Le verre sous l'eau tu le vois plus et tes pieds nus font de sévères rencontres. Tu comprends quand tu vois la couleur de l'eau. Combien de temps pour que ça cicatrise avec une compresse ou un vieux mouchoir en boule sous ta chaussette ? Ta remis ta basket et là tu comprends que tu ne vas pas courir tout de suite. T'arrives à l'abreuvoir sur la route du « haut des champs »,  tu mets ton seau dans le petit bac, et le travail commence. Presser le ventre et retirer l'intestin. La aussi ça prend deux heures. On entendra plus tard s'exclamer le paysan menant ses vaches à boire, et qui refusent par dégout de l'odeur et des viscères flottant ici et là. Quand on rentre chez l'oncle, il revient de sa journée à l'usine, comme toujours trop dure. Je me demande parfois si les cotonnières et les tissages n'ont pas fait autant de victimes que l'amiante. Mais on n'y pensait pas. Travailler à l'usine c'était presque, être riche, puisqu'il y avait des sous... Le petit parisien est radieux. Il boite, mais il tend sa pêche miraculeuse. La tante fait mine d'être contente, met une grande poêle à frire sur le feu et nos petit poissons deviennent une vraie friture. Du sel et l'orgie commence. Un jour le Ludo nous emmène à la chasse. Dans son atelier il bourre ses cartouches, on regarde la fabrication, les outils. Comment est calculé la force de serrage de la bourre, je ne sais. Il sort le gros fusil de son papa, et toute la ribambelle de mômes se met à le suivre. On sautille autour de lui. Il arrive vers le petit bois, sort deux trois feuilles de journal qu'il accroche dans les branches. Tranquillement il nous fait reculer, puis me tend le fusil. Il le casse et introduit la cartouche, le verrouille. « Attention petit, serre le bien contre toi ! Au début tu ne sens pas la gâchette, mais d'un coup ça va partir ! ». Tu imagines le petit parigot, tout tremblant le fusil au bout des bras tendus, et le poids qui le fait pencher en avant. « Contre toi, contre l'épaule, sert fort ! lève maintenant, tu dois avoir le journal au dessus du canon ! vas-y ! » . Quand le coup part, le fusil t'échappes des mains et tombe. Les autres courent voir le journal, si ! il y a des trous, personne ne sait si c'est les branches ou les plombs. Ton oncle c'est ça, te faire découvrir d'autres règles, une autre façon de voir la vie. Ouvrir ta fenêtre ! J'avais cette lettre, dans une vieille boite en fer. Le papier était cher et rare. Alors on recyclait  même les papiers de faire part de deuil. Je te la lis. Attention sur l'original, la deuxième page n'est pas le verseau...   Chagey, le 18-4-51 Bien Chère Maman et tous Comme vous me l'avez demandez, je fais réponse à votre lettre du 14 - avec un peu de retard car pour écrire je suis toujours aussi leste et voilà que cette saloperie de casquette ne trouve rien de mieux que de faire une tache sur mon irreprochable écriture car il pleut pour ne pas changé et je rentre de dehors et j'avais négligé de quitter mon couvre chef pour me mettre à gribouiller. Enfin malgré tou j'espère que cela va pour vous tous les deux familles J..- G..  Quand à vous Maman c'est du peu pour les bleus. J'ai vu le riri Dimanche nous sommes d'accord pour allé ensemble. Le jaki à rudement envie de venir je ne sai pas encore ce que l'on fera je m'arrangerai pour voir le père J.. pour envisager le départ. Donc c'est convenu comme cela. Bons baisers à tous de la part de toute la famille. Ludo.   Dis, te moques pas, avec tes SMS et tes mots abrégés incompréhensibles. Mon oncle vouvoie ma grand mère en visite chez nous à Paris. Mais je ne sais toujours rien du rendez-vous. Ah ! Jacki si tu me lis...     ]]> fr 2008-07-07T00:43:06Z <![CDATA[Florence - Le Baptistère]]> http://www.albumrj.com/article-20752133.html Florence - Le Baptistère Florence 8   C'est inépuisable. Florence est inépuisable. Un petit tri et voilà 25 photos pour se replonger dans l'ambiance. Je ne pensais pas mettre un commentaire, seulement une affiche pour vous faire regarder les diapos. Je les avais sous-titrées. Paf ! Ça ne s'affiche pas, encore un petit piège des programmeurs d'over-blog, ou une erreur de ma part. Passons. Donc, le Baptistère appartient à l'ensemble Cathédrale Santa Maria del Fiore - Campanile - Baptistère.  Il est sur la place San Giovanni. On y passe devant trois fois par jour. Le dernier jour nous attendons la fin des offices pour pouvoir entrer rapidement. Il y a toujours une longue file d'attente, sans compter la bousculade pour photographier la porte EST dite porte du Paradis. Il avait eu à l'époque un appel d'offre et c'est Lorenzo Ghiberti qui l'emportât grâce à ce panneau « Joseph vendu au marchand ». L'original est au musée de l'opéra del duomo. Il a travaillé 25 ans sur ces panneaux. Du travail d'orfèvre ! Une fois entré, on a un peu l'ambiance d'une église orthodoxe, avec ses mosaïques qui couvrent les huit pans du dôme octogonal. Toutes les images de la chrétienté y sont représentées. C'est le moine Iacopo qui est à l'origine. La voute au-dessus de l'abside est décorée aussi d'une roue en mosaïque, « l'agnus dei ». Seul celui placé dans l'axe de la voute la voit sans déformation. Donc un beau monument, lieu de culte toujours très prisé,  mais à la fin, je sature devant la répétition des représentations de la bible et des prophètes. Même du diable du jugement dernier. Début : le voyage à Florence Précédent : Les Cantories   ]]> fr 2008-07-01T01:05:07Z <![CDATA[Upsala - bleu glacier - Lago Argentino]]> http://www.albumrj.com/article-20735888.html Upsala - bleu glacier - Lago Argentino Argentine 19   Après avoir coupé ses moteurs et nous laissés profiter du clapotis, le temps de faire les photos du glacier Spegazzini, le bateau se relance et un peu plus d'une demi-heure plus tard nous somme devant le glacier Upsala. Le soleil est de la partie, un ciel dégagé permet d'apprécier les icebergs bleu glacier.  Avais-je jamais vu de telles couleurs ? Le bateau s'arrête devant chaque bloc sculpté, la centaine de touristes passe d'un bastingage à l'autre se croisant dans une bousculade effrénée, comme une correspondance à St Lazare. Mon caméscope m'a échappé et il a enregistré depuis la sacoche des images de bousculades que je mettrai un jour, juste pour leur coté « sauvage ». Le spectacle de ce glacier Upsala et de  son front abrupt sur le lago Argentino est saisissant. Les beaux glaciers que je connaissais se situaient dans les Pyrénées ou en Islande. En Islande je n'ai jamais eu aussi beau temps. Et puis le glacier vient de loin, on voit sa masse se tasser dans la vallée en pente douce. Les sommets qui l'entourent lui font le passage. Mon GPS de Rando a tout enregistré notre route sur le Lago Argentino. J'ai téléchargé les Way-Points sur Google Earth, pour montrer nos étapes. Le Lac est a environ 195 m d'altitude. Quand nous sommes entrés dans le bras Nord, passage vers les deux glaciers, les sommets autour de nous, l'Avellaneda et l'Horqueta font entre 1450 et 1540 mètres. Pas si haut que ça, et pourtant bien enneigés pour cet été austral. Notre bateau filait de brazo en brazo à 43km/h En relisant le guide, ce matin, cette note, le front du Glacier Upsala fait 7 km, sa superficie 495 Km2 en fait le plus gros glacier de la région. Ses parois font entre 60 et 80 m de haut. Impressionnant ! Non ? Un article dans Geo indique qu'il est en régression lui aussi. Notre accompagnatrice, Monica, nous dit que le glacier a reculé de 5 km en 20 ans. Et que les deux glaciers faisaient un front uni ! Un peu à L'Est du glacier Upsala, au bout du brazo Cristina, un restaurant façon cantine ou auberge basque, grandes tables pour vingt ou trente personne, des bancs et les plats qui  t'arrivent à peine tu t'assois. De là nous partons pour une petite découverte du parc naturel qui longe la baie. Une forêt d'arbres cassés, des mousses, des lichens. "Le Parque National los Glaciaires" est bien en Patagonie, climat rigoureux caractérisé par des vents violents et de fortes pluies et ça change en cinq minutes. Nous c'était beau temps, et du temps pour contempler le bleu des glaciers.   Upsala - lago argentino - Argentine 19 envoyé par albumrj A suivre: Perito Moreno Début: Retour d'Argentine Précédent: Spegazzini ]]> fr 2008-07-12T00:53:11Z <![CDATA[Lago Argentino - Glacier Spegazzini - El Calafate]]> http://www.albumrj.com/article-20713240.html Lago Argentino - Glacier Spegazzini - El Calafate Argentine 18   Un vol tranquille nous dépose à El Calafate venant d'Ushuaia. L'arrivée surprend, quand on quitte Ushuaia, on est dans la verdure, les montagnes. Lors du survol d'approche de El Calafate, on ne voit qu'un immense plateau désertique de sable ou terre ocre ou gris. Quelques buissons. Du vent. Il est tard quand nous rejoignons l'Hôtel et donc pas de petit tour en ville. En fait, nous n'en ferons jamais, car nous serons attirés par l'immensité du Lago Argentino. Dès le matin nous sommes à 7 H 00 sur le parking de l'embarcadère où attendent les bateaux pour la visite des glaciers. Des dizaines de Bus. Monica (notre accompagnatrice locale) connaît la combine pour s'installer dans de bonnes conditions sur le bateau. A son signal c'est le départ, de tous les bus, des centaines de gens jaillissent et courent. D'être arrivé de bonne heure, le bus est près de l'entrée; ouf ! Le soleil se lève doucement découvrant un ciel changeant, nuages, soleil, brumes, et le cycle reprend. Nous serons accompagnés toute la matinée par des arcs-en-ciel. Une première heure de navigation, et le bateau ralentit vers de superbes glaces aux reflets bleus. C'est la bousculade sur les ponts dehors pour être le mieux placé pour la photo. lago Argentino - Spegazzini - Argentine 18 calafate envoyé par albumrj Le Lago Argentino a une jolie couleur bleue qui vire au gris sombre avec les nuages, une eau pure. Des bras immenses pénètrent dans les vallées glaciaires et nous permettent d'aller jusqu'au pied des glaciers. Sur les deux jours nous en visiterons trois. Demain, le plus célèbre, le Perito Moreno. Quand nous repartirons de celui-ci, le Spegazzini, nous irons voir le glacier Upsala. Quand on sait la fragilité des glaciers aujourd'hui, on est heureux d'entendre que le Périto Moreno continue de progresser. Moins vite qu'il y a quelques dizaines d'années, mais en progression Le Lago Argentino est le troisième en superficie de l'Amérique du sud ! Pas de lyrisme, regarde les images c'est un régal   A suivre Précédent : Ushuaia Bout du monde Début : Retour d'Argentine   ]]> fr 2008-06-24T14:35:12Z <![CDATA[Uhuaia - le bout du monde - Del Fin del Mundo]]> http://www.albumrj.com/article-20578743.html Uhuaia - le bout du monde - Del Fin del Mundo Argentine 17   C'est notre dernier jour à Ushuaia. Ce 28 février nous allons partir vers Cafayatte, au pied des glaciers. Le premier rendez-vous est à 11H00 pour  le « Museo del Fin del Mundo ». Non! Ce n'est pas là le cimetière des illusions des équipes de France de foot, mais ce nom « la fin du monde«"  est tellement exagéré. Ce petit musée permet encore une fois, une aimable concurrence entre nos deux conférenciers, le local et celui de Clio. On commence par la salle du bagne; il y eut en 1902 l'installation du Presidio. Il y a une salle consacrée aux oiseaux. Tous empaillées derrière des cages de verre. Nous en verrons quelques-uns uns au cours de notre ballade dans le parc naturel. D'abord le Chimanga, petit rapace fauve, un peu plus petit qu'une poule et qui nous accompagnera toute la journée. Il n'y a que ça. Il est devenu un charognard, comme certaines de nos buses au bord des routes. La salle principale est réservée à l'ethnographie, notamment les photos des yamana, de leurs outils, canoë, arpons à tête de silex. Je t'ai mis la photo de la figure de proue d'un bateau le « Duchess of Albany » qui s'était échoué là en 1893. C'est encore une fois l'occasion pour notre conférencier d'expliquer que les « Malouines » font partie intégrante de la Terre de feu, et qu'il n'accepte pas leur occupation britanique. Le musée est petit et nous laisse du temps  pour choisir quelques cartes postales, bien estampillées « fin del mundo », et de les mettre dans la boite aux lettres du musée.  C'est un énorme cylindre de plus d'un mètre cinquante de haut. Et elle paraissait assez pleine. J'ai poussé un peu, et en regardant de plus près je m'aperçois que des cartes ressortent par-dessous. La plupart des notres auront touché leur destinataire plus de deux mois après. Mais il y a des « perdues de vue ». Comme il faut être à l'aéroport vers 19 H 00, l'après midi est prévue dans le parc naturel « Del Fin del Mundo » Tout est le bout du monde là-bas. Le train, un petit train touristique rouge, parcourt quelques kilomètres, jusqu'à un point, accessible par une courte promenade à pied, avec un joli panneau « Fin del Mundo ». Comme supercherie touristique on ne fait pas mieux ! Dans le fameux parc, nous verrons les arbres tordus par le vent, leur lichen qu'ils appellent « la barbe espagnole », nous comprendrons que les vallées creusés en arrondi l'ont été par les glaciers, et que le bout du monde contemple la fin des Andes au delà de la frontière chilienne, au milieu du canal de Beagle. La nature nous fait un dernier pied de nez, et tu verras sur la video le lapin importé, et la lente déambulation d'une oie sauvage! Je t'ai épargné les images d'un parc naturel organisé pour le camping avec 4X4 devant les batiments, des dizaines de chimangas agressifs renversant les poupelles pour se repaitre. Tu réalises que le voyagiste local ne sait pas quoi faire de nous, avant l'avion. Et que l'autre supercherie c'est d'associer Ushuaia à Nature!   Ushuaia "fin del Mundo" Argentine 17 envoyé par albumrj     A suivre : Lago Argentino et le glacier Spegazzini Précédant: Ushuaia - les manchots de Magellan Début: Retour d'Argentine. ]]> fr 2008-06-25T12:32:29Z <![CDATA[Ushuaia - les manchots de Magellan]]> http://www.albumrj.com/article-20432646.html Ushuaia - les manchots de Magellan Argentine (16)   Ushuaia Le canal de beagle Les manchots de Magellan Les vautours à tête rouge Les cormorans Les autres oiseaux que je ne sais pas reconnaître, puisque je confonds un canard et un cormoran ! Putain ! Les équipes de foot ont des maillots et ce soir les bleus se sont fait torcher par les oranges. Sur les iles protégées du canal de beagle, ils ont tous un plumage brun/ roux (les oiseaux) et on ne peut pas les reconnaître quand on est un con comme moi. Quand même les cormorans, je ne m'y attendais pas. Pour moi un « coin - coin «  c'est un canard... Oh ! A propos de canard, tu te rappelles qu'on a paumé nos valoches. Le conférencier local, chargé de nous balader dans Ushuaia, quand on l'interroge, il ne sait rien. Dis donc, par hasard, ton téléphone il est allumé ? Sinon on n'aura pas de nouvelle... Devant nous il appelle : non rien, on ne sait rien ! Alors là, on est plusieurs à réagir, parce que le groupe c'est pas des jeunots, hyper tension, prostate, diabète,  cancer divers en voie de rémission ! Faut des médocs ! Et le stock il est dans les valises perdues. Brouhaha dans le bus au sortir de la visite des manchots. Faut nous arrêter à une pharmacie ! Les palabres ont été longues, mais fructueux. Bien sur tout le monde n'a pas son ordonnance sur soi ! Mais on doit pouvoir s'expliquer ? Notre conférencier accompagnateur ne dit rien. Le bus s'arrête.  Dis, tu pourrais nous aider avec le pharmacien ?A nous voir tous, il va paniquer, et il faut au moins traduire les ordonnances. « Ce n'est pas mon travail ! » Le bus s'arrête, les concernés descendent et se débrouillent. Pas d'aide... ** Voir ces animaux, et surtout les manchots, ça m'a touché. Voir les duvets du nid emportés par le vent, ces petits duvets blancs, tout léger, t'imaginais pas. Voir les manchots dans leur immobilité d'un garde britannique, c'est fort ! et l'heure de la piscine ? Tout doucement ils s'approchent du canal,  la tête se penche pour regarder l'eau, doucement les pieds s'engagent, et puis quand le corps est mouillé par la vague ils se lâchent, plongent nagent sur le dos, tourbillonnent. L'ile est protégée pour les manchots, mais il y vit toutes sortes d'oiseaux. J'en ai gardés sur la vidéo. Et puis il y avait ce voilier ! Ça c'est un truc extra» le bateau qui va sur l'eau, le bateau à voile... », tu peux rester à contempler le temps que tu veux...Il y en avait dans les brochures, mais nous, nous ne connaitrons que le canot à moteur. Ce soir nous irons tranquillement au « El Viejo Marino », un restaurant de poisson, bien installé sur le port. Il est tenu par des italiens, un peu en retrait du grand resto pour touristes avec vue panoramique. Deux femmes argentines nous parleront en français, tandis que sur le port la corne de brume du Cap Hornier retentit pour annoncer son départ, là tu vois que la magie est toujours là, tout le long du quai et sur la petite route suivant le canal de Beagle, les gens sont là, à le regarder partir, dans le soleil bas de cette nuit australe. En rentrant à l'hôtel, j'ai fait les photos du saint Christopher, ce vapeur échoué qui sert de refuge aux oiseaux. C'était dans le sujet de la semaine dernière...   manchots de magellan 6 Argentine 16 envoyé par albumrj Précédant : Ushuaia - Terre de feu Début : Retour d'Argentine A suivre       ]]> fr 2008-06-14T09:35:34Z <![CDATA[Voies d'eau - le bout du tunnel ou la tour de Babel?]]> http://www.albumrj.com/article-20344490.html fr 2008-06-11T01:10:05Z <![CDATA[Ushuaia - Terre de feu - Argentine (15)]]> http://www.albumrj.com/article-20177291.html Ushuaia - Terre de feu Argentine (15) Quatre hommes argentins *** Les mots que ton imaginaire associent à Ushuaia : La Terre de feu, le Cap Horn, le Détroit de Magellan, ça c'est pour tes souvenirs scolaires. Aventure, découverte, fin du monde, pays neuf, ça c'est les premières émissions TV sur le thème. Ecologie, écosystème, autosuffisance, terre protégée, nature préservée, ça c'est le marketing « vert », qui a fait campagne récemment. Combien de Yamana sont morts ? ***   La Terre de feu, Ushuaia, tu fantasmes, t'imagines être déboussolé par la découverte, être abasourdi par le choc des images, palper le parfum de l'écologie...Les trois jours et deux nuits que tu passeras là sont des journées de détente. D'abord quand le premier rendez vous est à 10h00, c'est que la journée de tourisme sera courte. L'information suivante, faire 80 km vers l'Est, le long du canal de Beagle, un peu de nature, une estancia désaffectée, les manchots sur une ile proche de l'ile Gable, un bon restau le midi, soirée libre. Cette journée, je la marque de ces quatre hommes, tous argentins qui incarnent la vie dans ce coin de la terre de feu. D'abord ce nuage lenticulaire, quand tu connais l'anarchie brownienne des flux nuageux dans cet environnement, tu t'étonnes de cette « lentille » si bien formée que tu verras passer au-dessus de toi. Nous nous arrêtons ensuite au mont  Olivia, où Alexandre notre conférencier nous indique les montagnes de la Cordillère Darwin orientée Nord-ouest / Sud-est, la « pointe du harpon » (en trident). Les montagnes ici ne sont pas très hautes, moins de 1500 mètres, le mont Darwin va jusqu'à 2150.  Puis nous découvrons le lac curieusement noir, la tourbe sous l'eau. La tourbe est présente partout. Elle est exploitée. Mais quand Alexandre nous explique le temps qu'il avait fallu pour la générer, on est interloqué, même si elles sont « protégées », leur exploitation est un enjeu environnemental. Ensuite viennent les histoires sur l'invasion du lieu par deux petits animaux, apparemment anodins, mais funestement ravageurs. Dans la région d'Ushuaia il y a des arbres en quantité. Des faux hêtres. Je ne me rappelle plus le nom scientifique. L'introduction des castors du canada, au début pour l'élevage des peaux et maintenant, pour rien. Ils ruinent  la foret, font tomber un à un les arbres, qui restent là, à pourrir. Officiellement leur décomposition régénère l'humus. Et la surprise des surprises, c'est monsieur lapin. Il n'y en avait pas, les colons les ont introduits au XIX, comme ils n'ont pas de prédateurs et qu'ils ne sont pas consommés, ils ont tout envahi. Bonjour l'écologie ! Ushuaia, c'est pas forcément une référence ! Sur la vidéo quelques images aussi d'une station de ski, avec élevage de chiens de traineaux, et hôtel coquet facilement accessible depuis Ushuaia.   Nous voilà donc à la Estancia Harberton. Fondées en 1886 par un missionnaire, Thomas Bridges. Un dvd, c'est tout ce qui subsiste de l'activité. Elevage des moutons, exploitation des forêts. Cet homme amenant son cheval à son piquet de pâture doit s'en souvenir. Entre le tri des dizaines de milliers de moutons, leur tonte, le travail de la laine, le tannage des peaux, et son pas lourd d'aujourd'hui sous le regard des touristes, une génération à peine, et le voilà jardinier d'une terre qui ne produit rien que du spectacle. L'avenir est là, c'est le jeune Alexandre, notre conférencier. Un français impeccable, une culture 360 degrés. Il montre tout, donne une raison à tout. Explique le peuplement, par les bagnards, de la région d'Ushuaia, puis les aides économiques à l'installation des populations et des industries dont a bénéficier la région, puis après le départ de Carlos Menem (qui a vendu toutes les activités rentables), le lent déclin. En quelques années Ushuaia est passée de 15000 à 70000 habitants. Pas tous, « habilités ». Il nous montrera les maisons « traineaux », que l'on déplace pour échapper à certaines contraintes législatives.  Du coup aujourd'hui, c'est le développement du tourisme, des résidences secondaires qui assure la vie économique de la terre de feu.   Le passé, c'est cet homme figurant sur la brochure du parc national. Les habitants, des  indiens Yamana, installés 10 000 ans avant notre ère. Ils vivaient nus dans cette région australe. Chassaient les oiseaux, pêchaient, principalement au harpon.  Bridges, le fondateur de l'estancia Harberton avait élaboré un dictionnaire recensant 35000 mots Yamana. La Terre de Feu avait été protégée des invasions coloniales. Elle ne résistera pas à l'évangélisation par les missionnaires. En même temps que la fameuse « bonne parole », ils apportèrent, les vêtements,  la déculturation et les maladies. Fin des Yamana.   Alors cet homme au bras cassé que l'on voit étirer une lanière, que lui reste-il comme avenir dans la  Terre de Feu ? Notre conférencier expliquait qu'à Ushuaia, 80% de la population vivaient des subsides de l'état.  Entretient-il le patrimoine des descendants des Bridges, pour y faciliter le regard des visiteurs sur les vieux accessoires abandonnés dans ce hangar  pour la tonte des moutons ? Les agences de voyages qui facturent si cher la visite de ce coin perdu lui permettent-elles seulement de vivre correctement ? Le prix d'entrée pour voir trois machines délabrées et un vieux tracteur, deux ou trois arbres conservés avec soin, une hutte façon « origine Yamana » n'a pas de sens. Mais le marketing est assuré par Alexandre, c'est lui l'homme de ce temps ! Grace à lui, tu fais des milliers de km pour confronter ton imaginaire à la réalité. Quand nous rentrerons à Ushuaia, le rêve sera régénéré sur le port. Le son de la sirène du bateau partant pour l'Antarctique te surprend, tu l'écoutes et tu décides, il faudra que je revienne et que je passe le Cap Horn. La vidéo est un peu longue, je sais, prends le temps quand même... A suivre Précédent: Arrivée à Ushuaia Début: Retour d'Argentine   Ushuaia Estancia Harberton - Argentine 15 envoyé par albumrj   ]]> fr 2008-06-05T09:00:18Z <![CDATA[Arrivée à Ushuaia - Argentine (14)]]> http://www.albumrj.com/article-19930277.html  Arrivée à Ushuaia Argentine 14 Longue attente à l'aéroport à Buenos Aires. Mais pas de grève ! Près de trois heures après le décollage, tout le monde au hublot ! Moi coincé sur le couloir, je ne vois rien, ou par bribe, les montagnes enneigées, le canal de Beagle. Ma petite femme avait un hublot. Elle a laissé sa place à la voisine pour qu'elle fasse des photos. Bien sur elle donne son adresse mail et promet de les envoyer en remerciement. On les attend toujours... Deux avions atterrissent presque en même temps, et c'est la bousculade pour les bagages. Lentement le tapis roulant se vide et nous voyons repasser plusieurs fois les derniers sacs. Un employé arrive et nous fait sortir, il ferme. Mais nos valises ? L'accueil local est fait par Alexandre. Il s'impatiente du retard, la moitié du groupe n'a pas récupéré ses bagages, lui il est conférencier, pas là pour débrouiller nos petites histoires...La réclamation faite, il acceptera de donner son numéro de portable pour suivre le dossier. Mais ça l'agace. Il est 21h45 quand nous entrons dans notre chambre d'hôtel qui domine la baie d'Ushuaia.. Coup de cœur ! Vue magnifique. Ton imagination fantasmait sur le site, mais c'est un coin doux agréable, on dirait un village suisse au bord d'un lac. Le matin de bonne heure, avant le rendez-vous du groupe, je file sur le port. Photographier les bateaux, prendre l'ambiance. Un brouillard vient de la mer et monte doucement. On a le temps de voir la nappe se déplacer lentement. Petit tour en ville, et dernier sprint pour rentrer à l'heure. Peut-être des nouvelles de ma valise ? Oui elles sont encore à Buenos Aires, elles vont venir. Nous repartons dans 2 jours, si elles nous suivent à deux jours de distance, je ne suis pas prêt de me changer. A suivre Début : retour d'Argentine Précédent: cachi   ushuaia 1 - Argentine 14 envoyé par albumrj   ]]> fr 2008-05-31T09:38:25Z